Les collections

Les collections présentées dans cette exposition sont des séries d’images issues de l’inventaire et assemblées à nouveau par des personnalités invitées. Ces « collectionneurs » nous offrent ainsi leur point de vue singulier sur ces territoires. Ils deviennent pour un temps les commissaires d’une vaste exposition photographique qui rassemble ces terrains d’enquête en nous proposant de les parcourir avec eux.

Jean-Noël Consales

Agraire

à propos

À propos de la collection

Tous les manuels de géographie rurale l’affirment : les paysages agricoles méditerranéens ne peuvent s’envisager qu’au pluriel, au regard de leur grande diversité. En effet, en fonction des variations des caractéristiques physiques locales, mais aussi des différences d’interprétations que font les sociétés méditerranéennes de ces spécificités à travers le temps, les configurations spatiales liées à l’agriculture et à l’élevage changent fortement d’un territoire à l’autre, d’un finage à l’autre.

Quelle diversité agricole traduisent les paysages provençaux, bucco-rhodaniens ou métropolitains ? Par-delà les seuls héritages de la trilogie méditerranéenne (blé, vigne, olivier), se révèle  toute la richesse de faciès cultivés qui se déclinent non seulement en raison de facteurs naturels (pente, sols, microclimats, etc.), mais encore en raison de facteurs humains (irrigation, savoir-faire, organisations sociales, techniques, etc.). Les terroirs, qui résultent de la lecture plus ou moins séculaire que font les hommes et les femmes de la petite portion de croûte terrestre qu’ils habitent, donnent ainsi à voir des organisations spatiales subtiles entre l’ager (l’espace cultivé), le saltus (l’espace non-cultivé dédié à l’élevage) et la silva (l’espace des bois et des forêts).

Ces paysages traduisent également quelques invariants agricoles typiquement méditerranéens, parmi lesquels figurent notamment l’irrigation qui répond à la sécheresse du climat, ou les liens étroits qu’entretiennent les économies agraires avec les villes.

Il ne s’agit pas, toutefois, de considérer ces paysages agricoles de manière figée, au seul prisme de leur épaisseur historique. Il faut, au contraire, les apprécier de façon dynamique, c’est-à-dire les envisager comme des structures spatiales en perpétuelle évolution. A cet égard, il convient de mettre en évidence les grandes causes de mutations paysagères, au premier rang desquelles se présente l’urbanisation massive que subissent les territoires méditerranéens. Se posent alors la question de l’avenir de leurs agricultures, dans un contexte d’urgence environnementale et écologique. Sans doute que les multiples appropriations citoyennes de l’agriculture qui s’inventent jusqu’au cœur des villes (agricultures urbaines) dessinent des pistes de réponses possibles, éminemment porteuses d’espoir.

 

Jean-Noël Consales

Jean Noël Consalès est docteur en géographie et aménagement du territoire depuis 2004. Il est l’auteur d’une thèse intitulée « les jardins familiaux dans l’arc méditerranéen : laboratoires territoriaux de l’agriculture urbaine ». Depuis 2005, il est maître de conférences en géographie, aménagement du territoire et urbanisme (Aix-Marseille Université/UMR TELEMMe). Ses travaux de recherches portent sur les relations ville/nature et sur la mobilisation de la nature dans les projets d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de paysage, à différentes échelles territoriales. Ils se fondent sur quatre champs : les sciences du paysage, la planification et l’urbanisme paysagers, l’agriculture urbaine et le jardinisme.

Jean Noël Consalès est l’auteur d’une cinquantaine de publications sur ces sujets. Il a participé à de nombreux programmes de recherches sur la nature en ville (trame verte et bleue ; agriculture urbaine ; sols urbains). Il co-dirige le parcours de Master « Projet de Paysage, Aménagement et Urbanisme » de l’IUAR (AMU).

Pont sur l’échangeur A7-A8, La Fare-les-Oliviers, 2012
L'échangeur A7-A8, La Fare-les-Oliviers, 2012
Vallée de l'Arc, route de Berre, La Fare-les-Oliviers, 2012
Portail, La Fare-les-Oliviers, 2013
Bord de route, La Fare-les-Oliviers, 2013
Chaîne de la Fare et vignoble, Lançon-de-Provence, 2013
Quartiers Nord, Le Merlan. Espace agricole de Four de Buze, en piémont du massif de l'Etoile, au pied du lotissement de la Batarelle, juste en dessous du Canal de Marseille.
Quartiers Est, la Fourragère. Serres agricoles sur l'emprise du foncier acquis par la ville au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Quartiers Nord, le Merlan. Le Canal de Marseille transporte l'eau de la Durance qui irrigue le terroir marseillais depuis le milieu du XIXe siècle.
Vue sur les quartiers Nord depuis les jardins ouvriers et familiaux de Montolivet, situés sur l'emprise du foncier acquis au milieu du XXe siècle pour la voie de contournement L2.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de Berre l'Etang. Canal et vue arrière d'ensemble des bâtiments techniques des salins, à gauche le poste de douane.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. En contrebas de la colline de Saint-Blaise,  canal des Martigues, vue en surplomb sur le Lavalduc.
vue sur la ruine, D3, vers Saint-Paul-Lez-Durance
ligne, autour de la D30.
canal, D4.
panneaux solaires, D4.
Rhodanie, Montdragon, plaine inondable
Rhodanie, Codolet, digues de protection contre les inondations, batardeau et pompes de réesuyages
Rhodanie, Plaine industrielle et agricole de Laudun, vers le site industriel de l'Ardoise.
Rhodanie, Tarascon, lieu dit
Rhodanie, Saintes-Maries-de-la-Mer, primeur
Rhodanie, Port Saint Louis du Rhône, canal du Rhône à Fos.
Rhodanie, Saintes-Maries-de-la-Mer, Le reculat (LD), Le petit Rhône
Palunette, Arles. 2012
Palunettes, Arles, 2011
Rizières au Sambuc, Arles. 2012
Sur le GR2013, étape 14 - 12 juillet 2013 - Marseille - de Mazargues à la Valentine.
VUES D'ENSEMBLE AVEC LA VOIE FERRÉE AU FOND DU JARDIN DE L'ECUREUIL AUX AYGALADES , MARSEILLE 15. AFFILIÉ A LA LIGUE FRANÇAISE DU COIN DE TERRE ET DU FOYER , FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS.
PARCELLE AVEC VUE SUR LES SILOS DES GRANDS MOULINS, JARDIN MAGALI AIGUIER A LA VALENTINE, MARSEILLE, FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
PARCELLE DE PIERRE ESPOSITO, PRESIDENT DU COMITÉ LOCAL DE LA FEDERATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX, JARDIN DU CASTELLAS AUX AYGALADES, MARSEILLE
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE, VUES DES PARCELLES INTERIEURES
JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE, VUES DES PARCELLES INTERIEURES
JARDIN JOSEPH AIGUIER A MAZARGUES, MARSEILLE, FÉDÉRATION NATIONALE DES JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS.
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sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
sans titre, PNR des Alpilles
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
La Bouilladisse, 2010.
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, des collines de Lançon de Provence à Berre l'étang, paysage rural, agriculture, oppidum Constantin
repérage GR2013, de Martigues à Rassuen (Istres)
repérage GR2013, de Martigues à Rassuen (Istres)
Clôture, étang de Berre, Saint-Chamas, 2012
Route de Berre, hiver 2020
sans titre (15-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
sans titre (43-10), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94

Véronique Mure

Habiter à plusieurs peuples sur le même sol

à propos

À propos de la collection

Je fais impudemment mien ce titre d’un article du sociologue Antoine Hennion1 posant une question : Comment co-habiter, égaux et différents ?

C’est cette question que je voudrais prolonger ici. Comment habiter en arbre dans le monde des hommes ?

Les données scientifiques ne manquent pas. Nous le savons, les arbres ne vivent jamais seuls, ils ont besoin de faire société. Nous savons aussi, au moins inconsciemment, que nous sommes intimement liés aux arbres, et plus généralement au règne végétal. Nous, genre humain, ne poursuivrons pas le voyage sans eux, sans leur présence bienveillante et salvatrice. Dans l’antiquité déjà, le platane d’Orient (Platanus orientalis), père de notre platane hybride, était planté dans l’espace public. Pline l’ancien, au 1er siècle, en témoigne.

Mais qui ne s’étonnera à juste titre qu’on fasse venir d’un monde étranger un arbre, uniquement pour son ombrage ? (…) Cela se passait vers l’époque de la prise de Rome (an de Rome 364 – IVe siècle avant notre ère). Depuis, cet arbre est devenu dans une telle estime, qu’on le nourrit en l’arrosant de vin pur.2

Nous devons cependant prendre acte de la façon dont nous accueillons aujourd’hui le règne végétal dans la ville, et plus précisément dans les aménagements produits par nos sociétés carbonées, noyées dans le bitume. Nous avons perdu le lien, l’estime. Pour reprendre les mots de Baptiste Morizot, nous devons prendre acte de l’appauvrissement de la relation que nous tissons avec le monde vivant. (…) on « n’y voit rien », on n’y comprend pas grand-chose, et surtout, ça ne nous intéresse pas vraiment (…) ça n’a pas de place légitime dans le champ de l’attention collective, dans la fabrique du monde commun.3

  1. Hennion, A., Habiter à plusieurs peuples sur le même sol, Actes du colloque « Brassages planétaires, jardiner le monde avec Gilles Clément » Ed. Hermann, 2020.
  2. Pline l’ancien, Naturalis historia, 1er siècle.
  3. Morizot, B., Il faut politiser l’émerveillement. Itw par Nicolas Truong, Le Monde – 04 août 2020

Véronique Mure

Botaniste et ingénieur en agronomie tropicale, Véronique Mure défend depuis 30 ans la place des arbres dans les villes, les jardins et les paysages méditerranéens.

Une grande partie de son parcours professionnel s’est fait dans le domaine public où elle s’est attachée, entre autre, à préserver et valoriser les paysages qui font l’identité de ces territoires.

Elle exerce aujourd’hui une activité indépendante d’expertise et conseil en botanique. Crée en 2010, Botanique-Jardins-Paysage, basé à Nîmes, est spécialisé dans l’étude de la flore, en particulier méditerranéenne, et de ses liens avec les paysages d’un point de vue naturaliste, historique ou prospectif. Que ce soit dans ses missions d’analyse, de conseils ou d’interprétation Véronique Mure œuvre pour donner toute sa place au vivant dans les projets. C’est une conviction qu’elle aime partager et transmettre, qui l’a amené à publier plusieurs ouvrages et à enseigner la botanique à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles site de Marseille, ainsi qu’à l’université du temps libre de Nîmes.

Site internet

Marseille, parc du 26° Centenaire, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Teenagers climb a tree at Longchamp park in Marseille, France, 2017.
LE TEMPS PRESENT,FETE D  ECOLE VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2014
Marseille, parc Chanot, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Aix-en-Provence, boulevard Carnot, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
PUYLOUBIER, FRANCE, 2014
Marseille sans titre n°07, (764-01), 83x83cm FC876
série Euroméditerranée, commande publique 2002-03
Notre-Dame de la Garde, 2000
Marseille, jardin Mirès, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Port autonome, 2001
Estaque, 2000
Quartiers Nord, Saint-André. Quelques ailantes (Ailanthus altissima) poussent dans l'enceinte d'un entrepôt, chemin du Littoral, au niveau de la gare de Mourepiane.
paysage urbain, documentaire
Sans titre, de la série Aygalades
Sans titre, de la série Aygalades
Aéroport principal Marseille-Provence | Parc numéro 3 du personnel de Service | 03/2003
Pratiquer le risque
sans titre (7110-12), série Le Territoire du Bord, 2016
Marseille sans titre n°17, (879-09), 110x110cm FC912
série Euroméditerranée, commande publique 2002-03
An apartment building in Marseille, France in 2018.
Zac du Jas de Bouffan, été 2013
Vue sur le Rhône depuis l'Hôtel de L'Hoste, Arles
Club de Kanoe
Milieu de l'allée des Primevères et de l'avenue des Félibres | Tranchée couverte de Montolivet-Bois-Luzy | Rocade L2 Est | 04/2003
Rhodanie, Bollène, zone industrielle Domitia
sans titre (7316), série Le Territoire du Bord, 2016
Chaîne de la Fare et vignoble, Lançon-de-Provence, 2013

Bertrand Folléa

Paysages de lisière

à propos

À propos de la collection

En écologie, la lisière au plein sens du terme constitue un véritable espace d’interface, qui garantit la transition douce entre deux milieux. C’est un écotone : espace de transition écologique entre deux écosystèmes, avec ses conditions de milieu propres, avec des espèces végétales et animales également propres.

En urbanisme, la lisière urbaine est l’espace d’interface entre « ville » et « nature économique », en charge de gérer la relation et les échanges entre les deux, relation fondatrice de paysage. Elle constitue la transition entre l’espace urbanisé ou à urbaniser et l’espace agricole, forestier ou « naturel ». La lisière urbaine peut se matérialiser de multiples façons et à toutes les échelles, depuis la vision métropolitaine d’une agglomération inscrite dans un espaces naturel, jusqu’à la clôture du jardin s’ouvrant sur un espace agricole.

Elle peut se constituer progressivement en étant programmée dans les opérations d’urbanisme, concrétisant la limite d’urbanisation par son épaisseur. Elle peut être spécifiquement aménagée pour cela, participant ainsi de l’organisation du territoire. La lisière prend alors le plus souvent la forme d’un espace planté, accessible et appropriable pour les habitants : manière pour la ville ou le quartier de se tourner vers l’espace agricole ou de nature, de reconnaître tout simplement son existence et sa valeur.

Or, souvent, les espaces de relation entre les zonages de l’urbanisme et de l’aménagement (zone urbaine, zone agricole, zone naturelle) forment les angles morts des politiques publiques, révélateurs de leur sectorisation : entre grands ensembles et massifs ; lotissements et espaces agricoles, naturels ou forestiers ; zones d’activités et campagne agricole ; villes ou villages et littoral, cours d’eau ou zones humides ; espaces de loisirs et nature ; etc. La lisière, non reconnue en tant que telle, s’amenuise, donnant lieu à des situations problématiques pour les usagers des limites urbaines : oubli des connexions vers les espaces de nature environnants dans les nouveaux quartiers, disparition des terres agricoles au profit d’une urbanisation mal contrôlée, accroissement des risques liés aux incendies par la confrontation directe entre habitat et forêt, etc.

Le Projet de Paysage métropolitain a identifié dans de nombreuses démarches en cours ces secteurs d’interfaces comme une thématique récurrente et polymorphe devant être mise au service des objectifs de (re)qualification, restauration, préservation et valorisation du territoire. La Métropole Aix-Marseille Provence a missionné dans ce sens l’Agence Folléa-Gautier pour réaliser un Plan de paysage visant à réinterpréter ces espaces de lisières, comme une véritable interface d’échanges et de diversités.

