Les collections

Les collections présentées dans cette exposition sont des séries d’images issues de l’inventaire et assemblées à nouveau par des personnalités invitées. Ces « collectionneurs » nous offrent ainsi leur point de vue singulier sur ces territoires. Ils deviennent pour un temps les commissaires d’une vaste exposition photographique qui rassemble ces terrains d’enquête en nous proposant de les parcourir avec eux.

Zoé Hagel

Raconter d’autres histoires

à propos

À propos de la collection

La possibilité d’un monde commun exige de nous éloigner de ce que l’on considère comme évident et qui nous exonère trop facilement de nous interroger sur ce, celles et ceux qui se trouvent exclus par ces apparences d’incontestabilité et d’inéluctabilité. Les injustices embarquées écrasent en effet la pluralité de ce qui nous constitue en tant que vivants, de même qu’elles occultent la diversité de nos appartenances et interdépendances, réduisant ce faisant la diversité de nos possibles devenirs.

Il s’agit en ce sens de réapprendre à être sensible au fait qu’habiter « c’est toujours cohabiter » (Morizot) et de cesser par là-même de refuser aux « autres que soi », humains comme « non-humains », le statut d’habitant (Ferdinand, Morizot). Faire face à la mise en danger continuelle du vivant suppose donc de transformer le champ de nos attentions et nos manières de faire importer. Cela nécessite d’apprendre à déhiérarchiser pour laisser émerger de nouvelles questions et parvenir à ne plus séparer mais au contraire penser et rencontrer « des êtres toujours-déjà mélangés, attachés » (Hache 2011).

Nous avons dès lors besoin d’élargir nos facultés à écouter, regarder, mais aussi nous laisser toucher par nos milieux et les raconter. Les photographies exposées s’offrent ici comme des prises concrètes, véritables voies ouvertes sur des possibilités de lire autrement les présences qui à la fois nous accompagnent et nous constituent. Expériences sensibles de nos milieux, elles nous mettent en capacité d’autres récits, où l’autre n’est pas forcément celui ou celle voire même ce que l’on croit. Réinterrogeant nos modes d’habiter par ce qu’ils nous font concrètement, à travers ce qu’ils engendrent, mettent en relations et génèrent, ces œuvres redonnent de l’épaisseur à ce qui nous fait vivre. Dépliant nos communautés, elles organisent la possibilité de futures rencontres.

Ce sont dès lors notre pouvoir d’agir et nos conditions mêmes d’êtres vivants qu’elles intensifient.

Zoé Hagel

Zoé Hagel est Maître de Conférence à l’université d’Aix-Marseille. Son cheminement de l’écologie scientifique à l’urbanisme s’ancre dans la nécessité de déhiérarchiser nos regards sur l’existant et le désir de déplier nos manières de vivre et d’habiter. Faisant place aux dimensions sensibles et vécues, ses approches interrogent la fabrique urbaine au prisme de ce que les milieux urbains nous font concrètement, à travers ce mais aussi celles et ceux qu’ils mettent en relations.

Roubine de Fumemorte, Arles. 2012
Tour du Valat, Le Sambuc, Arles. 2011
sans titre, PNR des Alpilles
Port autonome, 2000
quai de la Joliette
Port autonome, 2000
Luttes | Photographie en couleur d'un homme sur une barque pour dénocer la pollution
Gestes du travail | Photographie en noir et blanc d'une amare lancée du haut d'un bateau pétrolier et formant un homme dans le ciel
Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui rentre dans une cuve de pétrole vide
Photographie en N/B d'un filet de pêche avec des têtes de poisson qui sortent
Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Rhodanie, Caderousse, La Grange du Passeur, vers-usine hydroélectrique de Caderousse, Fête du Chien d'arrêt.
Rhodanie, Plaine industrielle et agricole de Laudun, vers le site industriel de l'Ardoise.
Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
BOULBON, FRANCE, 2014
Centre-ville, gare Saint-Charles. Massif de grandes ciguës (Conium) sur un pied d'arbre, place des Marseillaises.
Suedwall, Marseille, 2017-2019
Rhodanie, Camargue, grand Rhône, Station de Pompage la grande Montlong.
Centre-ville, Belle-de-Mai. Mur de lierre avenue de Plombières.
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
JARDINS OUVRIERS À ST ETIENNE AU PIED D'UNE TOUR D'HABITATION COLLECTIVE
JARDINS OUVRIERS À ST ETIENNE AU PIED D'UNE TOUR D'HABITATION COLLECTIVE
sans titre (21-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Chemin de Saint-Donat, printemps 2018
Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Calanque de Morgiou, 9ème arrondissement. Les sangliers se rapprochent des habitations.
Une tortue luth, espèce en voie de dispartion a été retrouvée dans les filets d'un pêcheur. Calanque de Morgiou, Marseille, 9ème arrondissement. 27/08/2010.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons.  Condensateur ruiné. Gros Plan
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: vestige d'exploitation, plan rapproché.
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2011

Véronique Mure

Habiter à plusieurs peuples sur le même sol

à propos

À propos de la collection

Je fais impudemment mien ce titre d’un article du sociologue Antoine Hennion1 posant une question : Comment co-habiter, égaux et différents ?

C’est cette question que je voudrais prolonger ici. Comment habiter en arbre dans le monde des hommes ?

Les données scientifiques ne manquent pas. Nous le savons, les arbres ne vivent jamais seuls, ils ont besoin de faire société. Nous savons aussi, au moins inconsciemment, que nous sommes intimement liés aux arbres, et plus généralement au règne végétal. Nous, genre humain, ne poursuivrons pas le voyage sans eux, sans leur présence bienveillante et salvatrice. Dans l’antiquité déjà, le platane d’Orient (Platanus orientalis), père de notre platane hybride, était planté dans l’espace public. Pline l’ancien, au 1er siècle, en témoigne.

Mais qui ne s’étonnera à juste titre qu’on fasse venir d’un monde étranger un arbre, uniquement pour son ombrage ? (…) Cela se passait vers l’époque de la prise de Rome (an de Rome 364 – IVe siècle avant notre ère). Depuis, cet arbre est devenu dans une telle estime, qu’on le nourrit en l’arrosant de vin pur.2

Nous devons cependant prendre acte de la façon dont nous accueillons aujourd’hui le règne végétal dans la ville, et plus précisément dans les aménagements produits par nos sociétés carbonées, noyées dans le bitume. Nous avons perdu le lien, l’estime. Pour reprendre les mots de Baptiste Morizot, nous devons prendre acte de l’appauvrissement de la relation que nous tissons avec le monde vivant. (…) on « n’y voit rien », on n’y comprend pas grand-chose, et surtout, ça ne nous intéresse pas vraiment (…) ça n’a pas de place légitime dans le champ de l’attention collective, dans la fabrique du monde commun.3

  1. Hennion, A., Habiter à plusieurs peuples sur le même sol, Actes du colloque « Brassages planétaires, jardiner le monde avec Gilles Clément » Ed. Hermann, 2020.
  2. Pline l’ancien, Naturalis historia, 1er siècle.
  3. Morizot, B., Il faut politiser l’émerveillement. Itw par Nicolas Truong, Le Monde – 04 août 2020

Véronique Mure

Botaniste et ingénieur en agronomie tropicale, Véronique Mure défend depuis 30 ans la place des arbres dans les villes, les jardins et les paysages méditerranéens.

Une grande partie de son parcours professionnel s’est fait dans le domaine public où elle s’est attachée, entre autre, à préserver et valoriser les paysages qui font l’identité de ces territoires.

Elle exerce aujourd’hui une activité indépendante d’expertise et conseil en botanique. Crée en 2010, Botanique-Jardins-Paysage, basé à Nîmes, est spécialisé dans l’étude de la flore, en particulier méditerranéenne, et de ses liens avec les paysages d’un point de vue naturaliste, historique ou prospectif. Que ce soit dans ses missions d’analyse, de conseils ou d’interprétation Véronique Mure œuvre pour donner toute sa place au vivant dans les projets. C’est une conviction qu’elle aime partager et transmettre, qui l’a amené à publier plusieurs ouvrages et à enseigner la botanique à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles site de Marseille, ainsi qu’à l’université du temps libre de Nîmes.

Site internet

Marseille, parc du 26° Centenaire, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Teenagers climb a tree at Longchamp park in Marseille, France, 2017.
LE TEMPS PRESENT,FETE D  ECOLE VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2014
Marseille, parc Chanot, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Aix-en-Provence, boulevard Carnot, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
PUYLOUBIER, FRANCE, 2014
Marseille sans titre n°07, (764-01), 83x83cm FC876
série Euroméditerranée, commande publique 2002-03
Notre-Dame de la Garde, 2000
Marseille, jardin Mirès, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Port autonome, 2001
Estaque, 2000
Quartiers Nord, Saint-André. Quelques ailantes (Ailanthus altissima) poussent dans l'enceinte d'un entrepôt, chemin du Littoral, au niveau de la gare de Mourepiane.
paysage urbain, documentaire
Sans titre, de la série Aygalades
Sans titre, de la série Aygalades
Aéroport principal Marseille-Provence | Parc numéro 3 du personnel de Service | 03/2003
Pratiquer le risque
sans titre (7110-12), série Le Territoire du Bord, 2016
Marseille sans titre n°17, (879-09), 110x110cm FC912
série Euroméditerranée, commande publique 2002-03
An apartment building in Marseille, France in 2018.
Zac du Jas de Bouffan, été 2013
Vue sur le Rhône depuis l'Hôtel de L'Hoste, Arles
Club de Kanoe
Milieu de l'allée des Primevères et de l'avenue des Félibres | Tranchée couverte de Montolivet-Bois-Luzy | Rocade L2 Est | 04/2003
Rhodanie, Bollène, zone industrielle Domitia
sans titre (7316), série Le Territoire du Bord, 2016
Chaîne de la Fare et vignoble, Lançon-de-Provence, 2013

Sylvain Prudhomme

Romans

à propos

À propos de la collection

J’ai voulu rassembler ici des photos qui avaient à mes yeux cette particularité : être à elle seule des romans. Photos-romans, comme il y a des romans-photos, à ceci près que ces images-là n’illustrent rien, ne montrent nulle action en cours, ne renferment nulle anecdote – surtout pas d’anecdote.

Simplement elles attendent. Hospitalières. Ouvertes. Actives.

Images en attente de fiction. Qui sitôt contemplées enclenchent l’imagination, appellent la fable. Ce n’est pas quelque chose qui est déjà là, sous nos yeux, dans le cadre. C’est quelque chose qui va se passer, dans une seconde, dans un instant. Et la photo déjà le sait.

Je pense à ces graines capables de rester des décennies sans germer dans le désert, jusqu’au jour où quelques gouttes de pluie les réveillent. Je pense au nom donné par les botanistes à cette faculté : la dormance. Images douées de dormance. Images-mondes, pleines, grosses de possibles, vibrantes d’événements à venir.

Comme si aux trois dimensions de l’espace s’en ajoutait une autre, sorte de profondeur insituable qui aussitôt m’arrête et m’absorbe : quelque chose d’une réserve, d’un suspens avant le surgissement. Un potentiel de fiction partout affleurant. Roman en puissance, sur le point d’éclore.

Sylvain Prudhomme

Biographie à venir.

Marais de Saint-Seren, Arles. 2011
Suedwall, Marseille, 2017-2019
marais avant l'orage, autour de Vinon-sur-Verdon.
Marseille, parc Borély, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Quartiers Nord. Sentier reliant la Viste au centre commercial Grand Littoral.
Rhodanie, Bollène, contre-canal du Rhône
Rhodanie, ile de la Barthelasse au nord d'Avignon, parc des Libertés. Bras mort du fleuve à la suite des aménagements hydroélectriques
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2014
Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Marseille depuis le Baou Rond, 2014
Rodéo
L'équipe 3 de l'Etoile Sportive Fossénne. derrière le Stade des Marais, on distingue l'usine Arcelor Mittal
L'équipe 3 de l'Etoile Sportive Fossénne. Manifestation des Métallos pour la réforme des retraites.
L'usine EDF de Martigues est monumentale. Elle ne sait se faire oublier. Du fond d'un vallon, à l'horizon ou derrière une colline, ses quatre cheminées s'élèvent vers le ciel comme pour vous engloutir. Les habitants de la région la vénère comme le peintre et sa muse.
Dormir
Chemin de Banon, printemps 2018
Saint-André, 2010
quai de la Joliette
siege social CMA-CGM
sans titre
A man sits on grass at Palais Longchamp in Marseille, France, 2018.
France, Marseille, 2007
Euroméditerranée project

France, Marseille, 2007
Quartier Euroméditerranée

© Denis Darzacq / Agence VU
Commande du Fonds National d'Art Contemporain
siege social CMA-CGM
brume, D70.
sans titre
Septembre.
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
ORGON, FRANCE, 2015
Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
BOULBON, FRANCE, 2014
Grégory, les calanques, 2009
gare maritime
Esplanade du Fort Saint Jean J4

Jean-Noël Consales

Agraire

à propos

À propos de la collection

Tous les manuels de géographie rurale l’affirment : les paysages agricoles méditerranéens ne peuvent s’envisager qu’au pluriel, au regard de leur grande diversité. En effet, en fonction des variations des caractéristiques physiques locales, mais aussi des différences d’interprétations que font les sociétés méditerranéennes de ces spécificités à travers le temps, les configurations spatiales liées à l’agriculture et à l’élevage changent fortement d’un territoire à l’autre, d’un finage à l’autre.

Quelle diversité agricole traduisent les paysages provençaux, bucco-rhodaniens ou métropolitains ? Par-delà les seuls héritages de la trilogie méditerranéenne (blé, vigne, olivier), se révèle  toute la richesse de faciès cultivés qui se déclinent non seulement en raison de facteurs naturels (pente, sols, microclimats, etc.), mais encore en raison de facteurs humains (irrigation, savoir-faire, organisations sociales, techniques, etc.). Les terroirs, qui résultent de la lecture plus ou moins séculaire que font les hommes et les femmes de la petite portion de croûte terrestre qu’ils habitent, donnent ainsi à voir des organisations spatiales subtiles entre l’ager (l’espace cultivé), le saltus (l’espace non-cultivé dédié à l’élevage) et la silva (l’espace des bois et des forêts).

Ces paysages traduisent également quelques invariants agricoles typiquement méditerranéens, parmi lesquels figurent notamment l’irrigation qui répond à la sécheresse du climat, ou les liens étroits qu’entretiennent les économies agraires avec les villes.