Bertrand Folléa

Bertrand Folléa est, avec Claire Gautier, cofondateur et cogérant de l’agence Folléa-Gautier paysagistes urbanistes, Grand Prix National du Paysage en 2016.
Depuis 1991, l’agence Folléa-Gautier conçoit et met en oeuvre des projets d’aménagement en France métropolitaine, en outremer et à l’international : jardins, espaces publics, écoquartiers, renouvellement urbain, infrastructures, sites culturels et touristiques, espaces naturels, … Elle réalise également des études et projets d’urbanisme, de paysage et d’aménagement du territoire aux échelles régionales, départementales, intercommunales et communales : plans d’urbanisme et de paysage, documents d’urbanisme, atlas de paysage, … L’agence Folléa-Gautier considère le paysage comme la spécialité de la non spécialité : tel que perçu et vécu par les populations, il concerne en effet l’ensemble des champs sectoriels de l’aménagement. L’approche sensible, qui met l’humain au centre, est toujours privilégiée par l’agence dans ses processus d’étude, de conception et de mise en oeuvre.

Bertrand Folléa partage son temps entre les projets de l’agence Folléa-Gautier et l’enseignement (Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois/INSA CVL, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles – Marseille). Il est également directeur de la chaire d’entreprise ‘Paysage et énergie’ à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles – Marseille depuis 2015.

Site internet

DEPUIS LA COLLINE DE LA MURE, VUE SUR LES JARDINS OUVRIERS DU CASTELLAS ET PANORAMA SUR LA VILLE, TOURS CMA LA MARSEILLAISE, LE PORT ET LA RADE SUD EST, QUARTIER BOREL AYGALADES, MARSEILLE 15
Sans titre, de la série Aygalades
PANORAMA SUR LES QUARTIERS DE ST HENRI, L’ESTAQUE, ET LE MAILLAGE AUTOROUTIER A55, IMMEUBLES LE MERLIN  , PISCINE ET TENNIS CASTELLANE  ET LOTISSEMENT MAISON INDIVIDUELLE PRIVÉ, QUARTIER DE SAINT ANTOINE, MARSEILLE 15
VUE DEPUIS L’AVENUE RELLYS ET LE PARKING EXTERIEUR DU GRAND LITTORAL
DEPUIS LA COLLINE DE NOTRE DAME VUE À L’OUEST VERS LES ILES DU FRIUOL, QUARTIER D’ENDOUME AVEC LE CLOCHER , BOMPARD ET LES CATALANS. AU CENTRE LE CHATEAU EN BRIQUE DU BELVEDERE, LES IMMEUBLES DU BVD TELLENE, MARSEILLE 7
Sur le GR2013, étape 8 - 19 avril 2013 - de Salon-de-Provence à La Fare-les-Oliviers, à travers
Pelissanne et Lançon-de-Provence.
Marseille, campagne Pastré, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
La Bouilladisse, 2010.
Sur le GR2013, étape 12 - 14 juin 2013 - Marseille - de Saint Antoine au Vieux-Port.
La Bouilladisse, 2010.
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Z.A.C. Château Gombert | Rue Robert de Roux | 11/2002
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2015
sans titre, PNR des Alpilles
Quartiers Nord. Vue de Marseille depuis le
Centre-ville, Endoume. Parking de la résidence la Grande Corniche, au-dessus du vallon des Auffes.
TERRAIN EN FRICHE RUE FREGIER  AVANT LA CONSTRUCTION DE L’IMMEUBLE RESIDENTIEL  DU 91 CORNICHE KENNEDY, AU SOMMET LE QUARTIER DE SAMATAN MARSEILLE 7
Berre l'Etang, parc Henri Fabre, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Fos sur Mer, avenue René Cassin, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
LA ROUTE DES GOUDES, CALANQUES DES TROUS ET MASSIF DE L’AGNEAU MARSEILLE 8
Plan d'Aou, 2000
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
Sur le GR2013, étape 15 - 26 juillet 2013 - Marseille - de Saint-Antoine à Picon-Busserine.
sans titre, PNR des Alpilles
Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 -  Vue haute sur le site industriel et de la limite de la ville, arène et villas au premier plan, la route et la station essence au plan intermédiaire, en arrière plan : les cuves pétrochimique Esso, les tours des raffineries. Autres signatures visuelles du site.
Pratiquer le risque

Sylvain Prudhomme

Romans

à propos

À propos de la collection

J’ai voulu rassembler ici des photos qui avaient à mes yeux cette particularité : être à elle seule des romans. Photos-romans, comme il y a des romans-photos, à ceci près que ces images-là n’illustrent rien, ne montrent nulle action en cours, ne renferment nulle anecdote – surtout pas d’anecdote.

Simplement elles attendent. Hospitalières. Ouvertes. Actives.

Images en attente de fiction. Qui sitôt contemplées enclenchent l’imagination, appellent la fable. Ce n’est pas quelque chose qui est déjà là, sous nos yeux, dans le cadre. C’est quelque chose qui va se passer, dans une seconde, dans un instant. Et la photo déjà le sait.

Je pense à ces graines capables de rester des décennies sans germer dans le désert, jusqu’au jour où quelques gouttes de pluie les réveillent. Je pense au nom donné par les botanistes à cette faculté : la dormance. Images douées de dormance. Images-mondes, pleines, grosses de possibles, vibrantes d’événements à venir.

Comme si aux trois dimensions de l’espace s’en ajoutait une autre, sorte de profondeur insituable qui aussitôt m’arrête et m’absorbe : quelque chose d’une réserve, d’un suspens avant le surgissement. Un potentiel de fiction partout affleurant. Roman en puissance, sur le point d’éclore.

Sylvain Prudhomme

Biographie à venir.

Marais de Saint-Seren, Arles. 2011
Suedwall, Marseille, 2017-2019
marais avant l'orage, autour de Vinon-sur-Verdon.
Marseille, parc Borély, série Aller aux Jardins 2010-11, réalisée dans le cadre du programme Images Contemporaines/Patrimoine du CG13
Quartiers Nord. Sentier reliant la Viste au centre commercial Grand Littoral.
Rhodanie, Bollène, contre-canal du Rhône
Rhodanie, ile de la Barthelasse au nord d'Avignon, parc des Libertés. Bras mort du fleuve à la suite des aménagements hydroélectriques
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2014
Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Marseille depuis le Baou Rond, 2014
Rodéo
L'équipe 3 de l'Etoile Sportive Fossénne. derrière le Stade des Marais, on distingue l'usine Arcelor Mittal
L'équipe 3 de l'Etoile Sportive Fossénne. Manifestation des Métallos pour la réforme des retraites.
L'usine EDF de Martigues est monumentale. Elle ne sait se faire oublier. Du fond d'un vallon, à l'horizon ou derrière une colline, ses quatre cheminées s'élèvent vers le ciel comme pour vous engloutir. Les habitants de la région la vénère comme le peintre et sa muse.
Dormir
Chemin de Banon, printemps 2018
Saint-André, 2010
quai de la Joliette
siege social CMA-CGM
sans titre
A man sits on grass at Palais Longchamp in Marseille, France, 2018.
France, Marseille, 2007
Euroméditerranée project

France, Marseille, 2007
Quartier Euroméditerranée

© Denis Darzacq / Agence VU
Commande du Fonds National d'Art Contemporain
siege social CMA-CGM
brume, D70.
sans titre
Septembre.
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
ORGON, FRANCE, 2015
Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
CHARLEVAL, FRANCE, 2014
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
BOULBON, FRANCE, 2014
Grégory, les calanques, 2009
gare maritime
Esplanade du Fort Saint Jean J4

Zoé Hagel

Raconter d’autres histoires

à propos

À propos de la collection

La possibilité d’un monde commun exige de nous éloigner de ce que l’on considère comme évident et qui nous exonère trop facilement de nous interroger sur ce, celles et ceux qui se trouvent exclus par ces apparences d’incontestabilité et d’inéluctabilité. Les injustices embarquées écrasent en effet la pluralité de ce qui nous constitue en tant que vivants, de même qu’elles occultent la diversité de nos appartenances et interdépendances, réduisant ce faisant la diversité de nos possibles devenirs.

Il s’agit en ce sens de réapprendre à être sensible au fait qu’habiter « c’est toujours cohabiter » (Morizot) et de cesser par là-même de refuser aux « autres que soi », humains comme « non-humains », le statut d’habitant (Ferdinand, Morizot). Faire face à la mise en danger continuelle du vivant suppose donc de transformer le champ de nos attentions et nos manières de faire importer. Cela nécessite d’apprendre à déhiérarchiser pour laisser émerger de nouvelles questions et parvenir à ne plus séparer mais au contraire penser et rencontrer « des êtres toujours-déjà mélangés, attachés » (Hache 2011).

Nous avons dès lors besoin d’élargir nos facultés à écouter, regarder, mais aussi nous laisser toucher par nos milieux et les raconter. Les photographies exposées s’offrent ici comme des prises concrètes, véritables voies ouvertes sur des possibilités de lire autrement les présences qui à la fois nous accompagnent et nous constituent. Expériences sensibles de nos milieux, elles nous mettent en capacité d’autres récits, où l’autre n’est pas forcément celui ou celle voire même ce que l’on croit. Réinterrogeant nos modes d’habiter par ce qu’ils nous font concrètement, à travers ce qu’ils engendrent, mettent en relations et génèrent, ces œuvres redonnent de l’épaisseur à ce qui nous fait vivre. Dépliant nos communautés, elles organisent la possibilité de futures rencontres.

Ce sont dès lors notre pouvoir d’agir et nos conditions mêmes d’êtres vivants qu’elles intensifient.

Zoé Hagel

Zoé Hagel est Maître de Conférence à l’université d’Aix-Marseille. Son cheminement de l’écologie scientifique à l’urbanisme s’ancre dans la nécessité de déhiérarchiser nos regards sur l’existant et le désir de déplier nos manières de vivre et d’habiter. Faisant place aux dimensions sensibles et vécues, ses approches interrogent la fabrique urbaine au prisme de ce que les milieux urbains nous font concrètement, à travers ce mais aussi celles et ceux qu’ils mettent en relations.

Roubine de Fumemorte, Arles. 2012
Tour du Valat, Le Sambuc, Arles. 2011
sans titre, PNR des Alpilles
Port autonome, 2000
quai de la Joliette
Port autonome, 2000
Luttes | Photographie en couleur d'un homme sur une barque pour dénocer la pollution
Gestes du travail | Photographie en noir et blanc d'une amare lancée du haut d'un bateau pétrolier et formant un homme dans le ciel
Gestes du travail | Photographie en N/B d'un homme qui rentre dans une cuve de pétrole vide
Photographie en N/B d'un filet de pêche avec des têtes de poisson qui sortent
Extrait du Fond FOS-SUR-MER - 1979 - Série
Rhodanie, Caderousse, La Grange du Passeur, vers-usine hydroélectrique de Caderousse, Fête du Chien d'arrêt.
Rhodanie, Plaine industrielle et agricole de Laudun, vers le site industriel de l'Ardoise.
Le conservatoire du littoral a confié la gestion de l'archipel de Riou au CEN PACA. L'équipe du conservateur, Alain Mante, veille sur la population de puffins, oiseaux migrateurs protégés. MARSEILLE.
Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
BOULBON, FRANCE, 2014
Centre-ville, gare Saint-Charles. Massif de grandes ciguës (Conium) sur un pied d'arbre, place des Marseillaises.
Suedwall, Marseille, 2017-2019
Rhodanie, Camargue, grand Rhône, Station de Pompage la grande Montlong.
Centre-ville, Belle-de-Mai. Mur de lierre avenue de Plombières.
LE JARDIN DU CASTELLAS AUX  AYGALADES, MARSEILLE 15E. VUE PANORAMIQUE, DU PLUS VASTE JARDIN FAMILIAL DE MARSEILLE AVEC 234 PARCELLES
JARDINS OUVRIERS À ST ETIENNE AU PIED D'UNE TOUR D'HABITATION COLLECTIVE
JARDINS OUVRIERS À ST ETIENNE AU PIED D'UNE TOUR D'HABITATION COLLECTIVE
sans titre (21-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Chemin de Saint-Donat, printemps 2018
Marseille. FRANCE. (Marseille City). Aux portes de la ville, le parc national  des Calanques verra le jour en 2011. Calanque de Morgiou, 9ème arrondissement. Les sangliers se rapprochent des habitations.
Une tortue luth, espèce en voie de dispartion a été retrouvée dans les filets d'un pêcheur. Calanque de Morgiou, Marseille, 9ème arrondissement. 27/08/2010.
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons.  Condensateur ruiné. Gros Plan
Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: vestige d'exploitation, plan rapproché.
LE TEMPS PRESENT, VILLAGES DANS LES BOUCHES DU RHONE
EYGALIERES, FRANCE, 2011

Les séries

Les photographies rassemblées par cet inventaire sont issues de travaux d’enquêtes réalisés depuis les années 1980 dans l’aire métropolitaine des Bouches-du-Rhône. Chaque série d’images est présentée par son auteur, renseignée par lui et accompagnée des informations et des documents qui permettent de comprendre la nature de l’enquête et le contexte de la commande. Les séries sont exposées ici les unes en regard des autres et dressent ainsi le portrait complexe et kaléidoscopique d’un territoire métropolitain.

Lucien Ayer

Là où le feu

à propos

À propos de la série

Il y a environ 10000 ans, le dessèchement de l’ancien delta de la Durance a donné naissance à la région des Coussouls, située entre Arles et Fos-sur-Mer. Ce territoire se caractérise par le charriage de galets et la formation d’une sédimentation minérale qui empêche la croissance des plantes. Il est considéré comme une steppe en raison de sa faune et de sa flore spécifiques.

Visuellement pauvre, ce territoire est composé par des éléments qui échappent à la vue, tels que le passage de pipelines en son sol ou encore des zones militaires interdites d’accès. Ce sont les bergeries qui forment le relief de ce territoire plat et aride dans ce lieu aux enjeux majeurs tant à l’échelle nationale qu’à l’internationale. La série photographique explore ainsi ce territoire en utilisant l’analogie du feu.

  • Année•s : 2022
  • Commune•s : Plaine de la Crau
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Lucien Ayer

Lucien Ayer

Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la photographie d’Arles, Lucien Ayer se consacre à la photographie documentaire contemporaine. Son travail explore la manière dont les espaces sont habités à travers le médium photographique. Il met en relation l’architecture vernaculaire et son environnement. Il accorde une grande importance à l’évolution des milieux dans lesquels il réalise ses séries, qu’ils soient urbains ou ruraux, et cherche à documenter les enjeux qui les caractérisent.

Site internet

Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.
Lucien Ayer | Là où le feu | 2022 | Plaine de la Crau.