Il ne s’agit pas, toutefois, de considérer ces paysages agricoles de manière figée, au seul prisme de leur épaisseur historique. Il faut, au contraire, les apprécier de façon dynamique, c’est-à-dire les envisager comme des structures spatiales en perpétuelle évolution. A cet égard, il convient de mettre en évidence les grandes causes de mutations paysagères, au premier rang desquelles se présente l’urbanisation massive que subissent les territoires méditerranéens. Se posent alors la question de l’avenir de leurs agricultures, dans un contexte d’urgence environnementale et écologique. Sans doute que les multiples appropriations citoyennes de l’agriculture qui s’inventent jusqu’au cœur des villes (agricultures urbaines) dessinent des pistes de réponses possibles, éminemment porteuses d’espoir.

 

Jean-Noël Consales

Jean Noël Consalès est docteur en géographie et aménagement du territoire depuis 2004. Il est l’auteur d’une thèse intitulée « les jardins familiaux dans l’arc méditerranéen : laboratoires territoriaux de l’agriculture urbaine ». Depuis 2005, il est maître de conférences en géographie, aménagement du territoire et urbanisme (Aix-Marseille Université/UMR TELEMMe). Ses travaux de recherches portent sur les relations ville/nature et sur la mobilisation de la nature dans les projets d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de paysage, à différentes échelles territoriales. Ils se fondent sur quatre champs : les sciences du paysage, la planification et l’urbanisme paysagers, l’agriculture urbaine et le jardinisme.

Jean Noël Consalès est l’auteur d’une cinquantaine de publications sur ces sujets. Il a participé à de nombreux programmes de recherches sur la nature en ville (trame verte et bleue ; agriculture urbaine ; sols urbains). Il co-dirige le parcours de Master « Projet de Paysage, Aménagement et Urbanisme » de l’IUAR (AMU).

Pont sur l’échangeur A7-A8, La Fare-les-Oliviers, 2012
L'échangeur A7-A8, La Fare-les-Oliviers, 2012
Vallée de l'Arc, route de Berre, La Fare-les-Oliviers, 2012
Portail, La Fare-les-Oliviers, 2013
Bord de route, La Fare-les-Oliviers, 2013
Chaîne de la Fare et vignoble, Lançon-de-Provence, 2013
Quartiers Nord, Le Merlan. Espace agricole de Four de Buze, en piémont du massif de l'Etoile, au pied du lotissement de la Batarelle, juste en dessous du Canal de Marseille.
Quartiers Est, la Fourragère. Serres agricoles sur l'emprise du foncier acquis par la ville au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Quartiers Nord, le Merlan. Le Canal de Marseille transporte l'eau de la Durance qui irrigue le terroir marseillais depuis le milieu du XIXe siècle.
Vue sur les quartiers Nord depuis les jardins ouvriers et familiaux de Montolivet, situés sur l'emprise du foncier acquis au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de Berre l'Etang. Canal et vue arrière d'ensemble des bâtiments techniques des salins, à gauche le poste de douane.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. En contrebas de la colline de Saint-Blaise,  canal des Martigues, vue en surplomb sur le Lavalduc.
vue sur la ruine, D3, vers Saint-Paul-Lez-Durance
ligne, autour de la D30.
canal, D4.
panneaux solaires, D4.
Rhodanie, Montdragon, plaine inondable
Rhodanie, Codolet, digues de protection contre les inondations, batardeau et pompes de réesuyages
Rhodanie, Plaine industrielle et agricole de Laudun, vers le site industriel de l'Ardoise.
Rhodanie, Tarascon, lieu dit
Rhodanie, Saintes-Maries-de-la-Mer, primeur
Rhodanie, Port Saint Louis du Rhône, canal du Rhône à Fos.
Rhodanie, Saintes-Maries-de-la-Mer, Le reculat (LD), Le petit Rhône
Palunette, Arles. 2012
Palunettes, Arles, 2011
Rizières au Sambuc, Arles. 2012
Sur le GR2013, étape 14 - 12 juillet 2013 - Marseille - de Mazargues à la Valentine.
VUES D'ENSEMBLE AVEC LA VOIE FERRÉE AU FOND DU JARDIN DE L'ECUREUIL AUX AYGALADES , MARSEILLE 15. AFFILIÉ A LA LIGUE FRANÇAISE DU COIN DE TERRE ET DU FOYER , FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS.
PARCELLE AVEC VUE SUR LES SILOS DES GRANDS MOULINS, JARDIN MAGALI AIGUIER A LA VALENTINE, MARSEILLE, FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
PARCELLE DE PIERRE ESPOSITO, PRESIDENT DU COMITÉ LOCAL DE LA FEDERATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX, JARDIN DU CASTELLAS AUX AYGALADES, MARSEILLE
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE, VUES DES PARCELLES INTERIEURES
JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE, VUES DES PARCELLES INTERIEURES
JARDIN JOSEPH AIGUIER A MAZARGUES, MARSEILLE, FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS.
SONY DSC
SONY DSC
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, de Martigues à Rassuen (Istres)
repérage GR2013, de Martigues à Rassuen (Istres)
Clôture, étang de Berre, Saint-Chamas, 2012
Route de Berre, hiver 2020
sans titre (15-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
sans titre (43-10), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94

Bertrand Folléa

Paysages de lisière

à propos

À propos de la collection

En écologie, la lisière au plein sens du terme constitue un véritable espace d’interface, qui garantit la transition douce entre deux milieux. C’est un écotone : espace de transition écologique entre deux écosystèmes, avec ses conditions de milieu propres, avec des espèces végétales et animales également propres.

En urbanisme, la lisière urbaine est l’espace d’interface entre « ville » et « nature économique », en charge de gérer la relation et les échanges entre les deux, relation fondatrice de paysage. Elle constitue la transition entre l’espace urbanisé ou à urbaniser et l’espace agricole, forestier ou « naturel ». La lisière urbaine peut se matérialiser de multiples façons et à toutes les échelles, depuis la vision métropolitaine d’une agglomération inscrite dans un espaces naturel, jusqu’à la clôture du jardin s’ouvrant sur un espace agricole.

Elle peut se constituer progressivement en étant programmée dans les opérations d’urbanisme, concrétisant la limite d’urbanisation par son épaisseur. Elle peut être spécifiquement aménagée pour cela, participant ainsi de l’organisation du territoire. La lisière prend alors le plus souvent la forme d’un espace planté, accessible et appropriable pour les habitants : manière pour la ville ou le quartier de se tourner vers l’espace agricole ou de nature, de reconnaître tout simplement son existence et sa valeur.

Or, souvent, les espaces de relation entre les zonages de l’urbanisme et de l’aménagement (zone urbaine, zone agricole, zone naturelle) forment les angles morts des politiques publiques, révélateurs de leur sectorisation : entre grands ensembles et massifs ; lotissements et espaces agricoles, naturels ou forestiers ; zones d’activités et campagne agricole ; villes ou villages et littoral, cours d’eau ou zones humides ; espaces de loisirs et nature ; etc. La lisière, non reconnue en tant que telle, s’amenuise, donnant lieu à des situations problématiques pour les usagers des limites urbaines : oubli des connexions vers les espaces de nature environnants dans les nouveaux quartiers, disparition des terres agricoles au profit d’une urbanisation mal contrôlée, accroissement des risques liés aux incendies par la confrontation directe entre habitat et forêt, etc.

Le Projet de Paysage métropolitain a identifié dans de nombreuses démarches en cours ces secteurs d’interfaces comme une thématique récurrente et polymorphe devant être mise au service des objectifs de (re)qualification, restauration, préservation et valorisation du territoire. La Métropole Aix-Marseille Provence a missionné dans ce sens l’Agence Folléa-Gautier pour réaliser un Plan de paysage visant à réinterpréter ces espaces de lisières, comme une véritable interface d’échanges et de diversités.

Bertrand Folléa

Bertrand Folléa est, avec Claire Gautier, cofondateur et cogérant de l’agence Folléa-Gautier paysagistes urbanistes, Grand Prix National du Paysage en 2016.
Depuis 1991, l’agence Folléa-Gautier conçoit et met en oeuvre des projets d’aménagement en France métropolitaine, en outremer et à l’international : jardins, espaces publics, écoquartiers, renouvellement urbain, infrastructures, sites culturels et touristiques, espaces naturels, … Elle réalise également des études et projets d’urbanisme, de paysage et d’aménagement du territoire aux échelles régionales, départementales, intercommunales et communales : plans d’urbanisme et de paysage, documents d’urbanisme, atlas de paysage, … L’agence Folléa-Gautier considère le paysage comme la spécialité de la non spécialité : tel que perçu et vécu par les populations, il concerne en effet l’ensemble des champs sectoriels de l’aménagement. L’approche sensible, qui met l’humain au centre, est toujours privilégiée par l’agence dans ses processus d’étude, de conception et de mise en oeuvre.

Bertrand Folléa partage son temps entre les projets de l’agence Folléa-Gautier et l’enseignement (Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois/INSA CVL, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles – Marseille). Il est également directeur de la chaire d’entreprise ‘Paysage et énergie’ à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles – Marseille depuis 2015.

Site internet

DEPUIS LA COLLINE DE LA MURE, VUE SUR LES JARDINS OUVRIERS DU CASTELLAS ET PANORAMA SUR LA VILLE, TOURS CMA LA MARSEILLAISE, LE PORT ET LA RADE SUD EST, QUARTIER BOREL AYGALADES, MARSEILLE 15
Sans titre, de la série Aygalades
PANORAMA SUR LES QUARTIERS DE ST HENRI, L’ESTAQUE, ET LE MAILLAGE AUTOROUTIER A55, IMMEUBLES LE MERLIN  , PISCINE ET TENNIS CASTELLANE  ET LOTISSEMENT MAISON INDIVIDUELLE PRIVÉ, QUARTIER DE SAINT ANTOINE, MARSEILLE 15
VUE DEPUIS L’AVENUE RELLYS ET LE PARKING EXTERIEUR DU GRAND LITTORAL
DEPUIS LA COLLINE DE NOTRE DAME VUE À L’OUEST VERS LES ILES DU FRIUOL, QUARTIER D’ENDOUME AVEC LE CLOCHER , BOMPARD ET LES CATALANS. AU CENTRE LE CHATEAU EN BRIQUE DU BELVEDERE, LES IMMEUBLES DU BVD TELLENE, MARSEILLE 7
Sur le GR2013, étape 8 - 19 avril 2013 - de Salon-de-Provence à La Fare-les-Oliviers, à travers
Pelissanne et Lançon-de-Provence.
Marseille, campagne Pastré, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
La Bouilladisse, 2010.
Sur le GR2013, étape 12 - 14 juin 2013 - Marseille - de Saint Antoine au Vieux-Port.
La Bouilladisse, 2010.
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Z.A.C. Château Gombert | Rue Robert de Roux | 11/2002
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2015
sans titre, PNR des Alpilles
Quartiers Nord. Vue de Marseille depuis le
Centre-ville, Endoume. Parking de la résidence la Grande Corniche, au-dessus du vallon des Auffes.
TERRAIN EN FRICHE RUE FREGIER  AVANT LA CONSTRUCTION DE L’IMMEUBLE RESIDENTIEL  DU 91 CORNICHE KENNEDY, AU SOMMET LE QUARTIER DE SAMATAN MARSEILLE 7
Berre l'Etang, parc Henri Fabre, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Fos sur Mer, avenue René Cassin, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
LA ROUTE DES GOUDES, CALANQUES DES TROUS ET MASSIF DE L’AGNEAU MARSEILLE 8
Plan d'Aou, 2000
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
Sur le GR2013, étape 15 - 26 juillet 2013 - Marseille - de Saint-Antoine à Picon-Busserine.
sans titre, PNR des Alpilles
Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -  Vue haute sur le site industriel et de la limite de la ville, arène et villas au premier plan, la route et la station essence au plan intermédiaire, en arrière plan : les cuves pétrochimique Esso, les tours des raffineries. Autres signatures visuelles du site.
Pratiquer le risque

Les séries

Les photographies rassemblées par cet inventaire sont issues de travaux d’enquêtes réalisés depuis les années 1980 dans l’aire métropolitaine des Bouches-du-Rhône. Chaque série d’images est présentée par son auteur, renseignée par lui et accompagnée des informations et des documents qui permettent de comprendre la nature de l’enquête et le contexte de la commande. Les séries sont exposées ici les unes en regard des autres et dressent ainsi le portrait complexe et kaléidoscopique d’un territoire métropolitain.

Sylvain Duffard

La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume

à propos

À propos de la série

« Les forêts, à l’image de la grande majorité des espaces naturels terrestres, ont été progressivement occupées et modelées par l’homme au cours des siècles. L’histoire de la forêt est ainsi indissociable de ses rapports avec l’homme. Après avoir au Moyen Âge projeté sur la forêt nombre de peurs et de croyances, l’homme l’a peu à peu reconsidérée puis investie pour alternativement la jardiner, l’exploiter ou la préserver. Entre approche utilitariste et élan contemplatif ou spirituel, l’homme s’efforce désormais de trouver un juste et durable équilibre entre les divers usages qu’il fait du milieu forestier et de ses ressources. Que vient faire aujourd’hui l’Homme en forêt ? Que représente l’espace forestier pour celles et ceux qui le fréquentent ? Ceux-ci s’aventurent-ils au cœur des massifs, privilégient-ils les espaces aménagés ou ceux situés en lisière ? Comment cohabitent les personnes qui résident sur ces territoires avec celles, de passage, qui viennent y pratiquer leurs loisirs et s’y ressourcer ? Ce sont quelques-unes des questions qui ont animé mon travail photographique sur le paysage forestier français.

Me rendant successivement sur dix-sept forêts domaniales, dans le cadre d’une commande photographique que l’Office National des Forêts m’a confiée entre 2009 et 2010, j’ai confronté mon regard à des territoires forestiers vivants, complexes et contrastés. J’ai observé la manière dont travailleurs, résidents ou vacanciers prennent place dans ces paysages. J’ai simultanément porté mon attention sur les marques – superficielles ou profondes – témoignant de l’action de l’homme sur la nature : celles aisément identifiables dans le paysage tels que barrières, pistes et cheminements, mais aussi celles, souvent plus ténues, lisibles dans la structure même des boisements.

La présente sélection est consacrée à la forêt domaniale de la Sainte-Baume et à ses abords. »

Sylvain Duffard

  • Année•s : 2009-2010
  • Commune•s : Forêt domaniale de la Sainte-Baume
  • Commanditaire•s : Office National des Forêts
  • © Sylvain Duffard / Office National des Forêts

Sylvain Duffard

Né en 1975, Sylvain Duffard est photographe indépendant. Il vit et travaille à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Diplômé de l’Institut de Géographie Alpine (IGA), Université Joseph Fournier de Grenoble en 1999, c’est en autodidacte que Sylvain Duffard développe sa pratique photographique. Se confrontant à la commande dès 2006, il développe un travail portant sur le paysage quotidien, démarche rapidement sous-tendue par l’émergence de questionnements relatifs à ses modes de fabrication. Il fait ensuite l’expérience de la commande publique dans le cadre de missions photographiques consacrées à l’observation du paysage ; commandes inscrites dans le sillage de missions photographiques historiques telle que celle que la DATAR engagea au début des années 1980. Ces expériences constituent pour lui un espace d’apprentissage privilégié et le lieu d’une expérimentation riche et personnelle du paysage. De 2008 à 2010, il répond à une commande de l’Office National des Forêts ; commande qui donnera naissance à sa série « La forêt habitée ». Il réalisera ensuite successivement les séries chronophotographiques de trois Observatoires photographiques des paysages, à l’échelle du Parc Naturel Régional des Alpilles, puis du département de Haute-Savoie et enfin de l’Archipel Guadeloupe. De 2017 à 2018, l’Atelier des Places du Grand Paris lui confie une commande de paysage relative aux sites jouxtant certaines des futures gares du Grand Paris Express.

Site internet

Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010

Emma Grosbois

10 vues de Marseille, photographies véritables

à propos

À propos de la série

« L’idée de ces images est née lors de mes premiers temps à Marseille, de balades dans la ville en compagnie et en connivence avec mon amie architecte Delphine Mondon. Nous habitions auparavant en Italie, nous avons été amusées par le caractère insolite, dissonant parfois grotesque du décor urbain dans lequel apparaissait certains monuments et sculptures présents aussi dans l’espace urbain italien (David, arc de triomphe…). Leur présence m’intriguait, particulièrement à Marseille où, la plupart d’entre eux, sont peu visibles et ne compte pas parmi les « sujets de carte postale » ayant pour rôle de représenter la ville aujourd’hui. Je découvre également en arrivant à Marseille le projet Euroméditerrannée ambitionnant de doter la ville d’un nouveau coeur, d’un nouveau centre. Une question se pose alors : quel serait l’ancien centre ? J’avais commencé une collection de mini pochettes qui étaient édités au cours du XX siècle. Elles contenaient 10 à 20 vues miniaturisées de villes qui résumaient en quelques vues les caractéristiques ou les points de vue remarquables de sites fréquentés par les touristes. Objets industriels de consommation ils avaient pour fonction de donner aux touristes des supports visuels de souvenir. Souvent y figurait la mention « véritables photographies », ces pochettes étaient composées en effet de véritables tirages photographiques. Plusieurs techniques d’impression furent utilisées depuis l’origine de la carte postale jusqu’à nos jours. Il faut noter la qualité exceptionnelle de la plupart des clichés des cartes postales anciennes (CPA) du début du XXème siècle, et malgré l’amélioration des procédés d’impression, on assistera à une diminution de cette qualité au début des années 30. Qualité que l’on retrouvera avec les cartes postales semi-modernes (CPSM) puis modernes (CPM). Le graphisme et les typographies des pochettes sont également très soignés. Ce qui au regard de l’offre de carte postale commercialisée actuellement en fait des objets précieux. En prenant inspiration de cette imagerie touristique, j’ai photographié dix éléments de la statuaire publique du centre ville marseillais en suivant les codes de la carte postale. Au moment où le projet Euroméditerranée prétend doter la ville d’un nouveau centre, il s’agissait de poser le regard sur ces monuments esseulés et de questionner les interventions du pouvoir dans la ville. J’ai ensuite rassemblé dix de ces photographies imprimées sur papier baryté dans une pochette de 10,5 x 7,5cm imprimée en 200 exemplaires sur les presses typographiques de l’Annexe à Marseille sur papier Fedrigoni (blu intense 300g). La couverture de la pochette est ajourée en œil de bœuf. » Emma Grosbois

  • Année•s : 2018
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Emma Grosbois

Documentation :

Annexes (pdf)

Emma Grosbois

Emma Grosbois est née en 1985 à Rennes. Elle a étudié la photographie à la Fondation Marangoni à Florence. Son travail avant tout photographique se concentre sur les rapports entre images, lieux et mémoires. Il a été exposé et publié en France et à l’étranger. Lors d’une résidence au centre d’art contemporain Luigi Peci à Prato en Italie, elle ouvre son champ d’expérimentation à la construction dans l’espace public d’installations de dispositifs optiques inspirés de la camera obscura de la Renaissance. Elle privilégie les expériences collectives et les échanges avec d’autres pratiques de recherche. Elle vit à Marseille.

Site internet

Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018 | Arc de triomphe de la Porte d'Aix, construction de 1823 à 1839. L'inscription figurant sur le fronton de l'arc de triomphe a changé au gré des gouvernements.
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018
Emma Grosbois | 10 vues de Marseille, photographies véritables | 2018

Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat

Paysage interstitiel

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2014
  • Commune•s : Aubagne, Cadolive, Carnoux-en-Provence, La Fare-les-Oliviers, La Penne-sur-Huveaune, Marseille, Miramas, Roquefort-la-Bédoule, Ventabren
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Lapeyrin / Sibilat

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014
Atlas Métropolitain — Lapeyrin / Sibilat | Paysage interstitiel | 2014

Hélène David

L’esprit des calanques

à propos

À propos de la série

« En 2008, au moment de mon installation à Marseille, le GIP des Calanques prépare le projet de Parc National. De nouvelles règles vont organiser le territoire sauvage qui borde la partie sud de la métropole, sa manière de l’habiter. Ce territoire m’apparait comme un laboratoire des relations avec la « nature », dans un contexte périurbain singulier en France, tout en posant plusieurs questions autour des notions de frontières. Le projet de parc soulève la polémique : un courant utilitariste du territoire affronte les partisans de la conservation. J’observe que les résidents des deux calanques habitées, Morgiou et Sormiou, et plus largement certains usagers, échappent à ces logiques. Ici, c’est une vie de peu, où l’on invite volontiers poissons, poulpes, cailloux et garrigue dans sa sociabilité. Cette approche de l’environnement comme un prolongement de soi, me rappellent l’état d’esprit des Inupiaks d’Alaska, avec qui j’ai vécu pour le projet « Réfugiés climatiques ».Je décide alors d’entamer une série documentaire photographique, sous forme de portraits in situ, sur les habitants, professionnels ou amateurs de ce territoire et les réseaux de liens inventifs qu’ils tissent avec les lieux. Au son, ma co-auteur Anna Thillet m’accompagne pour recueillir les paroles, puis monter des films courts. En plus de la série photographique, cinq portraits voient le jour : « Yolande et Néné ». Ils vivent là, dans la calanque de Morgiou, depuis 40 ans. 7 mn 30. « Des puffins et des hommes ». Une nuit de lune noire, les sentinelles de Riou sillonnent l’archipel à la recherche des oiseaux précieux. 6Mn30 « De pierre, de vent, d’eau et de lumière » : Au contact d’une nature âpre, les corps se déploient.  3mn.“La mer, mon jardin”. A l’aube,Laurent Gianettinni quitte Cassis pour « retrouver ses ancêtres » italiens, pêcheurs au petit métier. Tandis qu’Emmanuel Briquet, aquaculteur, élève avec conviction loups et dorades bios dans une calanque historique du Frioul. 6Mn30 « Le chant des pistes », ou le souffle du marcheur. Les « excursionnistes marseillais » randonnent depuis plus d’un siècle dans les Calanques, un terrain difficile et inépuisable. 4Mn J’entame le projet en auto-production, puis plusieurs commandes presse prennent le relai. Expositions, conférences et acquisitions viennent compléter le dispositif de production, notamment audiovisuel. En 2012, les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône ouvre un fond d’acquisition. » Hélène David

  • Année•s : 2008-2011
  • Commune•s : Cassis, La Ciotat, Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Hélène David / SAIF

Hélène David

« Depuis 2005, et la co-réalisation de l’ouvrage « Réfugiés climatiques » du collectif Argos, mes travaux documentaires sont inspirés par une « écologie du sensible », selon l’expression de l’anthropologue Tim Ingold. Cette démarche cherche à questionner nos relations au vivant, plus particulièrement en Méditerranée, où j’ai choisi de m’installer en 2008. Dans un contexte de crise environnementale, je souhaite ainsi participer à la construction transdisciplinaire de nouvelles manières d’habiter, en produisant des récits avec d’autres auteurs ou institutions (comme les Archives Départementales des Bouches du Rhône avec la création d’un fond photographique à partir de « L’esprit des calanques » en 2012). Noces ou les confins sauvages, traversée intime du littoral, m’a amené à redéfinir de précédentes pratiques documentaires – des écritures aux objets – et à envisager différemment la place des publics dans le dispositif de création. Après différentes expositions, la publication de l’ouvrage aux éditions sunsun en 2018 et plusieurs acquisitions (Arthotèque Intercommunale Ouest Provence, FCAC Ville de Marseille), je prolonge cette recherche grâce au soutien du CNAP (2019). Il s’agit maintenant de suivre la piste de l’homme-animal : une expérience de la rencontre entre espèces et de la traversée des frontières, pour composer un récit choral de nos relations aux non-humains. Entamé au cours d’une résidence participative en pays de Grasse (Alpes maritimes) en 2018/2019, cette collecte de documents est désormais menée avec les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, pour une restitution à l’occasion du Congrès mondial de la nature en 2021. » Hélène David

Site internet

Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Août. Fête du 15 Août à la calnque de Morgiou.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La fête de fin d'été réunit les résidants de la calanque et les estivants. Marseille, 9ème arrondissement, 29/08/2009
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Septembre.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Les cabanons de la calanque de Morgiou, d'anciens abris de pêcheurs.Marseille 9ème arrondissement. 27/05/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Mai. La Calanque de Morgiou s'éveille. Marseille, 9ème arrondissement. 27/05/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Jeanine Blanc, à la cueillette dans les collines de la calanque de Morgiou. Marseille, 9ème arrondissement. 28/09/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Chez Jeanine Blanc, girelles et sarangs pour la soupe de poisson. Calanque de Morgiou, 9ème arrondissement, Marseille. 29/09/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Morgiou. Au cabanon. Les ingrédients pour la soupe de poisson. Marseille,9ème arrondissement.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La soupe de poisson dans le cabanon de Jeannine Blanc à Morgiou.Marseille, 9ème arrondissement.29/09/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Les vacances au cabanon. Marseille, 9ème arrondissement, Morgiou. 23/05/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Provence aquaculture élève loups et daurades Bio, sur l'île de Pomègues, dans le parc national des calanques.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | France et les posidonies.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La baigneuse
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La baigneuse
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | A la calanque de Sormiou, des vacancières plongent sur l'herbier de posidonie, plante aquatique vitale pour l'écosystème marin des Calanques. Marseille,9ème arrondissement.06/07/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Un terrioire fragile et sauvage où les Marseillais se ressourcent.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Août.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Depuis 40 000 ans l'homme fréquente ces abris méditérannéens.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Le cap Morgiou. Chaque année les calanques sont visitées par 2 millions de visiteurs. Quel place pour l'homme dans le futur par national?
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Cap Morgiou, la randonneuse.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Régate d'Optimistes à Pointe rouge
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Vincent Inquimbert, vacancier au cabanon et chasseur sous-marin, a péché un gros loup. Marseille, 9ème arrondissement, calanque de Morgiou. 28/05/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Chaque été, les Morgoutiens organisent un concours de pêche. Sarangs et Girelles rejoindront safran, ail, tomate et huile d'olive dans la soupe de poisson méditérannéenne. Calanque de Morgiou, Marseille 9ème arrondissement. 17/07/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Calanque de Morgiou, 9ème arrondissement. Les sangliers se rapprochent des habitations.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Calanque de Morgiou, 9ème arrondissement. Les sangliers se rapprochent des habitations.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Sanglier à Morgiou
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Calanque de Morgiou. Comme dans beaucoup de ports méditérranéens, les chats des rues vivent des déchets de la pêche. Marseille 9ème arrondissement. 28/05/2010
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Cassis. Laurent Gianettini. P^cheur au petit métier.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La pêche au petit métier au coeur du parc national des calanques
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | A l'aube, Laurent Gianettini  relève les filets au large du cap Canaille. Cassis, 10/08/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Août. 5h30. Guillaume Letestu et Laurent Giannettini, pêcheurs
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La pêche au petit métier au coeur du parc national des calanques
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La pêche au petit métier au coeur du parc national des calanques
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Une tortue luth, espèce en voie de dispartion a été retrouvée dans les filets d'un pêcheur. Calanque de Morgiou, Marseille, 9ème arrondissement. 27/08/2010.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | La ferme aquacole du Frioul élève des loups et des daurades bio. Pomègues, Frioul. Marseille. 09052011.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | Provence aquaculture élève loups et daurades Bio, sur l'île de Pomègues, dans le parc national des calanques.
Hélène David | L’esprit des calanques | 2008-2011 | A Sormiou, des Marseillais retrouvent une vie simple au bord de l'eau, dans des cabanons sans eau courante, ni réseau électrique.

Patrick Rimond

Hudros, d’eau et de béton

à propos

À propos de la série

La série Hudros, d’eau et de béton est un travail photographique réalisé dans les Bouches-du-Rhône, mettant en scène des surfaces d’eau contraintes par l’homme. Mon attention a été attirée par la rencontre insolite entre l’eau et le béton. Les images ont été principalement prises le long des canaux et des retenues d’eau qui alimentent la région, en particulier le canal de Marseille.

Hudros est né d’une fascination pour l’opposition entre l’aspect cristallin de l’eau en mouvement et la rudesse d’un béton brut et inerte. D’un côté, il y a la vie, avec la fraîcheur de l’eau en mouvement perpétuel, et de l’autre, l’inanimé, avec un béton statique altéré par le temps. Ces éléments sont interdépendants pour assurer le bon fonctionnement d’un ensemble, illustrant ainsi la dualité du yin et du yang.

Ce qui a également retenu mon attention, c’est l’accès physique à ce flux précieux qui s’écoule sur des centaines de kilomètres sans contrainte ni surveillance. Cela distille un étrange sentiment de liberté dans une société où le contrôle est devenu la norme.

 

J’envisage le paysage de manière directe et subjective. Les photographies captent l’existence sans mise en scène ni utilisation de procédés pictorialistes. C’est la relation ou la distance entre moi et ce paysage que j’éprouve. Je me projette sur la partie du paysage que j’ai choisie et je cadre pour rechercher une sensation d’harmonie. Je la trouve dans l’équilibre de la composition. Mon regard sur le lieu est tout d’abord abstrait, à la manière de l’approche de Toshio Shibata sur les ouvrages en béton au Japon. J’y vois un ensemble de formes, de couleurs, de matières, d’ombres et de lumières que j’agence. Je pars à la rencontre du monde avec la volonté de révéler l’ordinaire, en pleine conscience.