Olivier Monge

Marseille, topologie d’un péril imminent

à propos

À propos de la série

« Après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 à Marseille, il m’a semblé nécessaire de me pencher, à froid, sur l’état du parc immobilier de la ville afin de comprendre les mécanismes qui ont menés à cette catastrophe, en décrire aussi l’impact humain. L’idée principale est de produire une mémoire, un état des lieux, un témoignage durable, une démarche artistique et patrimoniale exploitable et analysable dans le temps. La liste des arrêtés de péril imminent délivrés par la mairie m’a servi de base pour construire un inventaire des bâtiments évacués qui constitue un corpus de plus de 200 immeubles et 2100 personnes déplacées à ce jour. C’est aussi le portrait d’une ville abîmée, pas seulement autour de la rue d’Aubagne. Ce corpus est un patrimoine bâtit remarquable dans le sens où il est la résultante de l’histoire politique et sociale de la ville de Marseille. Ainsi cet ensemble de bâtiments est traité à la manière d’un cyanotype altéré faisant ainsi écho à un patrimoine ancien et dégradé. Le point de départ de ce projet est encré dans l’histoire de la photographie. En 1851, la Commission aux Monuments Historiques commande à cinq photographes une série d’images documentant les bâtiments endommagés par la révolution française, c’est la Mission Héliographique. Le but est alors de produire des dossiers documentaires visant à la restauration de ces bâtiments. La photographie servant à la fois de preuve et de document fait l’inventaire des biens à restaurer. De la même manière, ma collection d’immeubles et de personnes constitue un corpus sujet à la restauration. Cette démarche utilise deux caractéristiques apparues dès la naissance de la photographie, une croyance et un fait, la preuve et la mémoire. » Olivier Monge

  • Année•s : 2018-2019
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Olivier Monge

Olivier Monge

« Membre de l’agence MYOP, directeur Artistique de Fermé Le Lundi, mon travail s’articule autour de la notion de territoire, de patrimoine et de mémoire. Mon médium, la photographie, me permet de mettre en perspective les lieux et leur histoire au travers d’enjeux contemporains. Je parcours et enregistre des espaces géographiques où mon regard s’exprime en s’appuyant toujours au préalable sur des recherches, des études sur l’histoire, l’architecture ou la sociologie. J’ai besoin de comprendre avant de ressentir et retranscrire. Ensuite vient le temps de « l’expérience du paysage », celui de « l’investissement physique », puis enfin arrive le temps de la prise de vue. Je ne cherche pas un instant décisif, je travaille dans une durée déterminante. Celle du temps de pose, qui efface l’anecdote et scénarise le propos abordé : la fabrique réelle et imaginaire d’un lieu. Je ressens ainsi le besoin de collectionner, de décrypter et de décrire les lieux. Je témoigne également dans un souci de pérennité et je forme patiemment l’inventaire de mon regard. » Olivier Monge

Site internet

Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 43 rue Montolieu
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 37 rue Montolieu 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 1 traverse saint Bazile 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 1 rue Lafayette 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 20 rue des petites marie 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 1à cours julien 13006
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 75 rue d'aubagne 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 79 rue d'aubagne 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 71 rue d'aubagne 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 69 rue d'aubagne 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 15 rue de la fare 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent, 18 rue Jean Roque13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  20 rue d'Anvers 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  146 bd de.la Libération 13004
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  71-73 rue Clovis hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  68 rue Clovis hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  1 rue Lafayette 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  37 rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  63-65 rue d'Aubagne 13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  3 rue de la Palud  13001
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  7 rue saint Antoine 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  7 rue saint Antoine 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  68 rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  19 bis quai de la joliette 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  7 rue saint Antoine 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  68 rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  61 rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  75rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  33 rue Clovis Hugues 13003
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  38 bd Philipon 13004
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  28 rue de la Joliette 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  28 rue de la Joliette 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  7 rue des fiacres 13002
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  Nancy
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  Liza
Olivier Monge | Marseille, topologie d’un péril imminent | 2018-2019 | Olivier Monge/ MYOP, Marseille Topologie d'un péril imminent,  Gael

Brigitte Bauer

Montagne Sainte-Victoire

à propos

À propos de la série

« La montagne des tableaux de paysages. Depuis longtemps j’ai été intriguée par la présence quasiment constante de montagnes au fond des tableaux de paysages dits classiques. Que ce soit dans les tableaux de Nicolas Poussin ou dans ceux de Claude le Lorrain, Philippe de Champaigne, Jacob van Ruysdaël, Pierre Patel, De Dominiquin et bien d’autres encore, c’est en fait une seule montagne, une certaine forme surgissant de l’horizon qui revient sans cesse. Je sais que la présence de ces sommets lointains peut s’expliquer par des raisons symboliques ou par les besoins de la composition, j’ai beau savoir que cette montagne-type fait partie du répertoire usuel des éléments de paysage, et ce depuis toujours, elle me paraît pourtant être plus que cela.C’est à partir de la montagne du fond que semble se construire le paysage, c’est sur elle que finit toujours par venir le regard. Elle est à la fois point de départ et point d’arrivée. Sa constance et ses variations me sont devenues familières, nécessaires même.Ici, la montagne s’appelle Sainte-Victoire. Ce lieu, quoique chargé comme aucun autre de références picturales et littéraires, est résolument charmeur (comme on dit d’un magicien qu’il exerce un charme). Ce massif calcaire surgissant de la plaine, ces couleurs constamment changeantes, ces chemins qui invitent à la déambulation et en même temps nous tiennent à distance … Comment en parler, puisque tous les qualificatifs appliqués à ce lieu sont devenus tellement banals ? Pourtant, il est difficile de ne pas succomber au charme, et il est impossible de tout voir, de tout saisir en une seule fois, en une seule image. D’emblée, l’idée d’une série d’images s’impose, car l’émerveillement demande à être renouvelé, il me faut retourner sur ce lieu, souvent, pour regarder et essayer de comprendre pourquoi je reste sous le charme. Car il est vrai aussi que parfois l’emprise de la montagne devient trop forte, elle me pèse et elle m’agace, je n’ai plus prise et il n’y a plus d’images, alors je m’éloigne. Et puis j’y retourne. Au fur et à mesure que la quantité d’images augmente, la multiplicité des points de vue, les changements de saison et les variations de lumière font de cette montagne un paysage dont on ne peut faire le tour, dont on ne peut épuiser la diversité. Photographier la Sainte-Victoire – qui finalement se dérobe et reste inaccessible – c’est décliner à l’infini les indispensables questions de l’image : forme, couleur, lumière, construction… J’avais juste voulu photographier une montagne, et c’est devenu un véritable apprentissage des choses du paysage. Le charme de la Sainte-Victoire tiendrait-il dans le fait qu’elle serait toutes les montagnes – serait-ce finalement elle, la montagne du fond des tableaux de paysages ? » Brigitte Bauer, Mai 1999. Publié dans l’ouvrage « Montagne Sainte-Victoire », éd. IEME, Marseille 1999).

  • Année•s : 1992-1994
  • Commune•s : Aix-en-Provence
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Brigitte Bauer / Adagp, Paris, 2020

Brigitte Bauer

Née en Allemagne (Bavière), Brigitte Bauer vit et travaille à Arles. Après le développement d’une culture du paysage dans ses premières séries de photographies telles que Montagne Sainte-Victoire ou Ronds-Points, ses recherches s’orientent aujourd’hui davantage vers les territoires du quotidien, que ce soit dans l’espace urbain, rural ou familial ou encore à la lisière de son monde professionnel avec Vos Devenirs, un ensemble de portraits de ses anciens étudiants. Parmi ses principales publications, on trouve « Haus Hof Land » (éditions Analogues, 2017), « Aller aux Jardins » (Trans Photographic Press, 2012), « Fragments d’Intimité » (Images en Manœuvres, 2007), « Fugue » (Estuaire 2005), « D’Allemagne » (Images en Manœuvres 2003), « Montagne Sainte-Victoire » (Images en Manœuvres, 1999) et, plus récemment, les auto-éditions « Seoul Flowers and Trees, tribute to Lee Friedlander », 2018 et « akaBB – tribute to Roni Horn », 2019. Ses photographies ont fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’international et sont présentes dans des collections publiques et privées telles que le Fonds National d’Art Contemporain, la Bibliothèque Nationale de France, la Deutsche Bank, l’Union des Banques Suisses, le musée Carnavalet, le Centre de Photographie de l’Université de Salamanca…. Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 1990 et de l’Université Aix-Marseille en 1995, Brigitte Bauer enseigne la photographie à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes.

Site internet

Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (01-09), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (15-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (21-05), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (23-08), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (24-09), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (30-01), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (32-11), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (33-01), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (36-03), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (36-08), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (38-08), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (38-09), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (40-12), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (43-10), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (45-11), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (50-02), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (01-11), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (32-01), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (32-02), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (31-04), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94
Brigitte Bauer | Montagne Sainte-Victoire | 1992-1994 | sans titre (44-03), série Montagne Sainte-Victoire 1992-94

Iris Winckler

Sud

à propos

À propos de la série

« J’ai réalisé cette série après m’être installée à Arles pour mes études, en 2014. C’est l’époque à laquelle j’ai découvert Marseille, lieu que je connaissais pas, et que je ne m’étais même jamais imaginé. Ces images sont le fruit de longues marches solitaires au hasard des rues, entre 2015 et 2016. J’ai été frappée par la lumière du sud, qui est comme un voile blanc, ainsi que les couleurs, les textures et les détails urbains d’une ville encore « dans son jus », par endroits délabrée, ailleurs sublime et cossue – partout bordélique. J’ai travaillé avec un tout petit appareil photo argentique afin d’être très mobile. Le rendu modeste des images correspond à mes sensations du moment. On aurait dit que la ville des années 1970 cohabitait avec les quatre décennies suivantes. Impossible pour moi de dépouiller Marseille de son charme, qui provient justement de ce dépouillement sans pareil, de ce feuilleté d’époques qui refusent de partir. » Iris Winckler

  • Année•s : 2015-2016
  • Commune•s : Arles, Marseille, Saintes-Maries-de-la-Mer
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Iris Winckler

Iris Winckler

« Née en 1990, je vis et travaille entre Marseille et Paris. Je suis diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en graphisme, ainsi que de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles. Depuis 2017, je partage mon activité entre ma pratique personnelle, la photographie d’architecture et autres commandes. En parallèle, j’ai travaillé en tant que guide pour les Rencontres d’Arles ou encore l’exposition « Picasso, voyages imaginaire » (Vieille Charité/Mucem), et comme commissaire de trois expositions de photographie à Avignon, Arles puis Marseille pour le compte de la Région PACA. » Iris Winckler

Site internet

Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016
Iris Winckler | Sud | 2015-2016

Marie-Pierre Florenson

Parvis Ouest Côté Mer

à propos

À propos de la série

Mon lien avec le quartier de la Joliette remonte à mon arrivée à Marseille en 1989. J’ai vécu à proximité de la Major, et à l’époque, la partie de l’esplanade côté mer servait de parking et de terrain de football. À partir de 2011, j’ai développé un intérêt particulier pour ce quartier qui allait subir une transformation radicale avec le projet Euroméditerranée. J’ai redécouvert la beauté du paysage, l’espace en friche et sa diversité d’occupants qui continuaient de s’approprier les lieux, transformant ainsi cet espace en une scène de théâtre surprenante. Que ce soit à travers le mouvement, l’immobilité ou la contemplation, les gens investissaient ce territoire en le traversant ou en s’y arrêtant, créant une « géographie intime dans la géographie », comme l’écrit Paul Ardenne.

Au fur et à mesure des travaux de réaménagement, j’ai souhaité conserver une mémoire de cette période de transition, depuis son état initial d’espace abandonné jusqu’à sa réhabilitation complète. Mon objectif était de rendre compte du changement progressif d’un même lieu, l’esplanade de la Major. Quelles nouvelles transformations allaient apparaître ? La série de photographies que j’ai sélectionnées provient de prises de vue réalisées entre 2011 et 2018.

C’était une sorte de rituel pour moi, un trajet depuis le Vieux-Port jusqu’au MUCEM, puis vers l’esplanade de la Tourette et la Major.

  • Année•s : 2011-2018
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Marie-Pierre Florenson / SAIF

Marie-Pierre Florenson

Mes recherches artistiques explorent plusieurs axes, notamment la mise en scène du corps et l’individu dans l’espace public, en particulier lors de performances, dans les bibliothèques et en milieu urbain. Mes photographies interrogent les relations entre le corps, ses mouvements et ses récits, ainsi que la façon dont on s’inscrit dans un territoire.

J’ai débuté ma carrière au SIRP (Salon de Royan) en 1994 avec une série de photographies mettant en scène une figurine en argile représentant mon double dans différents contextes. Pendant 20 ans, j’ai ensuite développé un travail sur la danse contemporaine, présenté sous forme de diptyques. À partir de 2004, je me suis intéressée aux corps des lecteurs dans les bibliothèques, ce qui a donné lieu à plusieurs installations à Brest (2008), Aix-en-Provence (2010), Aubagne (2011), ainsi qu’à la Bibliothèque Universitaire Saint Jérôme à Marseille (2020 et 2022). Parallèlement, depuis 2006, j’ai porté une attention particulière aux transformations des territoires urbains et à leurs multiples réappropriations, ce qui a donné lieu à différentes expositions, telles qu’à la Urban Gallery à Marseille (2006), au Vol de Nuits à Marseille (2009), au Musée d’Histoire de Marseille (2016) et au MUCEM (2017).

Site internet

Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2011.
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Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
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Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2011.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2011.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2011.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2011.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2012.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | Travaux de l’esplanade de la Major, Marseille 2015.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | Travaux de l’esplanade de la Major, Marseille 2015.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | Travaux de l’esplanade de la Major, Marseille 2013.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | Travaux de l’esplanade de la Major, Marseille 2014.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | Travaux de l’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
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Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2017.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2018.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2017.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2017.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2017.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2017.
Marie-Pierre Florenson | Parvis Ouest Côté Mer | 2011-2018 | L’esplanade de la Major, Marseille 2016.

Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour

Énergie

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : Berre-L'Étang, Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer, Gardanne, Marseille, Martigues
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Lamy / Delfour

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013
Atlas Métropolitain — Lamy / Delfour | Énergie | 2013

Vivien Ayroles

Aygalades

à propos

À propos de la série

« Ce travail a été réalisé dans le cadre de la Conversation photographique Olympus avec Valérie Jouve. Je venais de m’installer à Marseille et cette série est ma première exploration de l’aire métropolitaine. Je devais travailler avec un appareil numérique de marque Olympus conformément au contrat encadrant cette carte blanche. En écho à ce travail sur Marseille, Valérie Jouve réalisait elle une série à Jéricho. Nos deux travaux s’alimentaient dans un va-et-vient continuel de deux mois entre janvier et mars 2018. Le fleuve ruisseau des Aygalades était pour moi cette porte d’entrée dans la ville de Marseille, prenant sa source juste au nord de la Ville et se jetant dans le port traversant les quartiers en reconversion du secteur Euroméditerranée. Avec Valérie Jouve, nous échangions nos photos et nous répondions au moyen de l’image poussant nos perspectives et nos intérêts vers des champs de l’image qui ne sont pas ceux que nous explorons habituellement ou vers une esthétique parfois en décalage avec notre travail personnel. » Vivien Ayroles

  • Année•s : 2017-2018
  • Commune•s : Marseille, Septèmes-les-Vallons
  • Commanditaire•s : Olympus
  • © Vivien Ayroles, avec le soutien d'Olympus France

Vivien Ayroles

Né en 1986 à Mâcon, France, Vivien Ayroles vit et travaille à Marseille. Diplômé en 2017 de l’École nationale supérieure de la photographie et en 2010 de l’IEP d’Aix-en-Provence, il a travaillé en tant qu’attaché de presse pour des expositions d’art contemporain et ensuite au développement d’un festival de vidéo à Paris et Berlin. Son travail photographique s’intéresse à l’action de l’homme sur le paysage et à la redéfinition des usages et de la notion de territoires, notamment dans l’espace méditerranéen. Il a, entre autres, exposé à Paris, Arles, New York et publié dans des magazines internationaux.