  • Année•s : 2010-2014
  • Commune•s : Coudoux, Mallemort, Marignane, Marseille, Peyrolles-en-Provence, Ventabren
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Patrick Rimond / SAIF

Documentation :

Rimond_documentation (pdf)

Patrick Rimond

Patrick Rimond est un artiste photographe français dont le travail explore différentes formes d’expression et relève toujours d’un désir d’éprouver son rapport au réel. Dans le paysage, il recherche un point d’harmonie entre lui et le monde. Avec le portrait, il tente une rencontre véritable. Le collage numérique l’amène à travailler le réel, essayant d’en extraire sa part invisible.

Sa démarche artistique, sobre et sensible, est également marquée par une quête discrète de spiritualité. Son travail vise à capturer la vibration du monde. En partageant ses images, il propose une manière alternative de regarder le monde, révélant sans jugement l’inaperçu et le banal.

Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur à Paris en 1995, Patrick Rimond a passé une année de formation auprès du photographe français Jack Burlot, puis s’est installé au Japon à Osaka pendant neuf ans. En parallèle de commandes pour des agences et des journaux, il a développé un premier ensemble de paysages urbains et de portraits.

De retour en Europe en 2006, il a ouvert sa pratique artistique à des collaborations avec d’autres artistes et s’est intéressé aux techniques de post-photographie. Il a participé à la création de deux projets d’espaces artistiques collectifs et a coorganisé le festival des nouvelles pratiques photographiques, la Biennale de l’Image Tangible. En 2020, il a rejoint la résidence Organoïde, Art et Sciences, initiée par Fabrice Hyber à l’Institut Pasteur.

En 2021, en collaboration avec l’artiste graveuse Jolanta Anton, il a ouvert une galerie-atelier à Auxerre, intitulée L’Escalier.

Site internet

Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Peyrolles-en-Provence | Canal EDF.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Peyrolles-en-Provence | Canal EDF.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Coudoux | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Ventabren | Canal de Marseille, aqueduc de Roquefavour.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal secondaire.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Marseille | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Marignane | Canal de Marseille au Rhône.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal EDF.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Coudoux | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Mallemort | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Ventabren | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal de Marseille.
Patrick Rimond | Hudros, d’eau et de béton | 2010-2014 | Canal EDF.

Chris Garvi

Je marcherai le long de l’Huveaune

à propos

À propos de la série

Cela n’échappe à personne, Marseille est une ville tournée vers la mer Méditerranée. Cependant, peu de gens le savent, Marseille est traversée par une rivière : l’Huveaune. Elle s’étend sur une cinquantaine de kilomètres et prend sa source dans le Massif de la Sainte-Baume. À la fin de son parcours, elle traverse les quartiers de Marseille d’est en ouest sur 7,5 kilomètres avant de se jeter dans la Méditerranée. L’Huveaune, aujourd’hui méconnue, a été essentielle à la vie pendant des siècles. Son eau était consommée, elle irriguait les terres cultivées et surtout, elle fournissait l’énergie indispensable à l’artisanat local et aux manufactures.

En 2014, j’ai entendu parler d’un projet délirant qui visait à recouvrir l’Huveaune sur toute sa longueur dès son entrée dans Marseille. Mon projet « Je marcherai le long de l’Huveaune » est une réaction à cette rumeur. Si selon la légende, la rivière est née des larmes d’une sainte, Marie-Madeleine, c’est la promesse d’un parcours poétique qui a éveillé ma curiosité et déclenché ce travail photographique. Très vite, après quelques clichés, j’ai compris que la rivière dissimulait une réalité plus sombre et moins onirique que celle que j’imaginais : victime de la négligence humaine, de la pollution et du manque d’engagement politique ou écologique, elle semblait s’éteindre dans l’indifférence générale. Pourtant, l’eau continue de couler dans son lit et des gens continuent de vivre et de se promener le long de ses rives.

Je m’intéresse au passage de l’homme le long de la rivière, à la relation qu’il entretient avec elle – certains y vivent, d’autres s’y promènent simplement ou y travaillent. Au fil des rencontres, j’ai exploré la mémoire des habitants qui vivent le long de l’eau. Chacun m’a partagé des souvenirs, des anecdotes passées, du bonheur d’avoir pu se baigner dans la rivière à la douleur intime de la voir se mourir.

Ce projet a été réalisé entre 2014 et 2017 avec un appareil moyen format, un Mamiya 7, et sur du film couleur 120 de Kodak.

Chris Garvi

« Et à la fin, en contrepoint de cette défiguration programmée du lieu, pour damer le pion à l’oubli et donner un peu de répit au désespoir et la désolation, il restera le meilleur. Et le meilleur, ce sont ces inconnus croisés, gênés d’avoir été un peu surpris, ces anonymes avec des vraies gueules d’anonymes et leur banalité « supérieure ». Le meilleur ce sont ces rictus à demi consentis et non négociables, ces sourires faiblement esquissés, ces regards sans fioritures, droits et pleins, qui livrent l’âme et charrient la vie parmi les blessures. La vie malgré tout. Chacun de nous à dans ses yeux une petite rivière et un éclat du bleu de la mer… »

Bernard Cantié

  • Année•s : 2013-2017
  • Commune•s : Aubagne, Auriol, La Penne-sur-Huveaune, Marseille, Roquevaire
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Chris Garvi

Chris Garvi

Parallèlement à ses débuts en photographie, Chris Garvi a suivi des études de littérature et de civilisation anglaise et américaine en France, puis à l’étranger. Travaillant aussi bien en noir et blanc qu’en couleur, il continue de privilégier la photographie argentique pour tous ses projets personnels. Chris Garvi est un photographe autodidacte qui a fait son apprentissage à travers des livres de photographie.

Ses premières influences sont les photographes américains de la FSA (Farm Security Administration) et l’école humaniste française. Il varie et adapte ses « outils » en fonction de ses projets et de ce qu’il cherche à raconter. Il refuse de figer sa photographie dans une seule « technique » afin de lui permettre d’évoluer en permanence. Ses travaux, qu’ils soient documentaires ou fictionnels, témoignent de son attention particulière à leur aspect narratif.

Depuis 2000, ses travaux ont fait l’objet de plusieurs expositions et ont été publiés dans plusieurs magazines. Son travail « Marseille, colors I sing » a été présenté dans le catalogue des Biennales de la photographie d’Aubagne en 2016. En 2016, il a co-édité avec sa compagne Pauline Alioua leur premier ouvrage commun intitulé « Plein Cœur ». En 2018, leur travail commun sur le Maroc, intitulé « Dans le Creux du Manque », a été publié par l’éditeur arlésien Arnaud Bizalion.

« Je fais de la photographie depuis toujours, enfin, presque. Ma mémoire fonctionne toujours par fragments ; je n’ai jamais su me souvenir des choses dans leur continuité. Même lorsque je n’ai pas l’œil dans le viseur, je continue de photographier. Je suis toujours à la recherche de ma photographie, de mon regard : qu’y a-t-il dans cet espace qui me sépare de l’objet photographié : frontière, miroir, projection, chemin, passage, barrière, théâtre, réalité… »

Chris Garvi vit et travaille à Marseille.

Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Marguerite, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Boulevard de l'Huveaune, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Boulevard de l'Huveaune, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Près du stade Vélodrome, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Stade Vélodrome, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Plage de l’Huveaune.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Baume (Rudy Ricciotti).
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | La Penne-sur-Huveaune.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Marcel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Entre Roquevaire et Auriol.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Marcel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Pont de Vivaux, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sur la route de la Sainte Baume.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Entre Mazargues et le parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Marguerite, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Auriol.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Aux alentours de Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Joe, sur la route en allant vers Saint Zacharie.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Près de la plage de l'Huveaune.

Teddy Seguin

L’île Castellane

à propos

À propos de la série

Envisager la cité de La Castellane à Marseille telle une insula romaine, une « île urbaine », voici le postulat de la résidence photographique réalisée dans ce quartier par Teddy Seguin entre 2014 à 2018. L’implantation de la Castellane dans les quartiers nord de Marseille et son architecture à l’image d’une citadelle imprenable participent de cette insularité urbaine. Une cité autour de laquelle on tourne sans pouvoir vraiment y pénétrer. A l’origine, son projet utopique consistait à recréer des cœurs villageois à la périphérie des quartiers du centre ville, mettant à disposition des habitants commerces, services et écoles. Si l’isolement social des habitants de la cité est l’expression de cette métaphore géographique, peut-on comparer le tempérament paradoxal de la Castellane à celui d’une île entourée d’eau ? Avec ses cinq points d’entrée et de sortie, la cité de la Castellane est un village dans lequel tout le monde se connaît. L’attachement des habitants à leur cité peut être considéré comme une des réussites principales du projet urbain des années 70’. L’ostracisme dont souffrent ces derniers, la solidarité, la méfiance face à celui qui est étranger à la Castellane, le refus de l’autorité et des lois régaliennes sont autant de paradoxes qui participent à un sentiment fort d’appartenance à la cité. Pour aborder cette insula, telle une île au milieu de la tempête, prudence et lenteur furent nécessaires.

L’exposition est accompagné par des textes de Youssouf Djibaba, écrivain qui a grandi dans le quartier de la Castellene. La série proposée fait partie du cycle INSULAE mené depuis une dizaine d’années par Teddy Seguin. A la manière des Insulaires de la Renaissance composés de cartes représentant exclusivement des îles du monde inconnu, le projet INSULAE propose un atlas photographique sur le thème de l’insularité. A l’origine, INSULAE met au défi l’objectivité supposée de la géographie par la proposition aléatoire et fantaisiste d’un archipel personnel d’îles éparses réelles et imaginaires, chacune d’elles devenant prétexte à un voyage. Le repérage de ces territoires insulaires, ne relève pas davantage d’une méthode rigoureuse qui présupposerait d’identifier sa situation, son éloignement d’un continent, sa forme ou son appartenance à un état. Les photographies qui composent INSULAE ne prétendent pas décrire une île en particulier mais davantage effleurer, à force de répétition, une idée d’île, son dedans et son dehors, la difficulté d’accoster, l’immersion dans un monde clos jusqu’à la tentative d’y assumer son altérité. D’une série à l’autre, un objet abandonné, l’expression d’un visage, l’embrasure d’une fenêtre, une perspective sont autant de signes qui fabriquent par leur récurrence, une matérialité du paysage insulaire. L’expérience intime de ces voyages, la rencontre et la découverte d’un territoire a priori hostile forment le terreau de la série INSULAE. Dans cette recherche, l’insularité retient la métaphore cartographique comme fil rouge du projet. Oasis, ghettos urbains ou villages isolés ne reproduisent-ils pas partiellement un modèle insulaire ? Ces environnements ont-ils comme socle commun une tentative d’échapper à l’emprise de la société, de créer un rapport différent à l’espace et à l’autre ? De façon assez surprenante, l’étymologie de l’île, du latin insula qui définit une terre entourée d’eau est semblable à l’insula qui apparait au 1er siècle dans l’urbanisme de Rome et qui désigne un immeuble d’habitation collectif en opposition à la domus, la demeure du maître. Entité dynamique et paradoxale, espace à la fois immuable et fluctuant, image de l’Eden, terre de l’utopie ou de l’isolement, de la solitude et de la mort, l’île est une image mentale créée par le langage. Cette expérience visuelle nous transporte dans des territoires insulaires aussi contrastés que les outport à Terre-Neuve, la cité de la Castellane à Marseille ou la région montagneuse de Castagniccia en Corse.

  • Année•s : 2014-2018
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Teddy Seguin

Teddy Seguin

Teddy Seguin est sorti de L’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2002. Il se consacre dans un premier temps à la photographie de reportage dans laquelle il explore les univers clos. Ses reportages sont régulièrement publiés dans la presse nationale et internationale. Les microcosmes d’une mine dans les steppes Kazakh, d’un navire de pêche en mer de Barents ou d’un campement de chasseurs cueilleurs dans une forêt équatoriale constituent la base de son travail actuel. A partir de 2010, il commence à développer un travail d’auteur autour de l’insularité. La mondialisation a beau réduire les frontières qui séparent encore les « insulaires » du reste du monde, l’isolement, qu’il soit géographique, social ou culturel façonne encore des caractères forts et singuliers sur lesquels Teddy Seguin s’attarde dans ses dernières séries comme « Outport », « la Natividad » ou « L’île Castellane ». Ces différents travaux sont regroupés dans un cycle encore en cours intitulé INSULAE. Le deuxième chapitre de cette série, « L’île Castellane », vient d’être publié au Editions Zoème.

Site internet

Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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John Davies

Fos-sur-Mer and the Industrial Zone

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 1994
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Ville de Fos-sur-mer
  • © John Davies / Adagp, Paris 2020. Courtesy : Galerie des filles du Calvaire

John Davies

John Davies was born in 1949 in County Durham, England. His formative years were spent living in both coal mining and farming communities. His images of Ireland, Scotland and England, made between 1976-1981, were first published in the monograph Mist Mountain Water Wind 1985. In 1981 he started in Sheffield to document the urbanised landscape of Britain – first published in his book A Green & Pleasant Land 1987. An update of his British work from 1979 – 2006 was published in the book The British Landscape 2006.

During the mid 1980’s and throughout the 1990’s he was invited to work on numerous landscape and urbanisation commissions in France, Italy, Spain, Holland, Belgium, Portugal, Germany, Austria and Switzerland. His first commissioned work in France started in 1987 for a group book project ‘Les Quatre Saisons du Territoire’ for CAC, Befort. In 1994 he was commissioned to work in Fos-sur-Mer and the Industrial Zone – this was published as a group book by Fos Action Centre & Images En Manoeuvres, Fos natures d’un lieu 1999.

John Davies has four monographs that were commissioned and published in France: Temps et Paysage 2000, Le retour de la nature 2001,  Seine Valley 2002 and Shadow – Terrils d’Europe du Nord 2016  (featuring the Artois’ mining basin in Northern France).

A fundamental aspect of his approach in visualising landscape is the sense of power it can symbolise and evoke and as metaphor; reflecting emotional and spiritual states. At the same time Davies is aware of the landscape representing power in terms of land ownership and material wealth.

Site internet

John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994
John Davies | Fos-sur-Mer and the Industrial Zone | 1994

Martial Verdier

Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc

à propos

À propos de la série

À travers les espaces de la ville. Port-de-Bouc, une longue plage battue par le mistral ou chauffée par le soleil mais aussi des bateaux qui viennent du bout du monde, qui passent dans la baie ou restent amarrés la nuit en illuminant la mer, des flammes qui montent dans le ciel de Lavera, des jets de vapeur sur Arcelor ; une poétique industrielle. Photographier ce qui va disparaître ; et ce qui a disparu. Ce qui est, la gare, le port, les canaux, le foyer des marins, ce qui était, les anciens chantiers navals dont il ne reste que des traces symboliques, les anciennes usines, etc. Les 150 ans de Port-de-Bouc donnent l’occasion d’une recherche sur l’archéologie du présent. Présent, passé, limitesUne promenade dans le temps et l’espace est le guide de ce travail. Le passé industriel laisse une forte marque dans la ville, une sorte de retour du refoulé souvent, mais la ville vie, elle avance, se recrée. Comme un organisme vivant jusqu’où existe-t-elle, un ruisseau, un chenal, un tunnel, une route. Foto povera. Hors les calotypes, les techniques employées sont inspirées des discussions avec Yannick Vigouroux sur les procédés amateurs, alternatifs, parallèles et décalés. « On ne prend pas une photographie, on la fait. » Ansel Adams

  • Année•s : 2014-2016
  • Commune•s : Port-de-Bouc
  • Commanditaire•s : Centre d'Arts Plastiques Fernand Léger
  • © Martial Verdier / SAIF

Martial Verdier

« Je suis devenu artiste parce que il me semblait indispensable d’articuler concept et connaissance. J’ai préféré la photographie car elle me permettait de montrer le monde dans sa complexité. C’est une technique légère à mettre en œuvre et encore d’avant garde, malgré son âge. Mais je travaille aussi régulièrement en vidéo. Le calotype et les autres techniques alternatives me permettent de faire circuler mes photographies dans d’autres dimensions temporelles, dans l’image « étrange ». Elles permettent de faire passer des messages difficilement visible sinon. Ma photographie est un art de l’imparfait, elle questionne la forme et la mémoire. Comme l’image ment, qu’elle n’est qu’un faux semblant. Je montre ce qui ne se voit pas, le point de vue, le champ et le hors champ. Comment être le maitre de ses images ? Le temps de préparation et le matériel transforme la prise de vue en un dispositif. Elle met en jeu le corps du photographe autant que son projet. C’est donc une photographie expérimentale qui m’intéresse, non pas être dans un courant, mais en exploration. Chaque éléments étant un outil, la pureté du medium ne m’intéresse pas et je mélange souvent argentique, numérique, calotype, vidéo… Dans cette veine c’est plutôt des photographes comme Alfred Stieglitz ou Man Ray qui m’ont influencé ainsi que les travaux du philosophe Vilèm Flusser et son analyse de ce que cachent les appareils (à tous les sens du terme). » Martial Verdier

Site internet

Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
La gare et Lavera en arrière plan
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Centrale des eaux
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Quai des agglomères
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Quai des agglomères
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Vers la Plage des Combattants
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Depuis la Plage des Combattants
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Bassin du canal et pont routier du canal ou pont en ciment, sur le canal d'Arles à Bouc
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
pont ferroviaire sur le canal d'Arles à Bouc
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Les Aigues douces, Cap d'Aiguades depuis la jetée.
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
La Mairie, Cours Landrivon
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
L'espace des anciens chantiers navals
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Place Karl Marx
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Les batiment de la Gendarmerie Maritime
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Cinéma Le Mélies
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Les nouveaux quartiers
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Port et la Capitainerie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
La tour de vigie, La capitainerie et Lavera depuis le Cap d'Aiguades
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Anse Aubran
Sténopé trichrome
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Golfe de Fos, la rade depuis le centre d'art.
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Les Aigues douces, Cap d'Aiguades
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Pont du Roi la Baumasse,  sur le canal d'Arles à Bouc
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Au dessus du ruisseau de St Jean
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc
Le ruisseau de St Jean, frontière avec Martigues
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Embouchure du ruisseau de St Jean dans le chenal de Caronte
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le long du chenal de Caronte
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Entrée de Port de bouc depuis Fos, la nuit
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Azur Chimie
Port-de-Bouc
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Azur Chimie, le dernier four
Port-de-Bouc
Trichromie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Azur Chimie, le dernier four
Port-de-Bouc
Trichromie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Azur Chimie, le dernier four
Port-de-Bouc
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal, entrée nord.
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal, les deux soleils
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal.
Trichromie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal.
Trichromie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Le Chateau Vidal
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Château Vidal, coté Total, vers le viacuc de Martigues.
Trichromie
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Château Vidal, coté Total, l'usine
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | Port-de-Bouc 
Behind the green door, Chateau Vidal
Martial Verdier | Port-de-Bouc 150 ans – Archéologie d’une poétique de Port-de-Bouc | 2014-2016 | La  Caravelle, la terrasse.
Ponteau

Thibaut Cuisset

Nulle part ailleurs, La Bouilladisse

à propos

À propos de la série

« La commune de La Bouilladisse, au cœur de la Provence, est un grand territoire ouvert et habité essentiellement le long d’un axe de circulation et autour de petits hameaux périphériques. Elle possède de grands paysages préservés de grande qualité souvent méconnus.

La mission de la commune est de gérer ce patrimoine en conciliant protection de l’environnement et développement local. Dans le cadre du centenaire de sa constitution, elle a décidé de mettre en place une procédure de commande photographique. Le but principal est d’engager la collectivité dans la durée sur une politique de valorisation des différentes disciplines artistiques contemporaines et de les rendre accessibles au plus grand nombre.

Par cette commande photographique, elle veut également se doter d’un outil pour valoriser ses espaces qui montre la réalité d’un village, à savoir celle d’un territoire habité avec un environnement naturel et remarquable.

Le regard expert et extérieur d’un photographe permet de témoigner et de questionner ces espaces, sous une forme décalée, curieuse et contemporaine. Celui-ci interroge indirectement l’histoire de la commune, ses contradictions, sa géographie… Son travail offre un pré-diagnostic qui favorise les vues croisées sur la ville pour mieux se l’approprier et mieux la partager. Il devient également un formidable outil pour faire connaître notre village.

Le choix de Thibaut Cuisset s’est vite imposé à nous comme une évidence. Son travail s’attache aux grands paysages qu’il aborde de façon intimiste.

Ce fut d’abord une rencontre avec un homme généreux, patient et curieux. Il est venu chez nous à plusieurs reprises pour capter les différentes lumières et saisir la nature selon les saisons. Il a arpenté tous les chemins, gravi toutes nos collines. L’apparition des premières épreuves fut un enchantement. Face à ces images, on ne cherche pas à reconnaître un lieu, on le redécouvre, plus dense, plus riche, plus profond. Les traces de la présence humaine sont souvent présentes mais toujours sous l’autorité de la nature. Cette nature va bien au-delà du territoire de la commune. De la Sainte-Victoire à la Sainte-Baume, les vallons et collines se succèdent pour mieux nous envelopper, mieux nous protéger. Le parcours que nous propose Thibaut Cuisset est composé de morceaux choisis par lui, sans contrainte de notre part. Il ne s’entend pas comme un inventaire exhaustif mais tout simplement comme une succession de tableaux où le territoire se révèle dans sa profondeur, sa singularité et sa vérité. »

André Jullien, Maire de la Bouilladisse – Extrait de l’ouvrage Nulle part ailleurs, La Bouilladisse, CUISSET Thibaut, BAILLY Jean-Christophe, Ed. Images en manœuvres.

  • Année•s : 2010
  • Commune•s : La Bouilladisse
  • Commanditaire•s : Ville de La Bouilladisse
  • © Thibaut Cuisset / Adagp, Paris, 2020.

Thibaut Cuisset

Né en 1958 à Maubeuge, décédé en 2017 à Paris.

Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome(1992-1993) et de la villa Kujoyama à Kyoto (1997), Thibaut Cuisset s’est consacré, depuis les années 80, à la photographie de paysage à travers le monde, de la Namibie au Japon, en passant par le Venezuela, la Syrie et la France (Corse, Bretagne, Val de Loire, Normandie, Hérault…).

Thibaut Cuisset est le lauréat du prix de photographie 2009 de l’Académie des Beaux-Arts pour son projet sur la campagne française.

Son travail a notamment été montré en 2017 lors de l’importante exposition ‘Paysage français : une aventure photographique (1984-2017)’ réunissant une centaine de photographes iconiques à la Bibliothèque nationale de France, et lors du festival Images Singulières de Sète ; en 2014 à l’Hôtel Fontfreyde – Centre Photographique à Clermont-Ferrand ; ou encore à Arles en 2013. En 2015, il fut lauréat du Prix Résidence pour la Photographie de la Fondation des Treilles.

Son œuvre, d’une très grande richesse, a été l’objet de nombreuses acquisitions dans des collections privées et publiques telles que le Musée National d’Art Moderne du Centre Georges Pompidou, la Maison Européenne de la Photographie, la Société Générale ou le Musée Carnavalet à Paris.

« Le travail photographique de Thibaut Cuisset se déploie par campagnes successives et, à chaque fois, un pays différent fait l’objet de la série. Dans ces campagnes généralement assez longues où le repérage se dilue peu à peu dans la prise, aucune place n’est laissée à l’improvisation ou à l’accidentel et d’autant moins que nous sommes avec elles aux antipodes du reportage : un pays n’est pas le terrain d’une actualité qu’il faudrait couvrir, ni celui d’un réseau d’indices qu’il faudrait capter, mais un ensemble de paysages où le type se révèle lentement, à travers des scènes fixes qui sont comme autant de cachettes. La Turquie, l’Australie, l’Italie, la Suisse, l’Islande, les pays de Loire, et j’en oublie, ont été ainsi visités et prospectés. » Extrait de « L’étendue de l’instant » par Jean-Christophe Bailly

Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
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Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
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Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
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Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
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Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.
Thibaut Cuisset | Nulle part ailleurs, La Bouilladisse | 2010 | La Bouilladisse, 2010.

Fabrice Ney

ZUP n°1

à propos

À propos de la série

« Ces photographies ont été réalisées à Marseille dans les quartiers Nord, entre 1981 et 1983. Le titre donné à ce corpus photographique « ZUP n°1 », correspond à la politique urbaine qui avait conduit, à partir du milieu des années soixante, à la construction des cités du Grand Saint Barthélémy dont celles de Picon, La Busserine, Saint Barthélémy III et Font-Vert. Dans la continuité de mes deux travaux précédents, j’ai choisi délibérément de ne pas photographier les habitants: je me concentrais sur l’environnement urbain immédiat et je cherchais en quoi cet environnement pouvait être révélateur des relations sociales qui s’y nouaient. Il s’agissait d’éprouver un outil d’observation dont l’utilisation nécessitait l’expression d’un point de vue en accord avec ce projet documentaire. Une approche radicale et systématique : décadrer l’habitant, c’est le remettre à sa place en tant qu’acteur de ce qui est représenté et non plus en tant qu’objet de représentation. Pour cela, j’ai parcouru ces cités plutôt au lever du jour, sous des lumières souvent grisâtres, effectuant des relevés, des prélèvements, notant des cheminements, interrogeant les lieux et la manière dont ils étaient habités. Les prises de vue ont été réalisées sur le mode de la prise de notes, de la saisie rapide, de la fluidité du regard plus attentif à l’enchaînement de ses impressions qu’à la fabrication d’une image synthétique. Les cadrages ont été le résultat de cette liberté du mouvement guidé par un projet sociologique. Ils se sont ensuite progressivement accordés avec le plan vertical des façades, influencé, sans doute, par la réalisation de la série des 68 portes qui a invité mon regard à se déplacer sur des rythmes graphiquement plus prononcés. Un boîtier petit format, chargé d’une pellicule rapide, a servi d’outil à cette mobilité. J’ai donné à voir les lieux dans le mouvement de leur découverte, en étant sensible à l’organisation des détails. Chacun des éléments, du bâti jusqu’aux traces de passages, possède une importance relative aux autres.Travailler sur des séries est une manière de déborder l’aspect anecdotique de la prise de vue, en évitant de recourir à une composition trop arbitraire et bavarde. Le cadrage implique un « point de vue » physique et narratif. Cadrer au plus proche des liens entre les choses maintient la cohérence du projet et consolide le sentiment d’unité de l’espace et du temps du parcours. Mais cette unité reste toujours une construction. En 1983, la réalisation de « 68 portes » suivait un protocole de prise de vue systématique qui incluait le traitement informatique (Logiciel EURISTA, EHESS) permettant une méthode de classement et de regroupement de la série, dont le propos était de tester un processus d’interprétation des données fournies par les images photographiques. » Présentation extraite de l’ouvrage « ZUP n°1 », Arnaud Bizalion Editeur, 2019

  • Année•s : 1980-1983
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Fabrice Ney

Fabrice Ney

Fabrice Ney est né en 1953, à Bizerte. Ses premiers travaux photographiques datent de la fin des années 1970, associés à ses études universitaires à l’EHESS: « Fos-sur-Mer » (1979), « La Seyne-sur-Mer » (1980-83), « Zup n°1 » (1981-83). Sa recherche se développe ensuite autour de la question de la représentation des lieux et du territoire: « Cap Sicié » (1984), « Km 296 » (1986). En 1989, il crée à Marseille l’association SITe (Sud, Image, Territoire), un collectif de photographes porteurs de propositions autour du thème de l’environnement et des enjeux de ses représentations photographiques (« Soude » (1993), « Quarantaine » (1993), « Résurgence », (1994), « Origine(s) », (1998)). En 1998, Il arrête son travail photographique qu’il reprend en 2013 (« Tentatives d’effleurements » (2014), « Abords et limites » (2015), « De Rerum Natura », (2018)) et revisite ses archives, après en avoir effectué des enregistrements numériques. Il regroupe l’ensemble de son œuvre sous le titre « Un regard sans personne ». Son travail photographique se caractérise par le choix de ses thèmes et la manière de les traiter: une unité territoriale à un moment choisi de son histoire saisie dans les détails révélateurs de ses enjeux. Privilégiant l’accumulation sérielle qui puise sa cohérence dans un cadrage rapproché des éléments constitutifs de l’environnement immédiat, l’accrochage au mur se présente sous des formes permettant des interprétations ouvertes, et pouvant s’articuler avec d’autres matériaux (scientifiques, sonores, poétiques…).