Site internet

Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
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Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
Vivien Ayroles | Aygalades | 2017-2018 | Sans titre, de la série Aygalades
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Atlas Métropolitain — Freychet / Martin

Patrimoine touristique

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : [Non renseigné]
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Freychet / Martin A

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
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Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013
Atlas Métropolitain — Freychet / Martin | Patrimoine touristique | 2013

Teddy Seguin

L’île Castellane

à propos

À propos de la série

Envisager la cité de La Castellane à Marseille telle une insula romaine, une « île urbaine », voici le postulat de la résidence photographique réalisée dans ce quartier par Teddy Seguin entre 2014 à 2018. L’implantation de la Castellane dans les quartiers nord de Marseille et son architecture à l’image d’une citadelle imprenable participent de cette insularité urbaine. Une cité autour de laquelle on tourne sans pouvoir vraiment y pénétrer. A l’origine, son projet utopique consistait à recréer des cœurs villageois à la périphérie des quartiers du centre ville, mettant à disposition des habitants commerces, services et écoles. Si l’isolement social des habitants de la cité est l’expression de cette métaphore géographique, peut-on comparer le tempérament paradoxal de la Castellane à celui d’une île entourée d’eau ? Avec ses cinq points d’entrée et de sortie, la cité de la Castellane est un village dans lequel tout le monde se connaît. L’attachement des habitants à leur cité peut être considéré comme une des réussites principales du projet urbain des années 70’. L’ostracisme dont souffrent ces derniers, la solidarité, la méfiance face à celui qui est étranger à la Castellane, le refus de l’autorité et des lois régaliennes sont autant de paradoxes qui participent à un sentiment fort d’appartenance à la cité. Pour aborder cette insula, telle une île au milieu de la tempête, prudence et lenteur furent nécessaires.

L’exposition est accompagné par des textes de Youssouf Djibaba, écrivain qui a grandi dans le quartier de la Castellene. La série proposée fait partie du cycle INSULAE mené depuis une dizaine d’années par Teddy Seguin. A la manière des Insulaires de la Renaissance composés de cartes représentant exclusivement des îles du monde inconnu, le projet INSULAE propose un atlas photographique sur le thème de l’insularité. A l’origine, INSULAE met au défi l’objectivité supposée de la géographie par la proposition aléatoire et fantaisiste d’un archipel personnel d’îles éparses réelles et imaginaires, chacune d’elles devenant prétexte à un voyage. Le repérage de ces territoires insulaires, ne relève pas davantage d’une méthode rigoureuse qui présupposerait d’identifier sa situation, son éloignement d’un continent, sa forme ou son appartenance à un état. Les photographies qui composent INSULAE ne prétendent pas décrire une île en particulier mais davantage effleurer, à force de répétition, une idée d’île, son dedans et son dehors, la difficulté d’accoster, l’immersion dans un monde clos jusqu’à la tentative d’y assumer son altérité. D’une série à l’autre, un objet abandonné, l’expression d’un visage, l’embrasure d’une fenêtre, une perspective sont autant de signes qui fabriquent par leur récurrence, une matérialité du paysage insulaire. L’expérience intime de ces voyages, la rencontre et la découverte d’un territoire a priori hostile forment le terreau de la série INSULAE. Dans cette recherche, l’insularité retient la métaphore cartographique comme fil rouge du projet. Oasis, ghettos urbains ou villages isolés ne reproduisent-ils pas partiellement un modèle insulaire ? Ces environnements ont-ils comme socle commun une tentative d’échapper à l’emprise de la société, de créer un rapport différent à l’espace et à l’autre ? De façon assez surprenante, l’étymologie de l’île, du latin insula qui définit une terre entourée d’eau est semblable à l’insula qui apparait au 1er siècle dans l’urbanisme de Rome et qui désigne un immeuble d’habitation collectif en opposition à la domus, la demeure du maître. Entité dynamique et paradoxale, espace à la fois immuable et fluctuant, image de l’Eden, terre de l’utopie ou de l’isolement, de la solitude et de la mort, l’île est une image mentale créée par le langage. Cette expérience visuelle nous transporte dans des territoires insulaires aussi contrastés que les outport à Terre-Neuve, la cité de la Castellane à Marseille ou la région montagneuse de Castagniccia en Corse.

  • Année•s : 2014-2018
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Teddy Seguin

Teddy Seguin

Teddy Seguin est sorti de L’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2002. Il se consacre dans un premier temps à la photographie de reportage dans laquelle il explore les univers clos. Ses reportages sont régulièrement publiés dans la presse nationale et internationale. Les microcosmes d’une mine dans les steppes Kazakh, d’un navire de pêche en mer de Barents ou d’un campement de chasseurs cueilleurs dans une forêt équatoriale constituent la base de son travail actuel. A partir de 2010, il commence à développer un travail d’auteur autour de l’insularité. La mondialisation a beau réduire les frontières qui séparent encore les « insulaires » du reste du monde, l’isolement, qu’il soit géographique, social ou culturel façonne encore des caractères forts et singuliers sur lesquels Teddy Seguin s’attarde dans ses dernières séries comme « Outport », « la Natividad » ou « L’île Castellane ». Ces différents travaux sont regroupés dans un cycle encore en cours intitulé INSULAE. Le deuxième chapitre de cette série, « L’île Castellane », vient d’être publié au Editions Zoème.

Site internet

Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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Teddy Seguin | L’île Castellane | 2014-2018 | Série l'île Castellane, Marseille 2014-2018
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Suzanne Hetzel

J’aime ce que je vois

à propos

À propos de la série

« Ce travail fait suite à une proposition du MuCEM, il a été accompagné par le Centre Social de Frais Vallon. Pour la composition montrée lors de l’exposition « J’aime les panorama », nous nous sommes basés sur les images réalisées il y a 23 ans, que nous avons souhaité ré-activer avec un groupe de six jeunes personnes habitant à Frais Vallon. Chaque participant de l’atelier, qui a duré sept mois, a photographié la cité selon ses connaissances intimes, ses souvenirs d’enfance ou des points de vue à partager avec le futur visiteur de musée. Aux vues larges du panorama de jadis s’ajoutent des vues serrées de détails et des intérieurs sont inclus dans la notion de panorama. Pour souligner que la notion de regard prend la place du point de vue, nous avons opté pour le format carré. Chaque image carrée vient tel un drapeau sur les images longues. » Suzanne Hetzel

Photographies : Suzanne Hetzel et Ouly Soumare, Kévin Abou Halid, Fally N’Diaye, Sabri Zouaghi, Camélia Traïkia, Abou Mroimana

Porté par le Centre Social de Frais Vallon, Marseille. Avec le soutien du MuCEM, Marseille.

  • Année•s : 1992-2015
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Suzanne Hetzel / SAIF

Suzanne Hetzel

« Je suis née en 1961 – 30 ans après Bernd Becher et 384 ans après Peter Paul Rubens – à Siegen en Westphalie. Les arts plastiques sont le plus important pilier de ma scolarité, que je décide de poursuivre par des études aux Beaux-Arts de Marseille. J’en sors en 1990 avec un DNSEP en arts visuels et un post-diplôme. La photographie devient mon médium privilégié pour des raisons de diffusion-circulation, de pratiques diversifiées et pour son ancrage dans une réalité immédiate. De projet en projet, j’explore notre façon d’habiter un lieu ou un territoire et les marques que celui-ci laisse en nous. Des documents et des objets sont apparus dans mes installations dès 2007. Aujourd’hui, pour réaliser une exposition, je compose avec les photographies (je vois mon fonds photographique comme un ensemble), les objets et l’architecture du lieu. L’écriture va de pair avec mon travail de photographie. J’apprécie sa capacité de transcrire la vitalité des conversations et des impressions, et de laisser une plus large place à la mémoire des personnes que je rencontre. Fréquemment, un livre-projet clôt un projet. » Suzanne Hetzel

Site internet

Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
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Suzanne Hetzel | J’aime ce que je vois | 1992-2015
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Fabrice Ney

Soude

à propos

À propos de la série

« Soude est un travail à l’origine proposé par l’auteur à l’EPAREB à la suite d’un rendez-vous avec Messieurs Ecochard et Demouchy, intéressés une sensibilisation des habitants à l’histoire industrielle du territoire. Il a été financé par l’EPAREB, La ville de Fos-sur-Mer et la ville de Marseille. Ce travail, réalisée entre 1988 et 1993, est associée à la création de l’association SITe (Sud, Image, Territoire), dont l’objet associait la recherche et la création sur l’image des lieux et du territoire à la sensibilisation sur les enjeux de leur représentation. Les marges en déprise industrielle du territoire sont abordées à travers la question du paysage en photographie et de l’exploration de ses déclinaisons possibles. « Soude » propose la lecture photographique d’une strate historique commune aux paysages d’un territoire donné. Ce projet, réalisé entre 1988 et 1993, est l’étude photographique des vestiges, datant du XIXème siècle, des débuts de l’industrie chimique lourde dans les Bouches-du-Rhône. Sa réalisation a demandé une connaissance approfondie de cette histoire par la lecture des ouvrages alors disponibles sur le sujet, mais surtout par une consultation des archives municipales, départementales et nationales ainsi que des fonds spéciaux de la bibliothèque municipale de Marseille et de la CCIM. En effet, mon projet n’était pas de photographier quelques ruines pittoresques, ou illustratives de cette histoire. Je devais acquérir la capacité de comprendre ce que je photographiais. Je ne documentais pas cette histoire, j’actualisais ses traces en en livrant des interprétations photographiques. Au-delà de son aspect documentaire indéniable, cet ensemble d’images questionne à travers la visibilité de ses vestiges, l’histoire industrielle du territoire. Ce questionnement s’effectue sous des angles croisés, en déclinant différentes approches du paysage. Les prises de vue explorent les distances possibles aux motifs. Elles interprètent, d’abord, en plan large, l’organisation de l’espace, les configurations possibles de mises en valeur des rapports entre ses éléments constitutifs. Puis se rapprochant à mi-distance, elles affinent la vision par le choix d’objets dominants rythmant graphiquement des séries. Enfin, le regard devient insistant sur les textures et leurs occurrences. La lecture des séries échappe à une linéarité attendue par l’organisation formelle du plan de leur présentation. Ainsi, ce qui caractérise ce projet photographique, ce n’est pas tant l’exigence d’un point de vue qui se transposerait de lieu en lieu, mais plutôt le choix esthétique d’une vision multimodale. La proposition ici était de rendre perceptible la stratification du paysage en ramenant à la surface de l’image sa réalité horizontale. En effet, une strate paysagère ne s’inscrit pas dans une profondeur physique ou géologique, mais se présente plutôt comme une rémanence visible de l’action humaine qui a délaissé ou déplacé l’usage territorialisé d’un espace. Le projet présentait une forme de méditation sur la mémoire, l’oubli et le devenir, par des assemblages muraux modifiables. La plupart de ces vestiges se trouvent à l’écart des grandes implantations industrielles actuelles (celles-ci ont recouvert les précédentes) qui marquent ces paysages. Dans la continuité de mes travaux précédents, ce regard déplacé sur l’industrie interroge aussi son actualité et son devenir. Un manuscrit d’une quarantaine de pages fut rédigé sur cette histoire. Consigner les éléments du processus de réalisation intègre la perspective d’un projet global : inscrire mon travail dans une esthétique réflexive et compréhensive de la représentation des lieux et du territoire. Ces traces vont nécessairement disparaître. Une des spécificités de ma photographie est de constituer un document proposant la compréhension des modalités de sa construction. » Fabrice Ney

  • Année•s : 1988-1994
  • Commune•s : Callelongue, Étang de Berre, Fos-sur-Mer, Montredon, Plan d'Arenc, Rassuen, Saint-Blaise, Septèmes-les-Vallons
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Fabrice Ney

Fabrice Ney

Fabrice Ney est né en 1953, à Bizerte. Ses premiers travaux photographiques datent de la fin des années 1970, associés à ses études universitaires à l’EHESS: « Fos-sur-Mer » (1979), « La Seyne-sur-Mer » (1980-83), « Zup n°1 » (1981-83). Sa recherche se développe ensuite autour de la question de la représentation des lieux et du territoire: « Cap Sicié » (1984), « Km 296 » (1986). En 1989, il crée à Marseille l’association SITe (Sud, Image, Territoire), un collectif de photographes porteurs de propositions autour du thème de l’environnement et des enjeux de ses représentations photographiques (« Soude » (1993), « Quarantaine » (1993), « Résurgence », (1994), « Origine(s) », (1998)). En 1998, Il arrête son travail photographique qu’il reprend en 2013 (« Tentatives d’effleurements » (2014), « Abords et limites » (2015), « De Rerum Natura », (2018)) et revisite ses archives, après en avoir effectué des enregistrements numériques. Il regroupe l’ensemble de son œuvre sous le titre « Un regard sans personne ». Son travail photographique se caractérise par le choix de ses thèmes et la manière de les traiter: une unité territoriale à un moment choisi de son histoire saisie dans les détails révélateurs de ses enjeux. Privilégiant l’accumulation sérielle qui puise sa cohérence dans un cadrage rapproché des éléments constitutifs de l’environnement immédiat, l’accrochage au mur se présente sous des formes permettant des interprétations ouvertes, et pouvant s’articuler avec d’autres matériaux (scientifiques, sonores, poétiques…).