Site internet

Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Façade arrière P, Balcons occupés par des objets divers, linge, échelle, vélo, pots de fleur, barbecue, etc...
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Extrémité sud du Bâtiment P , voiture en contrebas, rambarde béton de la voie d'accès à l'avenue S. Allende, présence d'un camion de passage.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Vue en plongée sur l'Avenue S. Allende en fin de travaux, un camion.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Panneau
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Passage piéton, voie ferrée une voie, grillage et graffiti sur le portique
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Rue de la Busserine, voitures garées , panneau Logirem, passage sous le P.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Rue de la Busserine, caravanes et voitures garées Panneau Logirem, Carrefour, graffiti
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Voiture abandonnée, graffitis « La police assasin »
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.   Arrêt de bus
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Commerces au premier plan : boulangerie et boucherie, poteaux de limitation d'accès. Arrière plan graffiti
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Cabine téléphonique, Arrière de camionnette, barrière béton blanche, façade tour K.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Parking, voitures garées, petit Casino, façades des immeubles L et M..
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Plan signalétique au premier plan, haie végétale, parking, arbres, façade d'immeuble en arrière plan.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Parking, voitures garées, façades d'immeuble, remorque de camping au premier plan.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Panneau HLM LOGIREM, Limitation de vitesse détournée. espace de jeu, muret béton, façades E et M.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Angle nord du E, parking,  parcelle enclavée et en contrebas, muret béton et rochers pour limiter l'accès aux véhicules.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  -1981-1983. Bancs en béton, végétation, jeux en béton. Façade en angle arrière du B.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983, Façade arrière, balcons, linge, arbres, bac béton circulaire.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Angle de façade et de Balcon, présence végétale arbre.façade arrière du E en fond, trois bancs en béton.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Remblai de terre contenu par un mur de béton, bâti technique, poteau, vue sur balcon, linge étendu, graffiti gravé « Nadine+Lionel ».
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.. Angle d'immeuble, balcon de Rez-de-Chaussée fermé, graffitis.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Grillage disposé sur poteau en fer fixé sur un muret en béton, Balcon au premier niveau, pots de fleur, rideaux aux fenêtres, couverture étendue.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Poteaux limitant l'accès au trottoir, rez-de-chaussée façade béton, graffitis, Maison pour tous en arrière plan.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983.  Escalier, rambarde métallique, arbuste avec pneu de vélo accroché dans les branches, graffiti, sol mouillé, Panneau
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Escalier d'accès aux portes de la barre d'immeuble longeant l'avenue S. Allende.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Escalier d'accès à l'espace vert arrière immeuble B, tour D.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Deux caddies abandonnées, escalier (3 marches) porte E3.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  -  1981-1983. Muret en béton, caddy, escalier, balcon de rez-de-chaussée fermée, graffitis, angle du passage sous l'immeuble E
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Escalier de descente vers la partie basse longeant la façade arrière de l'immeuble B, végétation et passage de rez- de-chaussée sous l'immeuble.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Passage en rez-de-chaussée, deux arbres,  Balcons des premier et deuxième niveau, plots empêchant le passage des voitures.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Porte en fer et verre et porte de service ouverte, inscription manuscrite répétée
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Façade rez-de-chaussée et premier  immeuble M,  porte de service et boîte aux lettres de la poste.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Vue frontale de la façade du bâtiment P. Un muret en béton au premier plan. Ecriteau
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Vue frontale de la façade de l'entrée de la Halte Garderie.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Vue frontale de la façade de l'entrée du Centre Médico-Psychologique Départemental. Renault R8 garée.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Vue rapprochée de la porte P en position ouverte bloqué par une petite bouteille en plastique.
Fabrice Ney | ZUP n°1 | 1980-1983 | Extrait de ZUP n°1 - Marseille  - 1981-1983. Passage piéton couvert,  Graffiti

Christophe Galatry

Arcelor

à propos

À propos de la série

Série prise en en une saisie, durant une exploration autour des crassiers d’ArcelorMittal sur leur site de Fos-sur-Mer.

  • Année•s : 2010
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Christophe Galatry / ADAGP Paris, 2020

Christophe Galatry

« Une approche sur la représentation photographique de territoires et la notion de paysages dans et autour de Marseille. Cette interprétation couvre différents spectres d’échelles, du plus intime et microscopique des points de vues au plus large et partagé par le plus grand nombre comme la représentation d’images satellites. A travers des lieux parfois très localisés, je questionne l’image photographique dans différentes situations spatiales, les matières et objets composants ces espaces ainsi que le statut de ceux-ci et leur forclusion par des barrières visuelles : le délaissé, l’oublie, l’abandon, mais aussi contraintes : oubli/révélation, semblable/différent, passage/infranchissement. » Christophe Galatry

Site internet

Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
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Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
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Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
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Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010
Christophe Galatry | Arcelor | 2010

Iris Winckler

Sud II

à propos

À propos de la série

« Je me suis installée à Marseille en 2017. J’ai depuis continué à photographier la ville, et mon regard sur celle-ci a évolué en même temps que ma familiarité avec les lieux. Si je photographie à peu près toujours les mêmes choses, la lumière, elle, n’est plus la même. J’ai photographié essentiellement à la tombée du jour, quand le doré du soir semble enluminer la ville et la couvrir d’un voile de crasse noire en même temps. » Iris Winckler

  • Année•s : 2017-2020
  • Commune•s : Fos-sur-Mer, Frioul, L'Estaque, Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Iris Winckler

Iris Winckler

« Née en 1990, je vis et travaille entre Marseille et Paris. Je suis diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en graphisme, ainsi que de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles. Depuis 2017, je partage mon activité entre ma pratique personnelle, la photographie d’architecture et autres commandes. En parallèle, j’ai travaillé en tant que guide pour les Rencontres d’Arles ou encore l’exposition « Picasso, voyages imaginaire » (Vieille Charité/Mucem), et comme commissaire de trois expositions de photographie à Avignon, Arles puis Marseille pour le compte de la Région PACA. » Iris Winckler

Site internet

Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020

Gabriele Basilico

Fos

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 1996
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Ville de Fos-sur-mer
  • © Gabriele Basilico / Archivio Gabriele Basilico

Gabriele Basilico

Gabriele Basilico est né en 1944 à Milan en Italie, où il mourut en 2013.

Au début des années 1970, après avoir fini ses études à la faculté d’architecture, il commence à photographier le paysage urbain. Son premier projet « Milano. Rittratte di fabbriche » (1978-1980) montrait les zones industrielles milanaises. En 1984, il participe à l’immense projet de la mission photographique de la DATAR, financé par le gouvernement français, dont l’objet est de photographier le paysage français contemporain. En 1991, avec un groupe de photographes internationaux, il participe à la mission ayant pour but de photographier la ville de Beyrouth à la fin de la guerre.

Depuis lors, Gabriele Basilico a exécuté de nombreux projets en solo ou en groupe dans différentes villes du monde (par exemple en 1996, il a travaillé à Fos-sur-Mer). Les transformations du paysage contemporain, la forme et l’identité des villes et métropoles, demeurèrent les domaines clés de la recherche de Gabriele Basilico.

Son œuvre a été publiée dans de nombreuses expositions, livres et catalogues. Les derniers projets photographiques qu’il ait réalisés sont : « Silicon Valley » commandé par le MOMA de San Francisco, « Roma 2007 », Moscou Vertical » une étude photographique du paysage urbain de Moscou par des clichés pris du haut des sept gratte-ciels de Staline en 2008, « Istanbul 05.010 », « Shanghai » 2010, « Beyrouth » 2011, « Rio de Janeiro » 2011.

Site internet

Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996
Gabriele Basilico | Fos | 1996

Monique Deregibus

Hotel Europa

à propos

À propos de la série

Ce corpus d’images réalisé à partir de la Ville de Marseille (2000-2003) n’est pas une commande mais un travail engagé à titre personnel. Il a été réalisé avec un moyen format argentique Asahi Pentax 6×7. Les tirages qui en ont résulté sont des grands formats, 120×140 cm et 90×110 cm.

C’est après avoir travaillé quasi obsessionnellement pendant 10 ans en noir et blanc sur une portion de territoire enchantée du désert du Nouveau-Mexique (USA, 1989-1999), que j’ai décidé pour un temps d’une rupture radicale avec les voyages américains. Il s’agissait dès lors de regarder un « Ici et maintenant » sans détour. Je changeais de format passant du carré 6×6 cm au 6×7 cm et chargeais désormais mon appareil photographique avec des films couleur. Marseille – ville dans laquelle je vis le plus souvent – semblait être en pleine mutation à cette période du tournant des années 2000 : construction du Mucem, TGV, extension du port et de l’ offre des croisiéristes. J’ai patiemment observé alors comment la greffe touristique que l’on pressentait allait progressivement vampiriser la ville ouvrière et populaire, mondialisation oblige. » Extrait du livre éponyme qui déroule 3 travaux distincts : « Marseille » (2000-2003), « Sarajevo » (2001), « Odessa » (2003).

Une partie de ce travail a été acquis par le Fonds Communal de la ville de Marseille, l’autre partie restante est visible dans mon atelier. Ce travail a tout de même bien circulé puisqu’un livre édité chez Filigranes en a résulté. Il a été exposé en 2005 aux Ateliers d’Artistes de la Ville de Marseille, commissariat de Thierry Ollat, et également au cours d’une exposition dans le cadre du Septembre de la photographie à Lyon en 2008 au CAP de saint- Fons intitulée « Aux habitants des villes » d’après le « Manuel pour habitants des villes » de Bertolt Brecht.

  • Année•s : 2000-2003
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Monique Deregibus

Monique Deregibus

Après des études de lettres modernes et de cinéma à l’université d’ Aix-en-Provence, Monique Deregibus est diplômée de l’ ENSP d’ Arles (1987).

De 1988 à 2004, elle enseigne la photographie à l’École Régionale des Beaux-Arts de Valence, de 2000 à 2004 à l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles, et enfin de 2004 à 2018, elle est professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.

De 1990 à 2000 elle crée avec Olivier Menanteau un lieu d’art contemporain à Marseille « Les Ateliers Nadar » invitant de nombreux artistes à séjourner et à exposer dans la ville.

Par ailleurs, sa pratique de la photographie lui donne l’occasion de parcourir le monde.

Le projet « Hotel Europa » (qui s’est achevé par l’édition d’un livre chez Filigranes en 2006) tente à travers trois villes distinctes – Marseille, Sarajevo et Odessa – de mettre en relation, en équivalence, des interprétations particulières de l’Histoire « avec un grand H », entendue ici plus comme lieu de fiction poétique que comme description froide et objective. Ainsi ces photographies, évoquant la permanence d’une réalité conflictuelle sur le continent européen, tentent-elles de raviver des souvenirs d’exode et de guerre, mais aussi des brefs éclats d’utopie et de rêve qui ont parcouru tout le 20ème siècle. Nous glissons d’une ville l’autre sans bien savoir à la fin de quelle ville il s’agit.

Chacune des séries photographiques, héritière d’une histoire du paysage conceptuel, est consacrée à des territoires spécifiques, tantôt proches ou lointains, manifestant toujours un fort intérêt pour les réminiscences inconscientes contenues dans le plan ainsi que pour les notions d’architecture et de territoire urbain. Ces espaces la plupart du temps consignés dans un travail éditorial, peuvent se lire comme formant le décor abandonné des tragédies humaines.

Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Littoral, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Bougainville, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Pharo, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Wagon d'Arenc
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Noailles, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Canebière, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Calade, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Notre-Dame de la Garde, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Pinède, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Pinède, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2002
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Canebière, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Préfecture, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Vieux port, 2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Préfecture, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Plan d'Aou, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Centre bourse, 2002
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Prado, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Grand littoral UGC Gaumont, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Porte d'Aix, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000

Atlas Métropolitain — Fretti / Maraval

Métropole linéaire

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : Aubagne, Auriol, Istres, La Penne-sur-Huveaune, Marseille, Miramas, Roquevaire
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Fretti / Maraval

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Fretti / Maraval | Métropole linéaire | 2013
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Geoffroy Mathieu

Marseille, ville sauvage

à propos

À propos de la série

« Ici, on ne sait jamais trop où s’arrête la ville et où commence la nature. A la fois industrielle et rurale, en friche et bétonnée, Marseille est un laboratoire à ciel ouvert où se réinvente la relation entre ville et nature, entre sauvage et civilisé, entre nord et sud. Le génie de la ville bouscule et interroge l’écologie urbaine – ce champ de recherche émergent qui, entre écologie et sociologie, propose de nouveaux modèles pour les villes de demain. Lorsque s’écroulent les modèles dominants, c’est souvent à la marge qu’on voit se dessiner l’avenir. » Baptiste Lanaspeze

  • Année•s : 2007-2010
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Actes Sud
  • © Geoffroy Mathieu

Geoffroy Mathieu

Geoffroy Mathieu, né en 1972, diplômé de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, vit et travaille à Marseille. Ses travaux travaux interrogent la manière dont certaines questions écologiques ou politiques se concrétisent dans le paysage. À travers des protocoles de parcours, il documente les territoires en mutation, les frottements ville-nature ou les « résistances poétiques » dans les usages des lieux.

Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, Le Merlan. Espace agricole de Four de Buze, en piémont du massif de l'Etoile, au pied du lotissement de la Batarelle, juste en dessous du Canal de Marseille.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Vue de Marseille depuis le
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Usine de potabilisation de la réserve d'eau du vallon Dol (alimentée par les eaux du Verdon, via le Canal de Provence). Usine, réserve et Canal construits pendant les années 1970.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Sentier reliant la Viste au centre commercial Grand Littoral.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Cité la Viste et habitat pavillonnaire, vus depuis l'avenue de Saint-Louis.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Chevaux en liberté dans le lotissement la Parade, à Château-Gombert.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Est, la Fourragère. Serres agricoles sur l'emprise du foncier acquis par la ville au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, Saint-André. Quelques ailantes (Ailanthus altissima) poussent dans l'enceinte d'un entrepôt, chemin du Littoral, au niveau de la gare de Mourepiane.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, le Merlan. Le Canal de Marseille transporte l'eau de la Durance qui irrigue le terroir marseillais depuis le milieu du XIXe siècle.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord. Vue du quartier Notre-Dame-Limite sur le massif de l'Etoile. De bas en haut, les cités Bourrely, Kallisté et la Solidarité.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Est, Saint-Loup. L'étalement urbain est arrêté par le massif de Carpiagne, encore marqué par l'incendie de 2009.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Vue sur les quartiers Nord depuis les jardins ouvriers et familiaux de Montolivet, situés sur l'emprise du foncier acquis au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, le Merlan. Un talus en friche sépare la résidence Charles-Rougny de l'avenue Salvador-Allende.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Centre-ville, gare Saint-Charles. Massif de grandes ciguës (Conium) sur un pied d'arbre, place des Marseillaises.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Centre-ville, Belle-de-Mai. Mur de lierre avenue de Plombières.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, le Petit-Canet. Silos.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, rue de Lyon. Marché informel de voitures d'occasion aux puces des Arnavaux.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Est, Saint-Tronc. Carrière Perasso (site exploité depuis 1840).
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Septèmes-les-Vallons. Poste électrique du
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, Luminy. HLM et plateau de l'Homme-Mort, vus depuis la route de la Gineste.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, Montredon. Cabanon sur le sentier du littoral, entre la plage de la Verrerie et la Madrague.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Centre-ville, Endoume. Parking de la résidence la Grande Corniche, au-dessus du vallon des Auffes.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, Montredon. Chantier, avenue de la Madrague de Montredon, au pied du massif de Marseilleveyre.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, mont Rose.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Septèmes-les-Vallons, quartier de Monaco. Entrepôt au milieu d'un champ de folle avoine (Avena sterilis).
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, vallon Dol.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, Montredon. Cabanons de la plage de la Verrerie.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, Saint-Giniez. Lit de l'Huveaune, depuis l'avenue de Mazargues.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Nord, cluse des Aygalades. L'autoroute Nord (A7) entre le cimetière des Aygalades et la résidence le Montléric.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Quartiers Sud, le Redon. La résidence de la Rouvière sur un épaulement du massif de Carpiagne.
Geoffroy Mathieu | Marseille, ville sauvage | 2007-2010 | Centre-ville, archipel du Frioul. Le village du port vu depuis l'île de Pomègues.

Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour

Énergie

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : Berre-L'Étang, Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer, Gardanne, Marseille, Martigues
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Lamy / Delfour

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
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Franck Pourcel

La petite mer des oubliés – Gestes du travail

à propos

À propos de la série

Dans l’esprit des gens de passage depuis l’autoroute ou sur les routes et voies de chemin de fer qui arborent l’étang de Berre, mais aussi à l’atterrissage à Marignane, ou depuis les villes extérieures, l’homme n’existe plus sur ce territoire. Il n’est plus à sa place, il a été oublié. Les baignades ne se pratiquent plus, le chasseur prend son gibier au supermarché de la zone commerciale, les cabanons sont en ruines et ont laissé place aux puissantes cuves de pétroles, le pêcheur n’est plus dans sa barque… L’homme s’est laissé engloutir par ces kilomètres de tuyaux métalliques et la fumée qui sort des cheminées, mêlée aux douces ondulations d’une eau poussée par le vent vers la mer donnent au spectateur la nostalgie d’un passé révolu. Les machines technologiques et industrielles ont dépassé la présence humaine, par les balais incessants des avions, et tous les signes d’apocalypse renforcent ces absences. Le vide est partout. Le déséquilibre du milieu est flagrant, donnant ce fort sentiment de désorientation et cette vision de cohabitations incohérentes : salins, culture maraîchère, centres commerciaux, plages, criques, industrie… L’étang rencontre une poétique bien différente de celle d’antan peinte par Ziem, narrée par Pelletan. Pourtant, ces hommes et ces femmes vivent encore sur l’étang et les histoires voguent encore. Ainsi, il n’est pas étonnant de croiser sur les marchés ces « hommes de l’autre époque », aux épaules larges, aux mains lourdes et lacérées par les filets, ou d’apercevoir perdu dans une immensité industrielle, un nuage d’oiseaux accompagnant les derniers « bateaux ivres » dont l’ivresse est justement de se trouver sur cette « petite mer » pour « fuir » le temps et l’espace surchargés d’une époque moderne. Il n’est pas étonnant non plus d’apercevoir des dizaines de voiles de kite surf ou de planches à voile balayant la plage du Jaï entre Marignane et La Mède ou d’entendre les vrombissements des moteurs surpuissants Offshore dans le port de Saint-Chamas. La vie y est partout, aux pieds de la ville nouvelle de Vitrolles, aux pieds de la raffinerie de Total la Mède, le long du canal du Rove. On pourrait penser que l’homme n’est plus à sa place dans cet univers et pourtant, tous les univers se côtoient dans une opposition volontaire qui semblerait oppressante pour tout individu extérieur à ce monde. Il semble surprenant de constater avec quelle fascination, « l’homme est capable de faire abstraction d’un univers d’apocalypse ». Le lieu semble garder sa poétique et son enthousiasme.Tous les points de vue qu’on peut prendre sur l’étang ne suffisent pas à constituer un paysage. Ils sont réduits au statut de fragments. En permanence, le regardeur est conduit à un travail de cadrage et de recadrage.

  • Année•s : 1996-2006
  • Commune•s : Berre-L'Étang, Étang de Berre, Martigues, Vitrolles
  • Commanditaire•s : ATD Quart Monde, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, GIPREB, Musée archéologique d'Istres, SHADYC, SISSEB
  • © Franck Pourcel / SAIF

Franck Pourcel

Franck Pourcel est né en 1965. Photographe hyperactif, il porte une attention toute particulière aux failles de notre temps et aux régions qu’elles abîment – dont l’espace intime des corps. Souci et poétique documentaires définissent son regard, qui longe sans cesse les lignes de partage entre l’habitable et l’inhabitable. Territoires, objets, techniques, gestes : l’accumulation joue un rôle important dans son œuvre. Il s’agit en quelque sorte de faire l’inventaire des formes et modes de vie ayant cours dans un monde globalement ravagé par le capitalisme, pour mieux cerner ses possibilités de réinvention – dont notre survie dépend.

Site internet

Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travai | entrée d'un pétrolier dans le port industriel, Lavéra, Martigues, 2001
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en noir et blanc d'une amare lancée du haut d'un bateau pétrolier et formant un homme dans le ciel
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'une usine pétrochimique
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui chasse l'attaque d'un gabian
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme au travail dans une usine pétrochimique. L'hommeau milieu des tuyaux lève la tête pour surveiller.
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en noir et blanc d'un homme en scaphandre dans l'usine pétrochimique de Martigues.
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de deux hommes en scaphandre travaillant sur une unité dangeureuse
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en noir et blanc de personnes attendant le bus devant une usine pétrochimique. Une des personnes a un pull avec une fleur tricotée
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'une usine pétrochimique depuis la voiture d'un travailleur avec un gabian en face
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme tournant un volant d'une vanne dans une unité de travail
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme tournant un volant d'une vanne dans une unité de travail
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui tourne des vannes
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui rentre dans une cuve de pétrole vide
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de deux hommes qui se parlent dans une unité de travail
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de la salle de pause à l'intérieur de l'usine pétrochimique
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui lève la tête avec son casque et son micro dans l'usine pétrochimique
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un travail intérim qui lève les bras et fait le signe de la victoire.
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui tient des manettes à l'intérieur d'un machine qui récupère le sel
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'une machine qui récupère la couche de sel et l'envoi dans la benne d'un camio qui roule à côté
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui passe une raclette pour nettoyer et envoyer le sel à travers la grille après le versement d'un tracteur
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un engin qui monte sur un tas de sel.
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur sur l'étang
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'une main au dessus de filet de pêche sur un canal
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur dans sa barque sur un canal dans la ville de Martigues
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur dans la nuit
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur tenant une lumière sur un poisson à l'intérieur d'un bateau dans la nuit
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui conduit son bâteau depuis l'extérieur
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui remonte ses filets dans la lumière
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui remonte ses filets
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un geste de pêche au bord du rivage
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un geste de pêche au bord du rivage
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui remonte le filet de pêche devant une forêt
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Photographie en N/B d'un filet de pêche avec des têtes de poisson qui sortent
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui remonte sa bouée de marquage
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui tire son filet
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un groupe de pêcheurs qui tire les filets depuis la plage
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui avance en se tenant par le filet (calen)
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de deux barques qui se croisent au milieu des filets d'un calen de Port de Bouc. Dans une barque il y a trois hommes, dans l'autre un homme et son chien
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de deux pêcheurs prélevant les poissons dans les filets
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un poisson dans un sac en plastique
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'une table et des outils pour prélever les oeufs de muge et faire la poutargue
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B de la poutargue qui sèche
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui tire le câble du calen
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un poisson (loup) pris dans un filet de pêche
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui retire les poissons de ses filets et lance un loup sous le regard d'un chat
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui lance son filet dans l'eau
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un pêcheur qui lance son filet dans l'eau
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un geste de pêche au filet
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Photographie en N/B d'un geste de pêche au filet
Franck Pourcel | La petite mer des oubliés – Gestes du travail | 1996-2006 | Gestes du travail | Photographie en N/B d'un étang avec un filet de pêche

Jean-Christophe Béchet

Marseille, ville natale

à propos

À propos de la série

« Marseille appartient à qui vient du large », Blaise Cendrars.

« J’ai habité Marseille jusqu’à l’âge de 21 ans. Depuis 1985, je vis « ailleurs ». Mais je reste un « marseillais ». A chaque retour dans ma ville natale, je fais le même trajet, attiré, aimanté, par le bord de mer. Je marche de la Joliette au Prado, de la Pointe Rouge à Callelongue. Et je photographie… Je suis au milieu de nulle part et pourtant je suis encore dans le huitième arrondissement d’une cité qui s’étire au delà du raisonnable… Si j’aime autant les grandes métropoles, les voyages lointains et les montagnes inhospitalières, c’est sans doute à Marseille que je le dois. La ville, le dépaysement, la pierre. L’urbain, l’ailleurs, le minéral. Les trois fondements de mon parcours photographique viennent de Marseille. Ils en sont aussi la matrice, les racines. Je n’ai compris cela que récemment, quand j’ai commencé à travailler sur ce livre. La lecture de Blaise Cendrars, dans « l’Homme foudroyé », m’a aidé. J’avais trouvé un guide « étranger » et décédé dans ma « ville natale »… Je devais faire le point, voir si mes images « marseillaises », souvent intimes et personnelles, livraient quelques vérités sur une ville insaisissable. Car Marseille, chaque habitant le sait, n’est pas une « vraie » ville. C’est un ensemble de villages, une suite de petites entités. C’est un sujet impossible pour un photographe. Marseille s’échappe de tous les côtés. Ici c’est le son, pas seulement l’accent, mais les paroles, le bruit, le soleil, le vent, qui créent l’unité de la ville…Aujourd’hui, trop de clichés sont associés à la ville ; on ne sait plus quand on est dans le « vrai », dans le « réel », dans une « fiction »… Avec Marseille, on navigue à vue et on sait que de toute façon, on ratera sa cible. Alors, tant pis allons-y, jetons nous à l’eau… Oui, Marseille est d’abord pour moi la ville de mon enfance, de mes souvenirs, de mes premières photos et de mes premières amours, oui c’est une ville sensuelle et distante, chaleureuse et froide, excessive et cachée, inquiétante et débonnaire, vulgaire et enthousiasmante… Ici on parle trop… trop fort, trop vite, trop longtemps et Marseille a surtout besoin qu’on la laisse tranquille et qu’on écoute le vent, la mer et les mouettes du Frioul… » Jean-Christophe Béchet

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Jean-Christophe Béchet / SAIF

Documentation :

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Jean-Christophe Béchet

Né en 1964 à Marseille, Jean-Christophe Béchet vit et travaille depuis 1990 à Paris. Mêlant noir et blanc et couleur, argentique et numérique, 24×36 et moyen format, polaroids et « accidents » photographiques, Jean-Christophe Béchet cherche pour chaque projet le « bon outil », celui qui lui permettra de faire dialoguer de façon pertinente une interprétation du réel et une matière photographique. Son travail photographique se développe dans deux directions qui se croisent et se répondent en permanence. Ainsi d’un côté son approche du réel le rend proche d’une forme de « documentaire poétique » avec un intérêt permanent pour la « photo de rue » et les architectures urbaines. Il parle alors de ses photographies comme de PAYSAGES HABITÉS. En parallèle, il développe depuis plus de quinze ans, une recherche sur la matière photographique et la spécificité du médium, en argentique comme en numérique. Depuis 20 ans, ce double regard sur le monde se construit livre par livre, l’espace de la page imprimée étant son terrain d’expression « naturel ». Il est ainsi l’auteur de plus de 20 livres monographiques. Ses photographies sont aussi présentes dans plusieurs collections privées et publiques et elles ont été montrées dans plus de soixante expositions, notamment aux Rencontres d’Arles 2006 (série « Politiques Urbaines ») et 2012 (série « Accidents ») et aux Mois de la Photo à Paris, en 2006, 2008 et 2017.

Site internet

Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
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Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013
Jean-Christophe Béchet | Marseille, ville natale | 2013

Fabrice Ney

Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé

à propos

À propos de la série

« Le fond dont est extraite la série présentée ici, a servi de support et de matériau à la rédaction de mon mémoire de DEA : « Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé » (EHESS, 1979). Mes premières images photographiques ont été réalisées en 1977 sur le site de Fos-sur-Mer. Fin 1978, je me suis concentré sur l’habitat et l’étude de trois quartiers : le centre ville ancien, les lotissements dans le quartier des Jonquières (auxquels s’est ajoutée une série sur les lotissements en chantiers dans le quartier du Mazet en construction), le quartier des Plages (le port de Plaisance de Saint-Gervais était en chantier). L’approche photographique a consisté en une étude visuelle des espaces urbains, conduite par une interrogation à valeur heuristique: les images photographiques des lieux étaient-elles susceptibles d’accompagner une approche sociologique des pratiques urbaines des habitants? Cette question sur la fonction documentaire de l’image photographique, s’accompagnait d’une réflexion sur les choix esthétiques et thématiques du photographe dans la constitution du corpus. L’originalité de cette approche relevait d’une attention exclusivement portée sur l’environnement urbain, ses détails. Elle s’effectuait en rupture avec les pratiques, dominantes à l’époque, de la photographie dite sociologique qui privilégiait la représentation de l’humain comme essentiellement représentative des relations sociales. Ici, il s’agissait d’aborder les différents jeux de marquage des parties prenantes intervenant dans cet environnement physique, matériel, comme révélateurs d’une réalité sociale. Les séries thématiques, construites au fur et à mesure de l’observation du terrain, sont un axe de recherche essentiel. Il ne s’agissait pas d’illustrer des pratiques, mais d’effectuer des relevés de pratiques, à partir de l’espace collectif, de la rue. La mise en représentation consciente du point de vue du photographe est révélatrice de ses propres recherches, en particulier ici, les cadrages resserrés sur des détails. Il s’agit moins de prouver ou d’argumenter sur une réalité sociale, que d’attirer l’attention sur l’ensemble des choses qui entourent les êtres, qu’ils utilisent, disposent, s’approprient, transforment, délaissent, échangent… dans un cadre social déterminé, selon des règles plus ou moins formalisées et en évolution. L’étude photographique de la disposition de ces choses met en valeur à la fois des agencements relativement réguliers, et des écarts déstabilisants. Elle questionne sur une sociabilité construite au quotidien. L’intérêt de l’utilisation de la photographie dans l’étude de ces phénomènes est que les objets sont nécessairement représentés dans un contexte. Cet outil permet de réaliser des images de l’environnement, dans un double mouvement toujours aussi surprenant de rapprochement et d’éloignement, mêlant les sentiments d’intimité et de mise à distance des lieux photographiés. » Fabrice Ney

  • Année•s : 1977-1979
  • Commune•s : Fos-sur-Mer, Salins
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Fabrice Ney

Fabrice Ney

Fabrice Ney est né en 1953, à Bizerte. Ses premiers travaux photographiques datent de la fin des années 1970, associés à ses études universitaires à l’EHESS: « Fos-sur-Mer » (1979), « La Seyne-sur-Mer » (1980-83), « Zup n°1 » (1981-83). Sa recherche se développe ensuite autour de la question de la représentation des lieux et du territoire: « Cap Sicié » (1984), « Km 296 » (1986). En 1989, il crée à Marseille l’association SITe (Sud, Image, Territoire), un collectif de photographes porteurs de propositions autour du thème de l’environnement et des enjeux de ses représentations photographiques (« Soude » (1993), « Quarantaine » (1993), « Résurgence », (1994), « Origine(s) », (1998)). En 1998, Il arrête son travail photographique qu’il reprend en 2013 (« Tentatives d’effleurements » (2014), « Abords et limites » (2015), « De Rerum Natura », (2018)) et revisite ses archives, après en avoir effectué des enregistrements numériques. Il regroupe l’ensemble de son œuvre sous le titre « Un regard sans personne ». Son travail photographique se caractérise par le choix de ses thèmes et la manière de les traiter: une unité territoriale à un moment choisi de son histoire saisie dans les détails révélateurs de ses enjeux. Privilégiant l’accumulation sérielle qui puise sa cohérence dans un cadrage rapproché des éléments constitutifs de l’environnement immédiat, l’accrochage au mur se présente sous des formes permettant des interprétations ouvertes, et pouvant s’articuler avec d’autres matériaux (scientifiques, sonores, poétiques…).

Site internet

Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - . Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -  Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -  Vue haute sur le site industriel et de la limite de la ville, arène et villas au premier plan, la route et la station essence au plan intermédiaire, en arrière plan : les cuves pétrochimique Esso, les tours des raffineries. Autres signatures visuelles du site.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Nouvelle place du Marché occupée par des caravanes.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de la série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -- Extrait de Série « Lotissements », sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de Série « Lotissements », sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de Série « Lotissements »,  sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -Extrait de Série « Lotissements »,  sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de Série « Lotissements », sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de Série « Lotissements », sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Extrait de Série « Lotissements » : garages.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville - sous-série portail : Centre ancien, clôture béton, inscription peinte POISSON.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville - Sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville - Sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville - Sous-série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Centre Ville et Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville: espace privatif ouvert à l'entrée; muret,  volets, moustiquaire, porte en bois peint à carreaux vitrées, rideau, n°8, store enroulé, boîte aux lettres sur seconde porte (toilettes?)....
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Cente Ville: quartier populaire périphérique à l'ancienne cartonnerie Voisin Pascal - espace privatif d'accès à l'entrée, muret,  volets fermés
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Centre Ville: porte d'entrée rez de chaussée fermée par des volets avec une boîte au lettre, étendage vide, escalier extérieur d'accès au premier niveau, deuxième boîte au lettre accrochée sur un grillage.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - - Série Centre Ville: rue Jean Moulin, périphérique en bordure  des salins, panneau sens interdit peint à la main sur la grille,  jardin et linge étendu en arrière plan.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série Centre Ville: Travaux de rénovation, quartier périphérique.
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -   Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Travail réalisé dans le cadre d'un DEA à l'EHESS
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -     Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -    Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Fabrice Ney | Fos-sur-Mer : regard sur un quotidien localisé | 1977-1979 | Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série

Emmanuel Pinard

Marseille

à propos

À propos de la série

En 2001, l’établissement public Euroméditerranée initiait, en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication et la Ville de Marseille, une commande photographique destinée à rendre compte des mutations du territoire dont il a la charge. Le secteur concerné, situé au nord du Vieux port, représente une superficie de 300 hectares dont le réaménagement est prétexte à repenser toute la relation que Marseille entretient avec son port. Emmanuel Pinard photographie généralement la substance urbaine des périphéries métropolitaines : le grand espace ouvert, qualifié par les seuls usages dont il est le support, et dénué de toute ambition symbolique. On a coutume d’opposer ce type d’environnement – considéré comme étant dénué de valeur, et chaotique – à l’espace urbain traditionnel du centre – regardé, au contraire, comme porteur de valeurs d’ordre, de hiérarchie et, symboliquement, de représentation de la communauté. Chacune des images produites par Emmanuel Pinard dans le cadre de la commande Euroméditerranée est comme une goutte d’acide déposée sur le vieux consensus de la supériorité du centre sur la périphérie : elle le dissout et donne à voir, en-dessous, l’image d’une ville dans laquelle les éléments d’échelle métropolitaine, tels que les viaducs autoroutiers ou les installations portuaires, cohabitent avec évidence et légèreté avec les éléments d’échelle locale et quotidienne. Dans cet environnement hétérogène, les buvettes s’abritent à l’ombre des piles d’autoroutes, une végétation à demi sauvage s’immisce entre les constructions, les bateaux blancs, plus grands que les bâtiments des quais, font la navette entre les deux rives de la Méditerranée, au-delà de la Digue du Large. La Digue du Large, à partir de laquelle Emmanuel Pinard a photographié la façade de Marseille sous la forme d’un fascinant polyptique de sept pièces et de plus de 8 mètres de long, installation monumentale, à l’image de ce front de mer portuaire et urbain, et qui oblige le spectateur désireux de voir l’ensemble à reproduire le mouvement du photographe marchant sur la digue. Digue du Large d’où, se retournant vers la mer, Emmanuel Pinard a photographié l’horizon, comme il l’a si souvent fait dans ses paysages périphériques. Cet horizon marin n’est pas une simple ligne séparant le ciel de la mer : il est comme incurvé – et, par là même construit – par la présence, à chacune de ses extrémité, de lambeaux de terres émergées. Au premier plan, des blocs de béton signifient l’artificialité de ce paysage habité et, en conséquence, sa dimension culturelle. Un horizon construit, un premier plan de matière, et un propos sur le territoire photographié : là comme à Chelles, à Créteil, à Montesson ou à Brasilia, un même regard, une même capacité d’analyse et un même mystère, pour dire que la photographie documentaire est un engagement artistique qui se situe bien au-delà de l’objectivité.

  • Année•s : 2002-2003
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée, Ministère de la Culture et de la Communication, Ville de Marseille
  • © Emmanuel Pinard / Adagp, Paris, 2020

Emmanuel Pinard

Emmanuel Pinard est né le 17 octobre 1962 à Ham (60), et décédé le 6 septembre 2014 à Aulnay-sous-Bois (93).

Autodidacte, il s’oriente vers la photographie à l’âge de 18 ans. Son travail vise avant tout à donner à lire la structure profonde des paysages qu’il photographie.

« J’ai tenté de représenter ces espaces ordinaires en me concentrant sur l’épaisseur naturelle des choses, afin d’éviter toute échappée dans une représentation poétique du merveilleux de la vie quotidienne, sans association inconsciente même si ce qui motive le choix de cette photographie plutôt qu’une autre reste mystérieux. L’image n’est pas composée, elle s’impose comme un tout, comme une évidence. Elle s’impose par la force de sa généralité, au risque d’un certain formalisme. » Emmanuel Pinard

 

Son œuvre est jalonnée de nombreuses expositions personnelles et collectives, de bourses et d’éditions. L’enseignement occupe une place importante dans son parcours. Sa première expérience d’enseignement a lieu lors de son séjour à Brasilia dans le cadre de la Villa Médicis hors-les-murs. Il intervient ensuite à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marne-La-Vallée, de Normandie et de Marseille. A partir de 2010, il est Maître assistant titulaire en Arts Plastiques et Visuels à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais.

Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Digue du large
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Résidence du Cap Janet
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Chemin du Cap Janet
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Gare d'Arenc
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Traverse du Moulin de la Villette
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole J3
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole J4
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole J3
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Quai de la Tourette
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | A55
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole du Cap Janet
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Avenue du Général Leclerc
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Traverse du Moulin de la Villette
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Place Belle Vue
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Digue du Large
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Ozanam
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Racati
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Peyssonnel
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Urbain
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Cap Pinede
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole J1
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Antoine Zattara
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Pautrier
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Danielle Casanova
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Boulevard de Brancion
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Boulevard de Dunkerque
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | A7
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Bidha
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Chemin du Cap Janet
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Chemin du Cap Janet
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Saint Cassien
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Boulevard d'Antoine
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Place Jules Guesde
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Mole J3
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Quai des Anglais
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Honoré d'Urfe
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Boulevard de Brancion
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Levat
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue du 141 Ria
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue Honnorat
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Rue de Turenne
Emmanuel Pinard | Marseille | 2002-2003 | Place Jules Guesde

Hélène David

Noces ou les confins sauvages

à propos

À propos de la série

« En 2012, je sollicite l’aide à la photographie documentaire contemporaine du CNAP pour mon projet « Kerkennah, la renaissance du bleu ». Il s’agit de poursuivre une recherche sur le littoral méditerranéen, en explorant les modalités de relations durables entre les habitants des îles Kerkennah – Tunisie – et leur espace maritime. Un premier séjour en Novembre 2012 me permet de poser les bases d’un travail documentaire. Mais, en 2013, je suis contrainte de renoncer à mes déplacements à l’étranger et à mon activité de grand reportage. Je recentre alors cette recherche sur le littoral de ma région, en puisant dans la connaissance familière de ce territoire, mais aussi dans mon expérience intime. Pratiquant la danse contemporaine, la question de la relation du corps à la nature méditerranéenne devient centrale, et la notion de vulnérabilité, celle de la diversité du vivant, soutient en filigrane ce récit en devenir. Je m’appuie également sur l’essai d’Albert Camus, « Noces à Tipasa », où le jeune écrivain raconte son expérience des rives algéroises, comme un vécu fondateur de son « être au monde ». Les mots de Camus stimule un nouvel imaginaire des calanques, et me relie à cet autre rive, en écho à la nôtre. Peu à peu se dessine le récit « Noces ou les confins sauvages ». Bien que contrarié, ce projet a permis de renouveler mon écriture documentaire, et d’aborder par un biais sensible des questions écologiques. Il a ouvert une réflexion, puis un partenariat, avec une jeune institution sur le territoire (2012) : le Parc National des Calanques. La réalisation de l’ouvrage avec Céline Pévrier, éditrice, lance les bases d’une recherche sur l’objet livre, à développer sur de prochains projets. (Avec le soutien du CAC Arts plastiques de la région PACA (Sud), l’aide à l’édition du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, et une souscription du Parc National des Calanques). » Hélène David

  • Année•s : 2012-2017
  • Commune•s : Cassis, La Ciotat, Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Hélène David

Hélène David

« Depuis 2005, et la co-réalisation de l’ouvrage « Réfugiés climatiques » du collectif Argos, mes travaux documentaires sont inspirés par une « écologie du sensible », selon l’expression de l’anthropologue Tim Ingold. Cette démarche cherche à questionner nos relations au vivant, plus particulièrement en Méditerranée, où j’ai choisi de m’installer en 2008. Dans un contexte de crise environnementale, je souhaite ainsi participer à la construction transdisciplinaire de nouvelles manières d’habiter, en produisant des récits avec d’autres auteurs ou institutions (comme les Archives Départementales des Bouches du Rhône avec la création d’un fond photographique à partir de « L’esprit des calanques » en 2012). Noces ou les confins sauvages, traversée intime du littoral, m’a amené à redéfinir de précédentes pratiques documentaires – des écritures aux objets – et à envisager différemment la place des publics dans le dispositif de création. Après différentes expositions, la publication de l’ouvrage aux éditions sunsun en 2018 et plusieurs acquisitions (Arthotèque Intercommunale Ouest Provence, FCAC Ville de Marseille), je prolonge cette recherche grâce au soutien du CNAP (2019). Il s’agit maintenant de suivre la piste de l’homme-animal : une expérience de la rencontre entre espèces et de la traversée des frontières, pour composer un récit choral de nos relations aux non-humains. Entamé au cours d’une résidence participative en pays de Grasse (Alpes maritimes) en 2018/2019, cette collecte de documents est désormais menée avec les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, pour une restitution à l’occasion du Congrès mondial de la nature en 2021. » Hélène David

Site internet

Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La mer cuirassée d'argent
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Les méduses
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La demeure dans les ondes. Plongeur à Cassis.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Grotte bleue
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La grotte. Tirage pigmentaire sur papier Awagami Kozo 
White 110g/m2. 40x60. Tirage réalisé par Cyril Barbotin, laboratoire Aza, Marseille. FCAC
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | L'odeur des absinthes Tirage pigmentaire sur papier Awagami Kozo 
White 110g/m2. 40x60. Tirage réalisé par Cyril Barbotin, laboratoire Aza, Marseille.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Le Puffin. 1/10 Tirage pigmentaire sur papier Awagami Kozo 
White 110g/m2. 40x60. Tirage réalisé par Cyril Barbotin, laboratoire Aza, Marseille. Puffin cendré juvénile.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Anémone de mer, détail.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Vincent sur le chemin de Callelongue à Marseilleveyre
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La grotte , entre Callelongue et Marseilleveyre.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La grotte bleue dans la calanque de Morgiou.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Astragale sur l'île de Riou
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Ressac sur l'archipel de Riou
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | La grotte bleue dans la calanque de Morgiou.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Nathalie à Sugiton
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Pins à Cassis
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Ressac à la calanque de Morgiou
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Parc Pastré
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Julien à la baie des singes
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Les graminées après l'incendie
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Les oblades. Calanque de Sormiou
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Julien au Pierres Tombées
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Ciel d'automne.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Fond marin à la calanque de Sugiton
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Chemin entre la calanque de la Mounine et Marseilleveyre
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Le baiser
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Tirage pigmentaire sur papier Awagami Kozo 
White 110g/m2. 50x75. Tirage réalisé par Cyril Barbotin, laboratoire Aza, Marseille. FCAC.le baguage du Puffin cendré.
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Un grouillement d'êtres vivants. ( Les étourneaux)
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | Nathalie et Frédéric
Hélène David | Noces ou les confins sauvages | 2012-2017 | L'anémone de mer. Entre Callelongue et Marseilleveyre
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