Site internet

Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1994. Série Salins de Berre-l'Etang. Ancien grenier à sel situé à l'entrée du site des salins.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.Série Salins de Berre l'Etang. Entrée du site, le poste de douane et la route principale du site.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de Berre l'Etang. Pompe et  martelières de répartition des eaux entre les bassins.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de Berre l'Etang. Canal et vue arrière d'ensemble des bâtiments techniques des salins, à gauche le poste de douane.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de Berre l'Etang. Camel de sel et bassin, deux piquets en fer rouillé.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de l'étang du Lion (Marignane): vestiges des salins devant l'aéroport.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Salins de l'étang du Lion (Marignane): vestiges des salins devant l'aéroport. des salins.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série salins de Fos-sur-Mer. Plan rapproché des vestiges des structures en bois des digues délimitant les bassins.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série salins de Fos-sur-Mer. Canal, martelière et pompe, cabane technique.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Marseille: Vue plongeante sur la Madrague-Montredon et l'usine Legré-Mante encore en activité.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: Vue éloignée sur les vestiges des dispositifs industriels au dessus de l'usine Legré-Mante.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Marseille: vue rapprochée sur les vestiges des dispositifs industriels au dessus de l'usine Legré-Mante.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: vue de l'intérieur des dispositifs de récupération des résidus de production.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: Détail des vestiges des dispositifs de récupération des résidus de production.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: vestige de cheminée rampante ouverte au premier plan,  l'ancienne usine de plomb de l'Escalette en arrière plan.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: Vue sur la friche industrielle de l'Escalette.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: Vue plongeante sur Callelongue du haut de la cheminée rampante (condensateur).
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Marseille: Callelongue, vestiges de dispositifs industriels, dans la rue ptincipale.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: talus et chemin, en direction de l'étang de Lavalduc.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: étang de Lavalduc, en direction de Saint Blaise, Vue éloigné d'une maison en contrebas
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. En contrebas de la colline de Saint-Blaise,  canal des Martigues, vue en surplomb sur le Lavalduc.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. Colline de Saint-Blaise. Cheminée. De part et d'autre de la colline , sont présents des vestiges de l'activité industrielle du XIXème siècle : canaux, pompes à feu, bassins, puits...
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. Entre Engrenier et Lavalduc, remblai industriel au premier plan.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: vestige d'exploitation, plan rapproché.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. Vestige de la fabrique de la
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren: vestige de la fabrique de la
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. Vestige de la fabrique de la
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Plan d'Aren. Vestige de la fabrique de la
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen: vue sur l'étang, murets - l'usine en arrière plan.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen : ancienne voie ferrée, puit – en arrière plan, l'usine de Rassuen. Prise de vue réalisée en 1988 pour le repérage accompagnant le montage du projet SOUDE.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. vue éloignée du site
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Ruines de l'ancienne Fabrique de produits chimiques
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Ruines de la Fabrique de produits chimiques
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Ruines de la Fabrique de produits chimiques
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Vestiges des installations industrielles. Cheminée. Vue sur les bâtiments.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Vestiges des installations industrielles.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Vestiges des installations industrielles. Tour...
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Vestiges des installations industrielles.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Rassuen. Bonbonnes de grès. Vue rapprochée
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993.  Série Rassuen. Dames-jeannes en verre. Vue rapprochée.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Vue plongeante sur l'Usine Duclos. Cheminées au premier plan.  La prise de vue a été réalisée en 1988 à l'occasion du repérage accompagnant le montage du projet SOUDE.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Arrière de l'usine Duclos.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Le Vallon du Maire  ( anciennement Vallon de Notre-Dame). Vue sur les vestiges industrielles des anciennes fabriques., Trois cheminées
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Bâtis techniques dans les vallons, remblais de déchets industiels, vestiges de cheminées rampantes (Condensateurs) - plan moyen
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de  SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Parties terminales de cheminées rampantes (condensateurs) et Cheminées d'évacuation des  vapeurs résiduelles.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de  SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Parties terminales de cheminées rampantes (condensateurs) et Cheminées d'évacuation des  vapeurs résiduelles.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. SSérie Septèmes-les-Vallons. Remblais de déchets de la production de carbonate de soude et de condensateurs ruinés.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons. Remblai de déchets de la production de carbonate de soude et de condensateurs ruinés.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Description : Série Septèmes-les-Vallons.  Remblai de déchets industriels. Vue rapprochée.
Fabrice Ney | Soude | 1988-1994 | Extrait de SOUDE-Vestiges de l'industrie chimique au XIXème siècle dans les Bouches-du-Rhône - 1988-1993. Série Septèmes-les-Vallons.  Condensateur ruiné. Gros Plan

Olivier Monge

Montagne urbaine

à propos

À propos de la série

« Le Parc National des Calanques est l’un des rare parc au monde à se situer en bordure immédiate de la ville. Cet espace partage cette caractéristique avec ceux de Nairobi, Tijuca (Rio), Table Montain (cape Town) ou encore Sanjay Gandhi (Mumbaï). Cette singularité m’a amené à réfléchir à l’impact de cette proximité de la ville sur un territoire protégé. Mes travaux antérieurs portaient sur la montagne et plus particulièrement sur les stations de ski. « Montagne Urbaine », produit spécialement pour cette exposition, s’inscrit dans la droite ligne de ce cheminement photographique. Il s’agit de faire l’expérience du territoire, notamment par des conditions de prise de vue tout à fait exceptionnelles (un temps de pose très long, un chemin chaotique pour accéder aux points de vue, un lourd dispositif photographique), et de chercher à retranscrire visuellement, la particularité de cet espace.Tout ce travail consiste en un questionnement de l’idée de frontière entre le territoire construit, imaginé par l’homme, et celui, naturel, d’un espace préservé. Dans la mesure où même le concept de nature est une construction intellectuelle, comment délimiter la fin du naturel et le début de l’artificiel, voici le fil rouge de cette démarche. » Olivier Monge

  • Année•s : 2014
  • Commune•s : Cassis, Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Olivier Monge

Olivier Monge

« Membre de l’agence MYOP, directeur Artistique de Fermé Le Lundi, mon travail s’articule autour de la notion de territoire, de patrimoine et de mémoire. Mon médium, la photographie, me permet de mettre en perspective les lieux et leur histoire au travers d’enjeux contemporains. Je parcours et enregistre des espaces géographiques où mon regard s’exprime en s’appuyant toujours au préalable sur des recherches, des études sur l’histoire, l’architecture ou la sociologie. J’ai besoin de comprendre avant de ressentir et retranscrire. Ensuite vient le temps de « l’expérience du paysage », celui de « l’investissement physique », puis enfin arrive le temps de la prise de vue. Je ne cherche pas un instant décisif, je travaille dans une durée déterminante. Celle du temps de pose, qui efface l’anecdote et scénarise le propos abordé : la fabrique réelle et imaginaire d’un lieu. Je ressens ainsi le besoin de collectionner, de décrypter et de décrire les lieux. Je témoigne également dans un souci de pérennité et je forme patiemment l’inventaire de mon regard. » Olivier Monge

Site internet

Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,En Vau, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,La grande candelle depuis Morgiou, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine, Calanque de Sormiou et ile du Riou, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Calanque de Sormiou, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Calanque de Morgiou, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Marseilleveyre vers la Rouvière, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Marseille depuis le Baou Rond, 2014
Olivier Monge | Montagne urbaine | 2014 | Olivier Monge/MYOP, Montagne Urbaine,Mer et ciel depuis Morgiou, 2014

Martine Derain

Républiques

à propos

À propos de la série

J’ai repris ici le fil d’un travail sur ce qui lie la maison et la chose publique comme on peut le voir dans l’exemple D’un seuil à l’autre, avec Dalila Mahdjoub – installation pérenne sur le seuil d’un foyer Sonacotra à Belsunce. À cela, s’ajoute l’expérience, cette fois rendue plus complexe encore par le compagnonnage des militants de Centre-Ville Pour Tous, de deux chercheurs et d’une institution de l’État, tous producteurs de discours…

Je me suis résolument placée aux côtés des habitants ; j’ai partagé et documenté leur lutte – une belle bataille ! La recherche-action, arrivée après l’engagement premier, m’a permis d’imaginer un nouvel agencement de mes « préoccupations d’espaces ». En naviguant de l’un à l’autre, traversé par le politique, le scientifique et l’artistique, l’accumulation de matière sans certitude, mais ne se résignant pas à l’ordre du monde, a permis qu’un chemin se dessine.

Hors d’une simple dénonciation ou d’un constat, la transformation de la colère ressentie a permis d’agir en proposant des images et des gestes ancrés dans l’expérience qui ne serviraient aucune idéologie (pas même une contre-idéologie comme le dit Dan Graham). Sans tenter d’expliquer ou d’illustrer un quelconque problème social ou politique, sans doute, ai-je choisi, pour commencer, de photographier – exercice silencieux du regard et de l’écoute, entre activité et passivité—afin d’échapper à tout discours fonctionnaliste ?

Dans l’action peuplée et bruyante, il y avait comme en creux, à la fois l’absence, et les absents : ceux qui partaient discrètement, comme soustraits à la vue, ou ceux que nous n’avions pas pu compter, partis avant le début de la mobilisation. Mais ces absents manquaient-ils ? Et à qui ? Sont alors arrivées les images des appartements haussmanniens tout récemment quittés par leurs habitants ou ruinés par leurs propriétaires – « dévitalisés », tel est le mot, rendus inhabitables – et inhabités parfois depuis plus de vingt ans. Au sol, un voile fin de poussière, qu’aucune empreinte de pas ne déchire. En regard de ces images, une tension s’opère entre ces demeures où les habitants n’étaient plus, de celles où ils ne pouvaient être, de celles qui se construisent tout à côté, dans cette « zone de prospérité partagée » appelée Euroméditerranée, mais dépeuplées aussi, prévues pour les « classes moyennes et supérieures » tant attendues, tant espérées. Entre Haussmann et Kaufman, des images sans action, sans événements, presque vides, d’un vide qui me rendait visible le lent processus de transformation de la ville, sinon d’éviction de certains de ses citoyens, et les failles voire la faillite, d’un « projet » rêvé d’un centre-ville qui ne serait pas le centre de Marseille (Ascaride-Condro)…

  • Année•s : 2004-2010
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Martine Derain

Documentation :

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Martine Derain

Martine Derain est artiste et éditrice. Elle aime travailler en dialogue et en collectif. Depuis ses premières créations en France, en Palestine (avec Dalila Mahdjoub) ou au Maroc (avec Hassan Darsi), elle noue des récits qui lient histoires collectives et espace public. Les livres qu’elle publie au sein des éditions commune, qu’elle a fondées en 2010, comme les films dont elle est aujourd’hui la « conteuse », sont des fables documentées dont les lignes narratives entremêlent art et politique, urbanisme et poésie. La mise en récit d’archives trouvées ou confiées, institutionnelles ou personnelles – fonds constitués au cours de longs compagnonnages avec des lieux ou des êtres – y tient une place essentielle.

Sur l’autre versant de la création, elle se préoccupe de faire vivre (d’administrer, en français ancien, prendre soin) des lieux-outils de travail pour artistes : elle a partagé l’expérience de la Compagnie, elle accompagne aujourd’hui celle du Polygone étoilé, lieu de création cinématographique non-aligné.

Site internet

Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Portes murées des appartements de la place Sadi Carnot à La Joliette, appartenant à Lone Star-Marseille République, 2004.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | 96 rue de la République, Marseille | Chambre d’Isabelle, 2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | 96 rue de la République, Marseille | Salon d’Isabelle, 2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Rue de la République, Marseille | Appartement « dévitalisé », 2006-2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Les Docks de Marseille, 2006.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Nouvelle entrée de Marseille, vue depuis la Bibliothèque départementale, 2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Îlot M5 (entre les rues d’Hozier, de Pontevès, de Forbin et Chevalier Paul / Roland Castro, Yves Lyon et Sophie Denissof), 2007.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Boutiques « Potemkine », installées par Lone Star-Marseille République fin 2006.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Publicité ANF, 2008.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | 22 rue Vincent Leblanc, Marseille | Démolition du Lycée technique Ozanam, 2008.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Les Silos, Tour CMA-CGM, 2008.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Îlot M1, (entre le boulevard de Paris, le boulevard de Dunkerque, la rue Melchior Guinot et la rue Mirès / Kaufman & Broad), 2008-2009.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Îlot M1, (entre le boulevard de Paris, le boulevard de Dunkerque, la rue Melchior Guinot et la rue Mirès / Kaufman & Broad – arrière plan Immeuble Sogima), 2008-2009.
Martine Derain | Républiques | 2004-2010 | Marseille | Îlot M1, maison individuelle, 2008-2009.

Chris Garvi

Je marcherai le long de l’Huveaune

à propos

À propos de la série

Cela n’échappe à personne, Marseille est une ville tournée vers la mer Méditerranée. Cependant, peu de gens le savent, Marseille est traversée par une rivière : l’Huveaune. Elle s’étend sur une cinquantaine de kilomètres et prend sa source dans le Massif de la Sainte-Baume. À la fin de son parcours, elle traverse les quartiers de Marseille d’est en ouest sur 7,5 kilomètres avant de se jeter dans la Méditerranée. L’Huveaune, aujourd’hui méconnue, a été essentielle à la vie pendant des siècles. Son eau était consommée, elle irriguait les terres cultivées et surtout, elle fournissait l’énergie indispensable à l’artisanat local et aux manufactures.

En 2014, j’ai entendu parler d’un projet délirant qui visait à recouvrir l’Huveaune sur toute sa longueur dès son entrée dans Marseille. Mon projet « Je marcherai le long de l’Huveaune » est une réaction à cette rumeur. Si selon la légende, la rivière est née des larmes d’une sainte, Marie-Madeleine, c’est la promesse d’un parcours poétique qui a éveillé ma curiosité et déclenché ce travail photographique. Très vite, après quelques clichés, j’ai compris que la rivière dissimulait une réalité plus sombre et moins onirique que celle que j’imaginais : victime de la négligence humaine, de la pollution et du manque d’engagement politique ou écologique, elle semblait s’éteindre dans l’indifférence générale. Pourtant, l’eau continue de couler dans son lit et des gens continuent de vivre et de se promener le long de ses rives.

Je m’intéresse au passage de l’homme le long de la rivière, à la relation qu’il entretient avec elle – certains y vivent, d’autres s’y promènent simplement ou y travaillent. Au fil des rencontres, j’ai exploré la mémoire des habitants qui vivent le long de l’eau. Chacun m’a partagé des souvenirs, des anecdotes passées, du bonheur d’avoir pu se baigner dans la rivière à la douleur intime de la voir se mourir.

Ce projet a été réalisé entre 2014 et 2017 avec un appareil moyen format, un Mamiya 7, et sur du film couleur 120 de Kodak.

Chris Garvi

« Et à la fin, en contrepoint de cette défiguration programmée du lieu, pour damer le pion à l’oubli et donner un peu de répit au désespoir et la désolation, il restera le meilleur. Et le meilleur, ce sont ces inconnus croisés, gênés d’avoir été un peu surpris, ces anonymes avec des vraies gueules d’anonymes et leur banalité « supérieure ». Le meilleur ce sont ces rictus à demi consentis et non négociables, ces sourires faiblement esquissés, ces regards sans fioritures, droits et pleins, qui livrent l’âme et charrient la vie parmi les blessures. La vie malgré tout. Chacun de nous à dans ses yeux une petite rivière et un éclat du bleu de la mer… »

Bernard Cantié

  • Année•s : 2013-2017
  • Commune•s : Aubagne, Auriol, La Penne-sur-Huveaune, Marseille, Roquevaire
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Chris Garvi

Chris Garvi

Parallèlement à ses débuts en photographie, Chris Garvi a suivi des études de littérature et de civilisation anglaise et américaine en France, puis à l’étranger. Travaillant aussi bien en noir et blanc qu’en couleur, il continue de privilégier la photographie argentique pour tous ses projets personnels. Chris Garvi est un photographe autodidacte qui a fait son apprentissage à travers des livres de photographie.

Ses premières influences sont les photographes américains de la FSA (Farm Security Administration) et l’école humaniste française. Il varie et adapte ses « outils » en fonction de ses projets et de ce qu’il cherche à raconter. Il refuse de figer sa photographie dans une seule « technique » afin de lui permettre d’évoluer en permanence. Ses travaux, qu’ils soient documentaires ou fictionnels, témoignent de son attention particulière à leur aspect narratif.

Depuis 2000, ses travaux ont fait l’objet de plusieurs expositions et ont été publiés dans plusieurs magazines. Son travail « Marseille, colors I sing » a été présenté dans le catalogue des Biennales de la photographie d’Aubagne en 2016. En 2016, il a co-édité avec sa compagne Pauline Alioua leur premier ouvrage commun intitulé « Plein Cœur ». En 2018, leur travail commun sur le Maroc, intitulé « Dans le Creux du Manque », a été publié par l’éditeur arlésien Arnaud Bizalion.

« Je fais de la photographie depuis toujours, enfin, presque. Ma mémoire fonctionne toujours par fragments ; je n’ai jamais su me souvenir des choses dans leur continuité. Même lorsque je n’ai pas l’œil dans le viseur, je continue de photographier. Je suis toujours à la recherche de ma photographie, de mon regard : qu’y a-t-il dans cet espace qui me sépare de l’objet photographié : frontière, miroir, projection, chemin, passage, barrière, théâtre, réalité… »

Chris Garvi vit et travaille à Marseille.

Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Marguerite, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Boulevard de l'Huveaune, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Boulevard de l'Huveaune, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Près du stade Vélodrome, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Stade Vélodrome, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Plage de l’Huveaune.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Baume (Rudy Ricciotti).
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | La Penne-sur-Huveaune.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Marcel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Entre Roquevaire et Auriol.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Marcel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Saint Loup, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Pont de Vivaux, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Mazargues, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sur la route de la Sainte Baume.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Entre Mazargues et le parc Borély, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Sainte Marguerite, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Auriol.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Aux alentours de Roquevaire.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Dromel, Marseille.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Joe, sur la route en allant vers Saint Zacharie.
Chris Garvi | Je marcherai le long de l’Huveaune | 2013-2017 | Près de la plage de l'Huveaune.

Monique Deregibus

Hotel Europa

à propos

À propos de la série

Ce corpus d’images réalisé à partir de la Ville de Marseille (2000-2003) n’est pas une commande mais un travail engagé à titre personnel. Il a été réalisé avec un moyen format argentique Asahi Pentax 6×7. Les tirages qui en ont résulté sont des grands formats, 120×140 cm et 90×110 cm.

C’est après avoir travaillé quasi obsessionnellement pendant 10 ans en noir et blanc sur une portion de territoire enchantée du désert du Nouveau-Mexique (USA, 1989-1999), que j’ai décidé pour un temps d’une rupture radicale avec les voyages américains. Il s’agissait dès lors de regarder un « Ici et maintenant » sans détour. Je changeais de format passant du carré 6×6 cm au 6×7 cm et chargeais désormais mon appareil photographique avec des films couleur. Marseille – ville dans laquelle je vis le plus souvent – semblait être en pleine mutation à cette période du tournant des années 2000 : construction du Mucem, TGV, extension du port et de l’ offre des croisiéristes. J’ai patiemment observé alors comment la greffe touristique que l’on pressentait allait progressivement vampiriser la ville ouvrière et populaire, mondialisation oblige. » Extrait du livre éponyme qui déroule 3 travaux distincts : « Marseille » (2000-2003), « Sarajevo » (2001), « Odessa » (2003).

Une partie de ce travail a été acquis par le Fonds Communal de la ville de Marseille, l’autre partie restante est visible dans mon atelier. Ce travail a tout de même bien circulé puisqu’un livre édité chez Filigranes en a résulté. Il a été exposé en 2005 aux Ateliers d’Artistes de la Ville de Marseille, commissariat de Thierry Ollat, et également au cours d’une exposition dans le cadre du Septembre de la photographie à Lyon en 2008 au CAP de saint- Fons intitulée « Aux habitants des villes » d’après le « Manuel pour habitants des villes » de Bertolt Brecht.

  • Année•s : 2000-2003
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Monique Deregibus

Monique Deregibus

Après des études de lettres modernes et de cinéma à l’université d’ Aix-en-Provence, Monique Deregibus est diplômée de l’ ENSP d’ Arles (1987).

De 1988 à 2004, elle enseigne la photographie à l’École Régionale des Beaux-Arts de Valence, de 2000 à 2004 à l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles, et enfin de 2004 à 2018, elle est professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.

De 1990 à 2000 elle crée avec Olivier Menanteau un lieu d’art contemporain à Marseille « Les Ateliers Nadar » invitant de nombreux artistes à séjourner et à exposer dans la ville.

Par ailleurs, sa pratique de la photographie lui donne l’occasion de parcourir le monde.

Le projet « Hotel Europa » (qui s’est achevé par l’édition d’un livre chez Filigranes en 2006) tente à travers trois villes distinctes – Marseille, Sarajevo et Odessa – de mettre en relation, en équivalence, des interprétations particulières de l’Histoire « avec un grand H », entendue ici plus comme lieu de fiction poétique que comme description froide et objective. Ainsi ces photographies, évoquant la permanence d’une réalité conflictuelle sur le continent européen, tentent-elles de raviver des souvenirs d’exode et de guerre, mais aussi des brefs éclats d’utopie et de rêve qui ont parcouru tout le 20ème siècle. Nous glissons d’une ville l’autre sans bien savoir à la fin de quelle ville il s’agit.

Chacune des séries photographiques, héritière d’une histoire du paysage conceptuel, est consacrée à des territoires spécifiques, tantôt proches ou lointains, manifestant toujours un fort intérêt pour les réminiscences inconscientes contenues dans le plan ainsi que pour les notions d’architecture et de territoire urbain. Ces espaces la plupart du temps consignés dans un travail éditorial, peuvent se lire comme formant le décor abandonné des tragédies humaines.

Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Littoral, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Bougainville, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Frioul, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Pharo, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Wagon d'Arenc
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Noailles, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Canebière, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Calade, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Notre-Dame de la Garde, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Pinède, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Estaque, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Pinède, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2002
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Joliette, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Arnavaux, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Canebière, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Félix Pyat, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Préfecture, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Vieux port, 2003
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Cap Janet, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Préfecture, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Plan d'Aou, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Centre bourse, 2002
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Prado, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Grand littoral UGC Gaumont, 2001
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Porte d'Aix, 2000
Monique Deregibus | Hotel Europa | 2000-2003 | Port autonome, 2000

Sylvain Duffard

La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume

à propos

À propos de la série

« Les forêts, à l’image de la grande majorité des espaces naturels terrestres, ont été progressivement occupées et modelées par l’homme au cours des siècles. L’histoire de la forêt est ainsi indissociable de ses rapports avec l’homme. Après avoir au Moyen Âge projeté sur la forêt nombre de peurs et de croyances, l’homme l’a peu à peu reconsidérée puis investie pour alternativement la jardiner, l’exploiter ou la préserver. Entre approche utilitariste et élan contemplatif ou spirituel, l’homme s’efforce désormais de trouver un juste et durable équilibre entre les divers usages qu’il fait du milieu forestier et de ses ressources. Que vient faire aujourd’hui l’Homme en forêt ? Que représente l’espace forestier pour celles et ceux qui le fréquentent ? Ceux-ci s’aventurent-ils au cœur des massifs, privilégient-ils les espaces aménagés ou ceux situés en lisière ? Comment cohabitent les personnes qui résident sur ces territoires avec celles, de passage, qui viennent y pratiquer leurs loisirs et s’y ressourcer ? Ce sont quelques-unes des questions qui ont animé mon travail photographique sur le paysage forestier français.

Me rendant successivement sur dix-sept forêts domaniales, dans le cadre d’une commande photographique que l’Office National des Forêts m’a confiée entre 2009 et 2010, j’ai confronté mon regard à des territoires forestiers vivants, complexes et contrastés. J’ai observé la manière dont travailleurs, résidents ou vacanciers prennent place dans ces paysages. J’ai simultanément porté mon attention sur les marques – superficielles ou profondes – témoignant de l’action de l’homme sur la nature : celles aisément identifiables dans le paysage tels que barrières, pistes et cheminements, mais aussi celles, souvent plus ténues, lisibles dans la structure même des boisements.

La présente sélection est consacrée à la forêt domaniale de la Sainte-Baume et à ses abords. »

Sylvain Duffard

  • Année•s : 2009-2010
  • Commune•s : Forêt domaniale de la Sainte-Baume
  • Commanditaire•s : Office National des Forêts
  • © Sylvain Duffard / Office National des Forêts

Sylvain Duffard

Né en 1975, Sylvain Duffard est photographe indépendant. Il vit et travaille à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Diplômé de l’Institut de Géographie Alpine (IGA), Université Joseph Fournier de Grenoble en 1999, c’est en autodidacte que Sylvain Duffard développe sa pratique photographique. Se confrontant à la commande dès 2006, il développe un travail portant sur le paysage quotidien, démarche rapidement sous-tendue par l’émergence de questionnements relatifs à ses modes de fabrication. Il fait ensuite l’expérience de la commande publique dans le cadre de missions photographiques consacrées à l’observation du paysage ; commandes inscrites dans le sillage de missions photographiques historiques telle que celle que la DATAR engagea au début des années 1980. Ces expériences constituent pour lui un espace d’apprentissage privilégié et le lieu d’une expérimentation riche et personnelle du paysage. De 2008 à 2010, il répond à une commande de l’Office National des Forêts ; commande qui donnera naissance à sa série « La forêt habitée ». Il réalisera ensuite successivement les séries chronophotographiques de trois Observatoires photographiques des paysages, à l’échelle du Parc Naturel Régional des Alpilles, puis du département de Haute-Savoie et enfin de l’Archipel Guadeloupe. De 2017 à 2018, l’Atelier des Places du Grand Paris lui confie une commande de paysage relative aux sites jouxtant certaines des futures gares du Grand Paris Express.

Site internet

Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010
Sylvain Duffard | La forêt habitée, paysages de la Sainte-Baume | 2009-2010

Emma Riviera

Des Idées fausses

à propos

À propos de la série

Comme l’a titré un journal local, Fos-Sur-Mer c’est un peu : “le ciel, les oiseaux et le cancer”.

Fos est avant tout connue pour ses usines, sa pollution et son taux de cancer élevé et depuis peu, pour ses gilets jaunes. C’est une ville étrange et paradoxale, où l’on n’a pas forcément envie de passer des vacances.

Elle est perchée en haut d’une colline, entourée de chevaux, de taureaux et d’infrastructures post-apocalyptiques qui rejettent de la fumée verte. L’été, les touristes affluent dans ce lieu de villégiature.

Et au milieu de tout ça, les habitants. Ils continuent leur vie, rythmée par la mer et les fêtes locales organisées par la mairie. Mais au loin gronde toujours le bruit des luttes sociales et politiques, laissant elles aussi leurs traces dans le paysage.

  • Année•s : 2018-2020
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Emma Riviera / ADAGP, Paris

Documentation :

Riviera_documentation (pdf)

Emma Riviera

Emma Riviera vit et travaille entre Paris, Marseille et Arles. Après une Licence Cinéma et Audiovisuel, elle intègre l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles en 2017 dont elle sort diplômée en 2021. Elle a développé une pratique de la photographie autour de la notion de rencontre, que ce soit avec un sujet ou un spectateur. Ce médium est pour elle, un moyen de raconter des histoires glanées par monts et par vaux. Elle a, entre autres, été exposée aux Rencontres d’Arles, à l’exposition collective 100 % à la Villette à Paris, au festival des Boutographies à Montpellier et au Festival Parallèle à Marseille. Elle a participé à plusieurs résidences de créations comme celle de la Villa Pérochon à Niort ou aux Ateliers Vortex à Dijon. Actuellement, elle est exposée au festival Usimages dans le bassin creillois et au Centre Photographique Marseille.

Site internet

Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Concours d’agility.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Drapeau, match.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Venus sur la plage de Fos.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Chien sur le rond-point des gilets jaunes.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Le maire trinquant.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Le maire trinquant.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Enfants sur la plage de Fos.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Banderole de manifestation.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Bus qui amène les personnes âgées à la soirée de la mairie.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | La salle des fêtes.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Couple dansant au bal.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Femme portant un pull avec son chien représenté dessus au concours pour chiens.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Le robot.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Gilets jaunes.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Trophées, concours agility pour chiens.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Parade.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Gilets jaune détails.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Le match.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Les gradins.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Cabanes de gilets jaunes.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Concours pour chiens.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Le bal.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | La mascotte.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Après-midi à la plage et tricot.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Après-midi à la plage et tricot.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Gilet jaune.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Petit pêcheur.
Emma Riviera | Des Idées fausses | 2018-2020 | Sur la plage, l’été vite.

Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet

Sports et loisirs

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2012
  • Commune•s : Châteauneuf-les-Martigues, Marseille, Martigues, Montagne Sainte-Victoire, Parc Naturel Régional des Alpilles
  • Commanditaire•s : ENSA-Marseille
  • © Castres / Daher / Mallet

Atlas Métropolitain

Biographie à venir.

Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012
Atlas Métropolitain — Castres / Daher / Mallet | Sports et loisirs | 2012

Lewis Baltz

Fos-sur-Mer, secteur 80

à propos

À propos de la série

« Fos-sur-Mer, secteur 80 » était une commande du gouvernement français impliquant plusieurs artistes photographes.

Le sujet était un vieux port remontant à l’époque romaine, dont la ville était devenue au début du 20ième siècle une zone franche industrielle. A la fin des années 1970, l’industrie a commencé à se délocaliser hors d’Europe de l’Ouest, ce qui a amené le port à traverser une période difficile. L’objet de cette commande du gouvernement français était un effort visant à donner un souffle nouveau à la communauté avec une perspective fraiche et moderne centrée sur la réutilisation du terrain.

  • Année•s : 1985
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Mission photographique de la DATAR
  • © Lewis Baltz / Mission photographique de la DATAR. Courtesy : Gallery Luisotti

Lewis Baltz

L’œuvre révolutionnaire de Lewis Baltz a été reconnue dès 1975 quand l’artiste a participé à « New Topographics », nouvelles topographies, une exposition phare qui fut un élément essentiel dans la création d’un changement de paradigme dans l’histoire de la photographie. Décrit comme un« critical enlightener » ou comme une personne qui apporte un éclairage capital, Baltz se démarque au début de sa carrière pour avoir élaboré des séries d’exquis clichés en noir et blanc qui incitent à la réflexion à cause de leur esthétique minimaliste combinée à une fervente approche conceptuelle. De 1967 à 1989, il a produit 11 séries de travaux comprenant « The Tract houses », les maisons du lotissement (1971), et « les Nouveaux parcs industriels », près d’Irvine en Californie (1974), qui sont des œuvres de précurseur destinées à attirer l’attention sur les marges négligées de notre société de consommation.

 

Dans « Sites de la technologie » (1989-91) Baltz montre les mondes dystopiques où a lieu la recherche technique dans des sociétés comme Toshiba ou Mitsubishi, en évoquant sur la pellicule le pouvoir invisible que les machines détiennent sur l’homme. Bien que son travail soit souvent aligné sur le cinéma, cela apparait de la manière la plus évidente dans les installations couleur à grande échelle avec bande sonore – La ronde de nuit (1992), Corps Dociles (1995), et La Politique des Bactéries(1995) – où il expose les environnements fabriqués des cybermondes et leur impact sur l’écologie et la société.

 

L’œuvre de Baltz a été exposée dans plus de 50 expositions individuelles dans des endroits comme la Leo Castelli Gallery, la Corcoran Gallery of Art, le Victoria and Albert Museum, le San Francisco Museum of Modern Art, PS1, New York, LACMA, le Tokyo Institute of Polytechnics, et l’Albertina. Ses oeuvres se trouvent dans les collections du MOMA de New York, du Whitney Museum of American Art de New York, du Tate Modern de Londres et du Museum of Contemporary Art de Los Angeles, parmi beaucoup d’autres.

Baltz était boursier de la Fondation Nationale pour les Arts en 1973 et 1976. Il a reçu une bourse Guggenheim en 1977 et une bourse bicentenaire UK/USA en 1980.

Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985
Lewis Baltz | Fos-sur-Mer, secteur 80 | 1985

Éric Bourret

No Limit

à propos

À propos de la série

Cette série n'a pas encore de descriptif.

  • Année•s : 2017-2020
  • Commune•s : Méditerranée
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Éric Bourret

Éric Bourret

Né en 1964 à Paris, Éric Bourret vit et travaille dans le Sud de la France et en Himalaya. Son oeuvre d’« artiste marcheur », s’inscrit dans la lignée des Land Artists anglais et des photographes-arpenteurs de paysages. Depuis le début des années 1990, Il parcourt le monde à pied, traversant tout horizon à toute altitude, effectuant des prises de vues photographiques qu’il nomme « expérience de la marche, expérience du visible ». Dans ces images, Éric Bourret exprime les transformations sensorielles et physiques profondes que provoque la marche. L’expérience du trajet parcouru exacerbe la perception et la réceptivité au paysage. Au cours de ses marches, de quelques jours à plusieurs mois, selon un protocole conceptuel précis qui détermine le nombre et les espacements des prises de vue, l’artiste superpose différentes vues du même paysage sur un seul négatif. Ces séquences intensifient et accélèrent l’imperceptible mouvement des strates géologiques et fige l’éphémère temporalité de l’homme. L’accident, l’imprévu sont assumés dans ce concept de saisies photographiques aléatoires. Elles témoignent d’une expérience subjective, ainsi qu’il le confie lui-même : « Je suis constitué des paysages que je traverse et qui me traversent. Pour moi, l’image photographique est un réceptacle de formes, d’énergie et de sens. » Cet éphéméride photographique désintègre la structure de l’image initiale et crée une autre réalité mouvante, sensible. L’image, née de ce « feuilleté temporel », est vibrante, oscillante, presque animée. Des séries plus factuelles insèrent date, lieu, durée, distance parcourue et transmettent ainsi le rythme et l’espace de ce carnet de marche. Depuis 1990, son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et acquisitions dans les musées et Centres d’art, en Europe, aux États-Unis et en Afrique, notamment the Finnish Museum of Photography à Helsinki ; the Museum of Contemporary Art of Tamaulipas au Mexique ; le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice ; le Musée Picasso à Antibes ; la Maison Européenne de la Photographie de Paris.En 2015-19, il a participé à plusieurs expositions : la 56e Biennale de Venise ; Joburg Contemporary African Art ; AKAA à Paris ; Start à la Saatchi Gallery de Londres ; Shenzhen Art Museum, Chine ; l’Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux ; Sapar Contemporary, New-York ; Xie Zilong Art Museum, Chine.

Site internet

Éric Bourret | No Limit | 2017-2020 | Mediterranee 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020
Éric Bourret | No Limit | 2017-2020

David Giancatarina

Agglopole Provence

à propos

À propos de la série

À l’aube du XXI siècle, ni à Aix ni à Arles, ni à Marseille ni à Avignon, entre la Durance et la mer de Berre, 515 km2, 17 communes et 127 000 habitants se découvrent dans une gouvernance nouvelle, partagée et balbutiante : la Communauté de Commune Agglopôle Provence.

Entre juin et septembre 2003, le photographe David Giancatarina partit en mission à la demande du conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE13), en quête d’une identité paysagère, d’un patrimoine commun, aussi fugace que prégnant, une résilience du territoire.

De cette pérégrination automobile, avec son 6×6 Hasselblad, ses objectifs de 60, 80 et 100 mm, le photographe impressionna quelques 5000 vues sur films négatifs couleurs Kodak Portra.

10 ans plus tard, alors que la photographie numérique, Internet, les réseaux nous inondent tous d’un flots continu et homogène d’images géo-référencées, datées, taguées, « likées », dupliquées à l’infini, le CAUE13 a jugé nécessaire de faire exister ce travail non pas en le figeant dans une taxinomie mais en renforçant sa démarche impressionniste.
L’aventure iconique est alors complétée par le déplacement littéral du poète Arno Calleja.

Son texte, sans majuscule ni ponctuation, en 127 chapitres indépendants des 127 clichés finalement retenus participe à la constitution d’un point de vue, plus intuitif que scientifique, plus porteur de sens que d’exhaustivité. Un Flux pour porter et transporter dialogues et débats.Aujourd’hui, ce travail espère toujours trouver l’opportunité d’être publié. En attendant, il participe à cet « état des lieux du paysage dans la photographie » et témoigne ainsi de l’attachement du CAUE13 à l’apport des auteurs pour la compréhension de nos paysages.

Nicolas de Barbarin, CAUE 13.

  • Année•s : 2003
  • Commune•s : Alleins, Aurons, Berre-L'Étang, Charleval, Eyguières, La Barben, La Fare-les-Oliviers, Lamanon, Lançon-Provence, Mallemort, Pélissanne, Rognac, Saint-Chamas, Salon-de-Provence, Sénas, Velaux, Vernègues
  • Commanditaire•s : CAUE 13
  • © David Giancatarina / SAIF

David Giancatarina

Né le 16 décembre 1971 en Avignon, je suis venu m’installer à Marseille pour mes études aux Beaux-Arts de Marseille, j’ai complété ma formation par une année à l’école polytechnique d’art de Bristol en Angleterre. Mon DNSEP en poche, j’ai poursuivi ma pratique photographique conceptuelle. En parallèle, j’ai porté mon regard sur la ville avec mon projet Paysages Urbains : une étude photographique sur le territoire des villes à travers le monde. Ces images proposaient une relecture de l’évolution contemporaine de nos cités et espaces publics. La ville, véritable réservoir de couleurs, où viennent se juxtaposer masses de béton, aplats de bitume, parois minérales et éléments végétaux, était appréhendée comme une scène en mutation. Il s’agissait de saisir le visage aléatoire de la ville, résultat d’innombrables années d’évolutions et de cohabitations. Ce travail a été montré dans diverses expositions en France et en Inde. Paradoxe de cette époque, alors que mon travail personnel se portait sur tous ces petits détails qui font la ville et qui échappent aux architectes; ces derniers sont venus vers moi pour me demander de photographier leurs créations. C’est également à cette époque où Monsieur Champsaur, alors directeur du CAUE 13 m’a proposé une mission autour du territoire de l’Agglopole Provence. Cette série est présentée sur ce site.

Dans la lignée de mes intérêts portés sur la frontière art/document… le service du patrimoine du conseil général de la Drôme me passa une commande sur les dix premiers sites classés par Mérimée pour une exposition au château de Suze la rousse. J’ai porté ensuite le même type de regard sur l’abbaye de Fonfroide dans le cadre de l’édition d’n livre collectif . Lors d’un séjour au Vietnam, j’ai réalisé le Portrait d’un pays communiste à l’heure de la globalisation. C’est en fait une suite d’images de paysage où se mêlent tradition, histoire récente et consumérisme de masse… influences mêlées le long des rizières du Nord. De mon rapport à l’espace, au document, au tableaux photographique sont nées des séries autour de grands chantiers chargés de sens. La renaissance du Château Borely et sa mutation en musée; et plus récemment une mission photographique autour de la création de la nouvelle médiathèque de Pertuis, construite en partie sur le site d’une ancienne église.

C ’est en 2014 que les éditions du Noyer m’ont convié à réaliser le volet Marseillais de leur collection de livres autour des villes : Marseille Vertical. En a découlé par la suite l’exposition Marseille Vertical, Published & Unpublished, mêlant des images du livre ainsi que des choix plus personnels. Aujourd’hui, photographe professionnel travaillant essentiellement dans les domaines de la photographie d’architecture et des musées d’une part, et artiste développant un travail plastique et conceptuel d’autre part, je n’ai de cesse de revenir à la photographie documentaire autour de la ville, le paysage et la ruralité.

Site internet

David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003
David Giancatarina | Agglopole Provence | 2003

André Mérian

Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille »

à propos

À propos de la série

« En 1996, le spectaculaire chantier du centre commercial Grand Littoral, accroché aux collines et aux carrières d’argile du 15ème arrondissement, a largement interpellé les Marseillais, entraînant une réaction diversifiée des artistes préoccupés de représentation du territoire. Le Fonds communal d’art contemporain de la Ville de Marseille a invité quelques créateurs, ayant à coeur dans leurs recherches la mémoire des lieux, et la mutation urbaine et sociale que les travaux engendrent , à poser un regard autre que celui d’un simple suivi de chantier. Pour ma part, mes photographies montrent la mutation du paysage, à travers le spectacle qu’offre le chantier. Bien que la représentation photographique du chantier tend à figer des formes éphémères et anecdotiques, il s’agit d’en saisir autre chose. Elle a ici l’intérêt particulier de saisir une réalité qui doit disparaître. » André Mérian

  • Année•s : 1996
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Ville de Marseille
  • © André Mérian

André Mérian

« André Mérian est un artiste photographe Français, dans ses photographies documentaires ou fabriquées, la banalité, le dérisoire, le commun, voir l’invisible, nous interrogent sur la question de la représentation.Il expose régulièrement en France et à l’étranger, ses travaux font parties de collections publiques et privées, et font l’objet de différentes monographies. Il est représenté par Les Douches La Galerie à Paris. En 2009, il est nominé au prix Découverte aux Rencontres Internationales de la Photographie en Arles. Depuis un certain temps,il se consacre aux paysages périurbains en France et à l’étranger. L’œuvre photographique d’André Mérian montre un intérêt pour ce qui construit chaque jour notre paysage. Qu’il saisisse des zones périphériques, des centres commerciaux, des architectures de l’organisation humaine, des espaces habités, des chantiers ou des écrans lumineux disposés dans l’environnement public, ses photographies tentent de figer ce qui se dresse autour de chacun, comme le décor moyen, banal, du quotidien. Passée la frontière des villes, l’architecture prend une dimension nouvelle, où le factice, le provisoire et le démontable prennent le dessus. Le résultat est déroutant, et nous interroge sur ces espaces qui s’universalisent, sur le sort réservé à l’homme dans cette esthétique du chaos, ses travaux nous questionnent sur la limite de l’objectivité et de la subjectivité. » Guillaume Mansart, Documents d’artistes PACA

Site internet

André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996
André Mérian | Mutation du paysage de Saint André « Le Grand Littoral Marseille » | 1996

Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth

Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013

à propos

À propos de la série

L’Observatoire Photographique du Paysage (OPP) depuis le GR2013 est un observatoire photographique du paysage créé à l’initiative de Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth.Projet artistique de représentation de la Métropole Aix-Marseille Provence en construction, il documente ses usages, les frottements ville-nature et la grande richesse de ses paysages.Les 100 photographies sont réalisées en 2012 le long des 365 km du GR2013 encore non balisé et intègrent son tracé par un trait blanc parcourant l’image. Chaque année jusqu’en 2022, les artistes re-photographient 30 images et en confient 70 à des adoptants. Ce projet interroge le protocole institutionnel de la démarche des OPP et revisite les principes de sa méthodologie en inversant les rôles du commanditaire et du commandité, en considérant les images comme propositions d’analyse des enjeux territoriaux et paysagers de la métropole, et en intégrant un volet participatif dès la création du projet en invitant les usagers de la métropole à travailler avec les artistes.

  • Année•s : 2013
  • Commune•s : Aix-en-Provence, Marseille, Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Commanditaire•s : CNAP, MP2013
  • © Geoffroy Mathieu & Bertrand Stofleth

Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth

Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth, en parallèle de leur parcours artistique indépendant, travaillent ensemble à des projets de représentation des territoires sous la forme d’observatoire photographique du paysage (OPP). Depuis 2005, ils ont participé à la création de l’OPP du PNR des monts d’Ardèche (2005-2020) de l’OPP de la Communauté de commune de la Vallée de l’Hérault (2010-2013) et du PNR du Verdon (2018-2020). En 2012, de leur propre initiative et grâce au soutien d’une commande publique de photographie du CNAP et de Marseille Provence 13 Capitale Européenne de la culture, ils mettent en place le projet « Paysages usagés, Observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 », projet artistique et collaboratif de représentation des paysages de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le projet a participé à la mission FTL (France territoire Liquide) et reçu le soutien du FRAC par le biais d’une acquisition en 2017.

Site internet

Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013
Geoffroy Mathieu, Bertrand Stofleth | Paysages usagés, observatoire photographique du paysage depuis le GR2013 | 2013

Sébastien Arrighi

Wasteland

à propos

À propos de la série

« Le projet Wasteland est une exploration du bassin de rétention du barrage de Bimont, près d’Aix-en-Provence, durant sa phase de restauration en 2018. Privé de sa principale source d’alimentation, la galerie artificielle de la Campane, le bassin s’est retrouvé asséché, laissant apparaître un désert fragile et isolé, curieusement semblable à d’autres espaces, à d’autres contrées. Cependant le retrait de ces eaux, nous révèle la Cause (rivière naturelle du site). Elle ruissèle depuis la face nord de la Sainte-Victoire et semble reprendre ses droits, en parcourant à nouveau ce paysage découvert et les restes qui le compose. Débris et autres reliques d’ordinaire invisibles, tels les témoins d’un autre temps. Que les eaux acheminées depuis les Gorges du Verdon, allaient sous peu dissimuler et recouvrir d’une resplendissante étendue turquoise.

Spectateur privilégié de ces différentes scènes, la proximité de mon lieu de résidence avec le site, ainsi que le soutien de la DRAC PACA m’ont permis d’entreprendre ces nombreuses reconnaissances, promenades et découvertes. À l’aide de ma chambre photographique de grand format. Matériel lourd m’obligeant à limiter mes déplacements au profit de vastes expectatives, révélatrices d’apparences inespérées. »

Sébastien Arrighi

  • Année•s : 2017-2019
  • Commune•s : Saint-Marc-Jaumegarde
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Sébastien Arrighi

Sébastien Arrighi

Sébastien Arrighi (né en 1992 à Ajaccio, Corse-du-Sud), est un artiste diplômé avec les félicitations du jury de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Ses travaux photographiques et vidéo sont régulièrement exposés et saluées par des prix français et internationaux. La Collectivité de Corse, la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que le CNAP apportent leur soutien à ses nombreuses recherches par le biais d’aides à la création, à la publication et à l’exposition. Il est également représenté par la galerie Sintitulo à Mougins depuis 2018.

Qu’il s’agisse de paysages du quotidien ou d’énigmatiques scènes, les images de Sébastien Arrighi appréhendent le réel différemment. Ainsi, la corporalité étrange qui est propre à la brume ou aux stries du dehors, fait la teneur profonde et intime de ses images. D’une tension et d’un désir en résulte des objets, des morceaux de paysages, que la pensée puisse exprimer. Ce sont des relations anonymes et opaques qui arrivent sans mot, sans nom, des relations recouvertes et masquées. Tel des univers parallèles qui communiquent et finissent par s’entrecroiser, suite à des glissements géologiques qui auraient finalement bouleversé l’ordre ou la mémoire des temps.

Site internet

Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #1
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #2
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #3
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #4
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #5
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #6
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #7
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #8
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #9
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #10
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #11
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #12
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #13
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #14
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #15
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #16
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #17
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #18
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #19
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #20
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #21
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #22
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #23
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #24
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #25
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #26
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #27
Sébastien Arrighi | Wasteland | 2017-2019 | #28

Jacques Filiu

Marseille précisement

à propos

À propos de la série

« Vers les années 2008-2009, j’ai pris conscience tout d’abord de la possibilité de témoigner, avec un point de vue (harmonie des images, composition, colorimétrie), de la manière le plus neutre possible de la vie quotidienne, banale, de la ville et de ses habitants. Sachant que ce témoignage ne pourra qu’être partiel et subjectif car lié aux contraintes matérielles. J’ai également vu la possibilité d’ouvrir mes images à l’imaginaire des regardeurs, en recherchant des personnages en relation avec les décors les entourant (attitude des silhouettes, ambiance des décors). Au cours des années, j’essaye d’élargir le champ de mes promenades à l’ensemble de la ville, de trouver un point d’équilibre entre la photo de reportage et la photo plus poétique. Je voudrais arriver à faire sentir les différences d’ambiance entre grands quartiers de la ville. »

Jacques Filiu

  • Année•s : 2008-2020
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Jacques Filiu

Jacques Filiu

Né à Alger en 1947, Jacques Filiu réside à Marseille depuis 1961. Il mène sa vie professionnelle dans les métiers de l’assurance, tandis qu’il pratique la photographie en amateur. En 1999, il adhère à l’association Phocal. Suite à trois stages photo à Arles entre 2003 et 2005, avec Jérôme Brezillon, Lise Sarfati et Jean-Christophe Béchet, il rencontre Bernard Plossu en 2008. Après l’arrêt de son activité professionnelle en 2009, il profite de son temps libre pour parcourir Marseille et créer un témoignage sur sa vie de tous les jours. En 2013, il a été commissaire de l’exposition collective « Marseille en scènes, 29 regards, 29 histoires » (coproduction avec l’association Phocal et Marseille Provence 2013). Actuellement, il poursuit l’exploration de cette ville.

Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020
Jacques Filiu | Marseille précisement | 2008-2020

Iris Winckler

Sud II

à propos

À propos de la série

« Je me suis installée à Marseille en 2017. J’ai depuis continué à photographier la ville, et mon regard sur celle-ci a évolué en même temps que ma familiarité avec les lieux. Si je photographie à peu près toujours les mêmes choses, la lumière, elle, n’est plus la même. J’ai photographié essentiellement à la tombée du jour, quand le doré du soir semble enluminer la ville et la couvrir d’un voile de crasse noire en même temps. » Iris Winckler

  • Année•s : 2017-2020
  • Commune•s : Fos-sur-Mer, Frioul, L'Estaque, Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Iris Winckler

Iris Winckler

« Née en 1990, je vis et travaille entre Marseille et Paris. Je suis diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en graphisme, ainsi que de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles. Depuis 2017, je partage mon activité entre ma pratique personnelle, la photographie d’architecture et autres commandes. En parallèle, j’ai travaillé en tant que guide pour les Rencontres d’Arles ou encore l’exposition « Picasso, voyages imaginaire » (Vieille Charité/Mucem), et comme commissaire de trois expositions de photographie à Avignon, Arles puis Marseille pour le compte de la Région PACA. » Iris Winckler

Site internet

Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020
Iris Winckler | Sud II | 2017-2020

Arnaud Teicher

Wildfire

à propos

À propos de la série

Le 28 août 1989 la montagne Sainte-Victoire, chère à Paul Cézanne, s’embrasait. Le feu qui dura 3 jours et 3 nuits dévasta plus de 5 000 hectares et est devenu un des plus gros désastres écologiques dans le sud de la France depuis le siècle dernier. Dès le lendemain, suite aux premières diffusions d’images montrant un massif calciné et méconnaissable, une véritable prise de conscience des pouvoirs publics et des collectivités va être à l’origine de la mise en place d’une profonde organisation pour prévenir, entretenir, équiper et aménager les massifs forestiers du département.

Avec 148820 hectares de forêt, 29 % du département des Bouches-du-Rhône est couvert par des espaces forestiers. À la forêt sʼajoute une forte présence de landes ligneuses occupant 15 % du département. Plus de 40 % de ce territoire est donc fortement exposé aux risques dʼincendie. Par ailleurs, lʼannée 2016, avec 355 départs de feu et 4 974 hectares brûlés, dresse le bilan le plus élevé de cette dernière décennie. Le feu est un élément naturel et fondamental dans le fonctionnement de nombreux écosystèmes forestiers ; pourtant, cet événement reste imprévisible et difficilement contrôlable. Il faut souvent plusieurs jours pour parvenir à maîtriser sa progression. Des recherches de l’Inra montrent que chaque espèce a développé sa propre stratégie pour résister aux flammes et renaître de ses cendres.

Alors que je découvrais avec stupeur et curiosité ces territoires incendiés, l’idée d’un projet photographique s’imposa. L’émerveillement initial me questionnait. Je suis retourné souvent sur ces lieux pour observer et essayer de comprendre pourquoi je restais sous le charme malgré la désolation qui régnait partout. Après chaque incendie, la nature nous offre des paysages violents qui nous bousculent. Cependant, comme un signe d’espoir, la végétation reprend progressivement son chemin malgré la puissance du souffle et la chaleur étouffante. La forêt résiste, lutte et finit par évoluer et survivre. Cette fascination pour les territoires incendiés trouverait-elle sa source dans le fait qu’ils représentent un exemple de persévérance et de courage ? La capacité d’adaptation de la nature face à ces événements ne devrait-elle pas nous inciter à comprendre et à appréhender notre environnement avec davantage de bienveillance ?

  • Année•s : 2017-2020
  • Commune•s : Aix-en-Provence, Aubagne, Carry-le-Rouet, Eguilles, Marseille, Martigues, Montagne Sainte-Victoire, Rognac, Roquefavour, Saint-Cannat, Velaux, Ventabren, Vitrolles
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Arnaud Teicher

Arnaud Teicher

Né en 1985, Arnaud Teicher est un jeune photographe français installé dans le sud de la France. Après un cursus scientifique et des études de design à Paris, il s’est progressivement rapproché d’un environnement plus familier afin d’accorder du temps à une pratique photographique. Fasciné par les éléments liés à la terre et au paysage, Arnaud explore ce territoire à la recherche de traces, qu’elles soient dessinées par le temps, façonnées par le climat ou laissées par l’homme.

Site internet

Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Carry-le-Rouet | Incendie du 15/07/2016, 400 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence | Incendie du 01/08/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Vitrolles I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Velaux I Incendie du 28/07/2015, 27 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence I Incendie du 01/08/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Roquefavour I Incendie du 14/06/2016, 123 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Rognac I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Carry-le-Rouet I Incendie du 15/07/2016, 400 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Velaux I Incendie du 28/07/2015, 27 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Carry-le-Rouet I Incendie du 15/07/2016, 400 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Ventabren I Incendie du 14/06/2016, 123 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Vitrolles I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence I Incendie du 15/07/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Ventabren I Incendie du 14/06/2016, 123 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Vitrolles I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Marseille I Incendie du 05/09/2016, 303 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence I Incendie du 15/07/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Saint-Cannat I Incendie du 15/07/2017, 795 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Rognac I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Eguilles I Incendie du 15/07/2017, 795 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence I Incendie du 15/07/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aubagne I Incendie du 19/08/2017, 229 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Marseille I Incendie du 05/09/2016, 303 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Martigues I Incendie du 26/07/2017, 158 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Vitrolles I Incendie du 10/08/2016, 2663 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Eguilles I Incendie du 15/07/2017, 795 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Aix-en-Provence I Incendie du 15/07/2016, 42 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Saint-Cannat I Incendie du 15/07/2017, 795 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Eguilles I Incendie du 15/07/2017, 795 ha
Arnaud Teicher | Wildfire | 2017-2020 | Saint-Cannat I Incendie du 15/07/2017, 795 ha

André Mérian

La Crau

à propos

À propos de la série

« L’enjeu de cette commande, était la représentation de ce territoire complètement hostile. Hostile dans le sens où ce territoire est complètement sec, recouvert de cailloux, une végétation pratiquement inexistante, seul l’espace était omniprésent, c’est cela qui m’a motivé, c’était pratiquement « inphotographiable », après repérages, j’ai arpenté cette « planitude » caillouteuse avec une échelle pour réaliser certaines prises de vue en hauteur, et les autres sont pratiquement faites à raz du sol. J’ai photographié que des choses banales, communes, antennes téléphoniques, traces, objets pris à même le sol, résidus de pied de vigne, structures métalliques, abandonnés par l’homme, qui nous renvoient à la détérioration de cet espace dit naturel. » André Mérian

  • Année•s : 1997
  • Commune•s : Plaine de la Crau
  • Commanditaire•s : Fonds communal d'art contemporain de Marseille
  • © André Mérian

André Mérian

« André Mérian est un artiste photographe Français, dans ses photographies documentaires ou fabriquées, la banalité, le dérisoire, le commun, voir l’invisible, nous interrogent sur la question de la représentation.Il expose régulièrement en France et à l’étranger, ses travaux font parties de collections publiques et privées, et font l’objet de différentes monographies. Il est représenté par Les Douches La Galerie à Paris. En 2009, il est nominé au prix Découverte aux Rencontres Internationales de la Photographie en Arles. Depuis un certain temps,il se consacre aux paysages périurbains en France et à l’étranger. L’œuvre photographique d’André Mérian montre un intérêt pour ce qui construit chaque jour notre paysage. Qu’il saisisse des zones périphériques, des centres commerciaux, des architectures de l’organisation humaine, des espaces habités, des chantiers ou des écrans lumineux disposés dans l’environnement public, ses photographies tentent de figer ce qui se dresse autour de chacun, comme le décor moyen, banal, du quotidien. Passée la frontière des villes, l’architecture prend une dimension nouvelle, où le factice, le provisoire et le démontable prennent le dessus. Le résultat est déroutant, et nous interroge sur ces espaces qui s’universalisent, sur le sort réservé à l’homme dans cette esthétique du chaos, ses travaux nous questionnent sur la limite de l’objectivité et de la subjectivité. » Guillaume Mansart, Documents d’artistes PACA

Site internet

André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997
André Mérian | La Crau | 1997

Philippe Piron

Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor

à propos

À propos de la série

Il s’agit d’une série de photographies réalisées lors d’une marche exploratoire guidée par Denis Moreau. Le but de cette marche était de relier l’ancienne pompe à feu du Tonkin à l’aciérie Arcelor.

  • Année•s : 2010
  • Commune•s : Fos-sur-Mer
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Philippe Piron

Philippe Piron

Philippe Piron a d’abord travaillé sur des projets d’analyse et de gestion des paysages ruraux au sein de différents organismes (CAUE, Conseil général…). Cette première approche technique du paysage sera complétée par une formation en photographie dirigée par Serge Gal à l’école Image Ouverte (Gard).
Après s’être établi à Marseille, il réalise des commandes pour des architectes et des institutions (CAUE13, DRAC PACA, Euroméditerranée…). Il développe également des projets personnels et participe notamment à de nombreuses marches collectives qu’il documente photographiquement en réalisant des carnets. En 2013, au côté d’artistes marcheurs, il participe à la création du GR2013, sentier de grande randonnée périurbain. Il s’installe à Nantes en 2012. Il est né en 1974 dans le Maine et Loire.

Site internet

Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer
Philippe Piron | Fos-sur-Mer : du Tonkin à Arcelor | 2010 | Ballade organisé par Denis Moreau du Tonkin à Arcelor. Fos-sur-mer

Anne Loubet

Marseille les collines

à propos

À propos de la série

« Marseille est un ensemble de noyaux villageois reliés et contraints par le relief particulier de ce vaste territoire. Une ville de mer et de collines. Je suis particulièrement émue par les ouvrages d’art comme les ponts ou les aqueducs à la Eiffel qui jalonnent la France rurale. À Marseille ce n’est pas la prouesse ou la technique des ouvrages qui a retenu mon attention, mais  cette ténacité  de l’être humain à bâtir son habitat dans la nature si revêche soit elle. En sillonnant la ville à la recherche des résurgences de la roche, des pans de colline brute, je cale mes trajectoires à la  topographie, aux collines qui font la particularité de Marseille. Cette approche documentaire du paysage urbain permet de souligner les différences d’habitat, les poches de respiration octroyée aux espaces naturels, la densité du bâti, selon les quartiers traversés. Cette déambulation s’opère sous des lumières tamisées et des heures choisies, cadrages à hauteur d’œil pour incarner ce parcours pédestre et inviter à une lecture sensible de la ville. » Anne Loubet

  • Année•s : 2006-2020
  • Commune•s : Marseille
  • Commanditaire•s : Travail personnel
  • © Anne Loubet / SAIF

Anne Loubet

Le Nord a été le terreau de l’imaginaire d’enfance d’Anne Loubet. Elle aborde la vie avec légèreté, observe ses contemporains sans drame ni tragédie, et accorde une certaine sacralité aux gestes et aux personnes ordinaires, portée par un idéal communautaire.

Après des études de lettres et de cinéma documentaire à l’Université de Lille, Anne Loubet s’est tournée vers la photographie à l’école d’Arles. Elle puise son inspiration aussi bien dans l’audace performative de Sophie Calle que dans la frontalité de Diane Arbus, la vitalité des peintures de Goya ou de Bruegel, ainsi que les portraits grinçants de Velasquez.

Site internet

Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | MASSIF DE MARSEILLEVEYRE ET VILLAGE DE CALLELONGUE EN CONTREBAS, VUE DEPUIS LE MASSIF DES GOUDES
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | LA ROUTE DES GOUDES, CALANQUES DES TROUS ET MASSIF DE L’AGNEAU MARSEILLE 8
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | VILLAGE DES GOUDES, MARSEILLE
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | AU PIED DE MONTROSE , LE CHEMIN DES GOUDES ARRIVE À LA MADRAGUE DE MONTREDON, AVEC L’USINE DE LA VERRERIE ET LE CANAL DE MARSEILLE, MARSEILLE 8
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | VUE SUR LE GYMNASE DE MONTROSE, SAMENA ET LE CHEMIN DES GOUDES AVEC AU LOIN LE MASSIF DE L’ILE MAÏRE, MARSEILLE 8
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | AU PARC DE LA COLLINE ST JOSEPH AU REDON AVEC VUE SUR LES IMMEUBLES DE LA PANOUSE, MARSEILLE 9
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | VUE SUR LA COLLINE DE MONTROSE DEPUIS LE MASSIF DE MONTREDON, MARSEILLE 8
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | AU 80 TRAVERSE NICOLAS UNE RENOVATION DE  BASTIDE AVEC VUE SUR LA RESIDENCE LES ALPILLES, QUARTIER DU ROUCAS BLANC, MARSEILLE 7
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | BASTIDES EN RESTANQUES AU FOND DE LA TRAVERSE ISMAEL QUARTIER DU ROUCAS BLANC, AVEC VUE SUR LE FRIOUL, MARSEILLE 7
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | COLLINE DE NOTRE DAME DE LA GARDE, VUE SUD DANS L’AXE DE LA PLACE DU TERRAIL, AVEC LA PAROISSE DU ROUCAS EN CONTREBAS , LA COLLINE DE LA MAISON DE RETRAITE LE SOLEIL DU ROUCAS, ET LA COLLINE DU CHEMIN DU SOUVENIR, MARSEILLE 7
Anne Loubet | Marseille les collines | 2006-2020 | DEPUIS LE BVD AMÉDÉE AUTRAN VUE SUR LES MAISONS DU VALLON DE L’ORIOL  ET LA COLLINE DE LA MAISON DE RETRAITE LE SOLEIL DU ROUCAS, MARSEILLE 7